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Full text of "Expédition dans les parties centrales de l'Amérique du Sud : de Rio de Janeiro à Lima, et de Lima au Para"

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EXPÉDITION 



DANS LES PARTIES CENTRALES 



DE 



L AMÉRIOUE DU SUD, 

DE RIO DE JANEIRO A LIMA, ET DE LIMA AU PARA ; 

EXÉCUTÉE 

PAR ORDRE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS PENDANT LES ANNÉES 1843 A 1847, 



sous LA DinEGTION DU COMTE 



FRANCIS DE CASTEL]\AU. 



Ol]VRA(lE QUI A OBTEIVU L!VE MÉDAILLE HORS LIGNE DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE 



MYRIAPODES 



ET 



SCORPIONS. 



TEXTE: 



LIVRAISON. 

PLANCHES: 



PARIS, 

CHEZ P. BERTRAND, LICUAIÏiE- EDITEUR, 

RUE DE L'ARBRE-SEC, 22. 

1855. 



p. BERTRAND, libraire-édileur, nie de l'Arbre-Sec, 22, à Paris, 



LES TRAVAUX DE L'EXPEDITION CASTELNAU 

Bei-oiiiit iKiblics en sept fiarties séparées , ai»si qu'il suit : 

fr. 

1'= Parhe: Histoire DU Voyage. 6 Volumes in-8 avec carte (fMftîîVs), à 7 fr. 50 c Zi5 

2' Partie : Vues et Scènes. 1 Atlas de 60 planches , avec texte, in-Zi (publié) , en 6 livraisons à 15 fr. . 90 
3' Partie : Antiquités des Incas et autres peuples anciens. 1 Atlas de 60 planches , avec texte, in-i 

(publié] , en 6 livraisons à 15 fr 90 

W Partie : Itinéraires et coupe géologique. 1 Atlas de 76 cartes douhle format , avec texte, in-folio 

(publié), en 1 S livraisons à 19 fr. 50 c 253 

5« Partie: Géographie. 1 Allas de 30 cartes double format, avec texte, in-folio (publié), en 6 h- 

vraisons à 35 fr 210 

6' Partie: Botanique. 2 Volumes avec 96 planches in-il (à publier de 1855 à 1858), en 16 livraisons à 

12 fr. 50 c 200 

7« Partie: Zoologie. 2 Volumes avec 125 planches in-Zi (à publier de 1855 à 1857), en 20 livrais, à 15 fr. 300 



50 



Aud'es ouvrages du contte Francis de Castelnau. 

ESSAI SUK LE SVSTIÎME SILUIUEN Dr. L'AMÉUIQIE SEPTEK- 
TBIOIMALE , 1 volume avec 27 planches, grand Jésus, iii-4. 25 fr. 

VUES ET SOrVEMllS Di; L'AMÉIUQIJE DU KOUD, 1 volume avec 
35 planch. grand raisin, iii-4. 30 fr. 



KENSEIGIVEMEIVTS SUR L'AFRIQUE CENTRALE ET SUR UNE NATION 
DUOItlMES \ QUEUE, qui s'y trouverait, d'après le rapport des nègres 
du Soudan, esclaves à Bahia. ln-8 avec 1 carte et 3 planches. 3 fr. 50 c. 



IVoiiveautés. 



ESQUISSES SÉNÉG^LA1SES. Physionomie du pays. Peuplades. Com- 
merce. Religions. Passé et Avenir. Récils et Légendes, par l'Abbé P.-D. 
BoiLAT, missionnaire apostolique, membre de plusieurs Sociétés savan- 
tes. 1 volume grand raisin iu-S" avec Carte géographique, accompagné 
d'un Allas grand jé.sus iu-8, précédé de noiices, el composé de 24 Plan- 
ches coloriées représentant, d'après nature, les types, costumes, elc, 
des différents peuples. 40 fr. 

On peut auoicsepaî-e'menJ ; Le volume avec la carie. . . 10 fr. 

L'atlas 30 

La carte seule. ..... 3 

NOTICE SUR LES SYSTÈMES DE MONTAGNES, par L. ÉliE DE BeAU- 
MONT, de l'Académie des sciences, membre du Sénat, inspecteur général 
des mines, etc. 3 vol. in-18 avec 5 cartes. — ( Le l" vol. est extrait du 
tome XII du Vict. d'hist. nat. dirigé par M. Ch. d'Orbigny. ) 15 fr. 

VOYAGE DANS LE NORD DE LA BOLIVIE ET DANS LES PARTIES 
VOISINES DU PÉROU, OU VISITE AU DiSTlUCT AUlllFÈIlE DE 
TirUAM, par H -A. Weddhxl, docteur en médecine, chevalier de la 
Légion d'honneur, membre de la Sociéié philomalique , aide de bola- 
nique et ancien voyageur naUiralisie dn Muséum d'hisioire naturelle de 
Paris, membre de la Commission scientifique de l'Amérique du Sud {Ex- 



VOYAGE EN TURQUIE ET EN PERSE exécuté par ordre du gouverne- 
ment français pendant les années 1846, 1847 et ■1848, par Xavier 
HoMMAiRE DE Hell , chcvalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de 
Saint-Wladimir de Russie, membre correspondant des Académies de 
Turin et de Florence, et d'un grand nombre de Sociétés savantes. Ou- 
vrage accompagné de Cartes, d'Inscriptions, etc., et d'un Atlas de 100 
planches par Jules Laurens. 

Celte publication, commencée en 1853, sera terminée en 1857; elle 
formera 2 parties séparées et subdivisées comme ci-après : 

Partie historique. 3 volumes, grand raisin, in-8°, à 5 fr. Les 2 pre- 
miers publiés. 
1 Atlas de 100 planches, 1/2 colombier in-folio, 
en 25 livraisons à 13 fr. Les 1 1 premières soni 
en vente. 
Partie scientifique. 1 volume, grand raisin, in-S". 10 fr. 

1 Atlas de 3 cartes, 1/2 colombier in-folio, à 5 fr. 
1 carte géographique el statistique, gr. 
colombier, in-folio, 10 fr. 

TUnQuiE, EGYPTE, par A. Regnault» 

membre de plusieurs Académies, etc. 

7 fr. 50 c. 



VOYAGE EN ORIENT, GRÈCE, 
bibliolhécaire du Conseil d'Ëlai. 
1 vol. in-8. 



pédition Castelnau), etc. 1 vol. in-8" avec 1 Carte et 4 Figures. 10 fr, 

Souseriptioiis terminées 

MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE FRANCE, 2' série. 



HISTOIRE NATUlilCLlE DES POISSONS, parle baron G. Cuvier, pair 
de France, grand officier de la Légion d'honneur, conseiller d'Étal el au 
Conseil royal de l'iustruclion publique, l'un des quarante de l'Aca- 
démie française, secrétaire perpétuel de celle des sciences, elc, et 
M. Valenciennes, chevalier de la Légion d'honneur, professeur au Muséum 
d'histoire naturelle , membre de l'Académie des sciences, elc. 

Cei ouvrage, qui est terminé, a été publié en 22 volumes de texte et 
35 cahiers d'un ensemble de 650 planches gravées. 



Le volume ordinaire . . . in-8. 


7 fr. 


50, 


ou 165 fr. les L2 volumes. 


_ — in-4. 


8 fr. 




oM 176 fr. -^ 


— vélin in-8. 


12 fr. 




ou 264 fr. — 


Le cahier de planch. noires in-8. 


6 fr. 




ou 210 fr. les 35 cahiers. 


— — — in-4. 


10 fr. 




ou 350 fr. — 


— • — coloriées iû-8. 


16 fr. 




ou 560 fr. — 


— — — in-4, 


20 fr. 




OM700fr. — 



lOONOGRAriIIE ZOOriIYTOLOGIQUE. Descriplion par localités el ter- 
rains des polypiers fossiles de France el des pays environnants, par 
Hardouin Michelin, membre de la Société géologique de France; accom- 
pagnée de figures lithograpbiées par Ludovic Michelin. 

Cet ouvrage, terminé en 29 livraisons a 3 fr. l'une, forme 2 volumes 
grand in-4, dont 1 de 79 planches. 87 fr. 

Séparément la Descriplion du bassin parisien. 5 fr. 

LES STEPPES DE I.A MER OASl'lEMVE. Le Caucase, la Crimée el la 
Russie méridionale. Vnyage pittoresque, historique et srieiiiilique, par 
XavierHowMAUiEDE Hell, ingénieur civil des mines, membre de plusieurs 
Sociétés savantes , chevalier de la Légion d'honneur, elc. 

Ce voyage , qui a remporté en 184i le grand prix de la Société de géo- 
graphie, se compose de 3 forts volumes raisin in-8" et d'un allas in- 
folio 1/4 colombier de 31 planches, Scarles double format, el 1 carte géo- 
graphique el statistique do la Russie méridionale sur grand .ligle. 



Jl ne reste ptus que quelques exemplaires des ivol. 



27 fr. 



publiée de 1844 à 1850, en 3 volumes grand raisin, in-4, avec cartes, 
coupes el planches, 90 fr: 

Chaque volume est divisé en 2 parties; chaque partie se vend séparé- 
ment 15 fr. 

PXP.IS HISTORIQUE. Promenade dans les rues de Paris, par Charles 
Nodier , de l'Académie française, suivi d'études historiques sur les ré- 
volutions de Paris, par P. Christian. 3 volumes grand in-8 ornés de 
202 vues lithographiées sur papier de Chine, d'après les dessins de 
MM. Auguste Régnier el Champin. 51 fr., ou 102 livraisons à 50 c. Ces 
3 volumes reliés, dos de veau. 60 fr. 

VOYAGE DANS L'AMÉRIQUE MÉRIDIONALE ( le Brésil, la République 
orientale de l'Uruguay, la République argentine, la Patagonie, la Répu- 
blique du Chili, la République de Bolivia, la République du Pérou), 
exécuté dans le cours des années 1826 à 1833, par M. Alcide D'OnBioNy, 
docteur es sciences naturelles, chevalier de la Légion d'honneur, etc., 
membre de plusieurs Académies el Sociétés savantes. Ouvrage dédié au 
Roi, cl terminé en 90 livraisons d'un ensemble de 620 feuilles de texte 
sur grand Jésus vélin in-4. 415 planches de même format, el 18 Cartes 
sur grand aigle, etc., réunis en 7 volumes et 2 atlas. 1,200 fr. 

Chaque partie se vend séparément comme suit: 



Carte géographique de Bolivia 20*^' 

Carte géologique de Bolivia. 30 

Cru tacés, avec 18 pi. ... 40 

Cryptogamie, avec 13 pi. . . 40 

FORAMINIFÈRES, IIVCC 9 pi. . . 25 

Géographie, avec 2 pi ctSca. 75 

Géologie, avec 2 pi. et 9 cart. 75 
Historique, avec 70 pi. . . . 331 

HoMiiE(L')AMÉRiCAiN,avecl ca. 44 



Insectes, avec 32 pi. . . . 77 f' 

Mammifères, avec 22 pi. . 37 

Moi.LiSQUES, avec 86 pi. . 230 

Oiseaux , avec 67 pi. . . . 151 

Paléontologie, avec 22 pi. 45 

Palmiers, avec 32 pi. ... 66 

Poissons, avec 16 pi. . . 26 

Reptiles, avec 9 pi. . . . 15 

Zoophvtes, avec 13 ni. . . 23 



paris. — uirnniERiE be l. martiket, ue mignon, 2. 






ANI3IAUX NOUVEAUX OU RARES 

RECUEILLIS PENDANT L'EXPÉDITION 

DANS LES PARTIES CENTRALES 

DE 

L'AMÉRIQUE DU SUD 

DE RIO DE JANEIRO A LIMA, ET DE LIMA AU PARA. 






Au Dépôt des publications de la librairie P. Bertrand, 

Cni'Z MM. TliEUTTEL ET WURTZ, A STRASBOliRG, 



Taiis, — Impriiii'TiL' de L, PilAfiTlKET, i lie Mignun , -i. 



ANIMAUX NOUVEAUX OU RARES 






IlECUEILLIS PENDANT L'EXPKDlTtON 



DANS LES PARTIES CENTRALES 



DE 



L AMÉRIQUE DU SUD, 

DK RIO DE JANEIRO A LIMA, ET DE LIMA AU PARA; 

KXÉCUTÉK 

PAR ORDRE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS PENDANT LES ANNÉES 1843 A 1847, 



sous LA DIRECTION DU COMTE 



FKA]\CIS DE CASTEL]\AIJ. 



OUVRAGE QUI A OBTENU U!VE MÉDAILLE HORS LIGNE OE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE 



MYRIAPODES ET SCORPIONS 

PAR W. PAUL GERVAIS, 

l'noFKSSEUn A LA FACILTÉ DRS SCIEKCES DE MONTPELLIER. 



PARIS, 



CHEZ P. BERTRAND, LIBRAIRli- KDITKUR. 

RUL UE L'ARBRE-SliC, 22. 

1859. 



^. 



^0y 
// 

es 7 






TABLEAU 



DES 



MYRIAPODES AMÉRICAINS. 



Les diflicultés du grand voyage entrepris sous la direction de M. de Caslelnau 
n'ont pas permis aux membres de l'expédition d'accorder une égale attention à 
tous les groupes du règne animal, et les Myriapodes se sont trouvés au nombre 
des classes qui ne leur ont fourni qu'un petit nombre d'objets rares ou encore 
inconnus des naturalistes : c'est ce qui m'a fait penser qu'il serait plus opportun de 
donner un tableau des Insectes de ce groupe jusqu'à ce jour signalés en Amérique, 
que d'en décrire spécialement quelques espèces nouvelles ou supposées telles, 
qu'il m'eût été d'ailleurs fort difficile de comparer en nature avec celles dont les 
auteurs ont parlé dans ces derniers temps; et je me suis borné à joindre aux 
détails synonymiques consignés dans ce tableau les principales indications géo- 
graphiques recueillies par la science. Je renvoie, pour l'énumération des carac- 
tères, au tome IV de \ Histoire naturelle des Aptères qui a paru en 18i7. 

Les seules espèces décrites dans ce travail sont celles autrefois dénommées 
par moi, dont je donne aujourd'hui des figures originales, faites sur les exem- 
plaires types que l'on en conserve au Muséum de Paris, et celles qui ont été 
récemment découvertes au Mexique, et publiées par M. H. de Saussure. 

Mon mémoire est donc essentiellement un travail de révision; il a surtout 
pour objet d'appeler l'attention des voyageurs sur les Myriapodes propres à 
l'Amérique, et de leur en faciliter l'étude en donnant la figure exacte de quelques- 
unes des principales espèces américaines inscrites dans mon ouvrage sur les ani- 
maux de cette classe. 



Myriapodes 



( 2 ) 

■ CLASSE DES MYRIAPODES. 

SOUS-CLi\SSE DES DIPLOPOPES DU «IILOGMATHES. 

obdre des poî.1.txénides. 
Famille des POLLYXÉNIDÉS. 

Genre POLLYXENUS, Latreille. 

Les petits Myriapodes auxquels Latreille a donné le nom de Pollyxeniis n'ont 
encore été observés qu'en Europe, dans le nord de l'Afrique (M. H. Lucas) et 
dans les États-Unis. Ils ne forment qu'un petit nombre d'espèces. Celle des 
États-Unis a été nommée : 

POLLYXENUS FASCICULATUS. 

Poil, fasc, Say, Journ. Acad. nat. Se. Philad., 1821, p. 107, — Id., OEuvr. entom., édit. 
Lequien, t. I", p. 90. ~P. Gerv., Aplvreti, t. IV, p. 6â. 

Famille des GLOMÉRIDÉS. 

Genre GLOMERIS, Latreille. 

Aucune espèce de ce genre n'a encore été rencontrée en Amérique. Ce n'est 
qu'en Europe, dans le nord de l'Afrique et dans les parties les plus occidentales 
de l'Asie, que se trouvent celles qu'on a décrites. 

Genre ZEPHRONIA,J. E. Gray. 

Les Zéphronies, que M. Brandt divise en Sphœrotherium et Sphœropœus, sont 
également étrangères à l'Amérique, et l'on n'en voit pas même en Europe, 
comme c'est le cas pour les Gloméris. Leur patrie est essentiellement l'Asie méri- 
dionale, ainsi que l'Afrique intertropicale ou australe; il y en a aussi à Madagascar. 

Genre GLOMERIDESMUS, P. Gerv. 

L'espèce qui nous a servi à établir le genre Glomeridesmus (1) appartient au 
contraire à l'Amérique, et provient des Andes de la Colombie. C'est aussi l'Amé- 
rique qui a fourni la seconde espèce de Gloméridesraes que M. H. de^aussure 
vient tout récemment de faire connaître. 



Les caractères génériques de ces Myriapodes sont : 

Corps gloméridiforme, suballongé, composé de 20 articles, sans la tête et 
l'anus, pouvant se rouler en boule; le premier segment distinct de la tête, lisse 
ainsi que les suivants, qui sont convexes en dessus et caves en dessous; pattes 
au nombre de 30 paires chez les mâles et de 31 chez les femelles, sexarticulées 
et cachées sous les anneaux; pas d'yeux; antennes en massue, de sept articles; 
chaperon trifide; une fossette auriculiforme à la base externe des antennes. 

Les deux espèces de ce genre ont été nommées : 

GLOMERIDESMUS PORCELLUS. 
Glom. porc, P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 87. 
Des Andes de la Nouvelle-Grenade. 

GLOMERIDESMUS MEXICANUS, H. de Sauss. (1). 
Du Mexique. 

Voici les caractères de celte seconde espèce, tels que les établit M. de Saussure : Antennes grêles, à articles 
allongés; chaperon échancré au milieu; corps tronqué antérieurement; premier segment deux fois plus large que 
le quatrième; segments 1 et 2 étroits, en arc de cercle, plaquant contre la face antérieure du corps; segments 
4 et S plus grands que les autres; tous les anneaux antérieurs et moyens terminés en pointe; leurs lobes termi- 
naux bordés antérieurement et parcourus par un sillon; segments 17 à 4 9, armés d'une très petite dent à 
leurs angles postérieurs ; segment préanal en carré long. 

Famille des POLYDESMÏDÉS. 

Le nombre des espèces connues de la famille des Polydesmidés est aujourd'hui 
considérable, et on les a partagées en plusieurs genres. A ceux des Oniscodesmus, 
Cyrtodesmus, Polydesmus, Strongylosoma, Craspedosoma et Plalydesmus que nous 
avions admis en 1847, M. H. de Saussure en ajoute deux autres, sous les noms de 
Strongylodesmus et StenodesmKs, dont nous rappellerons les caractères, attendu 
qu'ils reposent l'un et l'autre sur des espèces propres à l'Amérique. Le même 
entomologiste (2) a aussi décrit quelques nouvelles espèces américaines de Poly- 
dèmes différentes de celles que M. Brandt (3) et moi (4) avons fait connaître ou 
que l'on avait décrites antérieurement à nos travaux, et il a donné une nouvelle 
division de ces animaux en sous-genres. 

Les espèces américaines des Polydesmidés sont bien supérieures en nombre à 
celles que l'on connaît dans les autres parties du monde, et c'est parmi elles que 

(1) DJagnose de divers Myriapodes nouveaux [i\8^S). 

(2) Note sur la famille dos Polydesmidés, principalement au point de vue des espèces américaines f ! SoS). 

(3) Brandt, Mémoires divers imprimés dans les Bulletins de l'Académie de Saint-Pélersbomy, et Recueil de 
mém. relatifs à l'ordre des Myriapodes, un vol. in-S", \ 841 . 

(i) Ann. Soc. enlom.de France, 'I" série, t. V, et Ilist. nat. des Aptères de M. Walckenaer, '.. IV, 1817. 



( à ) 

l'on trouve les plus remarquables de toute la famille, soit par leur taille, soit par 
la variété de leurs caractères tégumentaires. 

Genre ONISCODESMUS, P. Gerv. 

Corps oniscoïde, c'est-à-dire convexe au dos avec les carènes des anneaux tom- 
bant en dehors, cachant les pattes et donnant aux côtés de l'animal une appa- 
rence serratiforme due au prolongement angulaire postérieur de chaque anneau; 
20 segments, sans la tête; 30 paires de pattes chez les mâles et 31 chez les fe- 
melles; anneau préanal petit, obtus, faiblement saillant entre les deux éminences 
postérieures également obtuses de l'anneau pénultième; corps pouvant s'enrouler 
en boule; point d'yeux. 

J'ai établi ce genre dans X Histoire naturelle des Aptères, pour une espèce que feu 
M. Goudot avait rapportée du sommet des Andes colombiennes. M. H. de Saussure 
en a depuis lors découvert une seconde au Mexique. Ce sont les deux seules que 
l'on connaisse. 

ONISCODESMUS ONISCINUS , P. Gerv. 
Onisc. onisc, P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 50, p!. hU, flg. li. 

Du sommet des Andes de la Nouvelle-Grenade. 

ONISCODESMUS MEXICANUS, H. de Sauss. (1). 
M. de Saussure établit ainsi qu'il suit la caractéristique de cette espèce : 

Corps très convexe en dessus ; lous les segments offrant une crête transversale garnie d'une ligne de tuber- 
cules aigus; la crête très sinueuse au troisième segment, nulle sur le dos, se prolongeant sur les côtés jusqu'au 
bout des carènes, simplement granulée au quatrième segment, élevée au milieu et lobulée au cinquième; les 
tubercules devenant des épines aux segments seize à dix-neuf; anneau préanal orné de quatre granules et pro- 
longé en arrière du dix-neuvième, à lame arrondie; valves anales plissées et comme chiffonnées. Long. 20 millim. 



Du Mexique. 



Genre CYRTODESMUS , P. Gerv. 



Les Polydesmidés de ce genre tiennent aussi des Gloméridés à certains égards. 
Leur corps est un peu plus concave en dessous que celui des Polydesraes ordinaires, 
et leurs pattes sont cachées par les carènes latérales, qui sont fortes, tombantes, 
coupées en ligne convexe en avant et échancrées en arrière près de leur inser- 
tion. La carène latérale du second article est grande, arrondie et aliforme; l'an- 
neau préanal est en quart de sphère, entier à son bord postérieur, qui cache comme 
chez les Gloméris les valves ou écailles anales. Il n'y a point d'yeux. 

(l) Diagnose de divers Myriapodes nouveaux. 



(5) 
On ne connaît dans ce genre que les deux espèces pour lesquelles je l'ai établi, 
et qui proviennent l'une et l'autre des Andes de laKouvelle-Grenade. 

CYRTODESMUS VEHJTINUS. 

Cyrt. relut., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 93, pi. lih, fig. 5. 
Des Andes de la Nouvelle-Grenade (J. Goudol). 

CYRTODESMUS GRANOSUS. 
Cyrt. gran., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 93. 
Des Andes de la Nouvelle-Grenade (J. Goudot). 

Genre POLYDESMUS, Latreille. 

Les Polydesmes sont des Diplopodes à anneaux au nombre de '20, sans la tète, et 
pourvus bilatéralement, sur la seconde moitié de ces anneaux, d'une carène plus 
ou moins saillante qui en élargit la surface. Le premier est apode, clypéiforme 
et sans arceau inférieur; les trois suivants n'ont qu'une seule paire de pieds cha- 
cun ; les quatorze qui suivent sont tous bipédigères et les deux derniers sont 
apodes; les pattes antérieures du septième anneau des mâles font l'office d'ap- 
pendices copulateurs. Les organes génitaux femelles forment un double orifice 
situé entre la première et la seconde paire de pieds ; le segment préanal est en 
pointe ou en palmette et ne cache qu'imparfaitement les valves anales; les stig- 
mates sontà la partie anléro-inférieure des segments, près de l'insertion des pieds. 
Les pores répugnatoires sont disposés sur les carènes des segments 5, 7, 9, 10, 
12, 13, 16, 17, 18 et 19. il n'y a point d'yeux. 

M. Brandt et moi avons proposé l'établissement de plusieurs coupes parmi les 
Polydesmes, mais sans leur donner à chacune un nom particulier. Elles en ont 
reçu au contraire dans la classification de M. J. E. Gray, qui en fait même des 
genres distincts des Polydesmes véritables, sous les noms de Fonlaria et de Steno- 
nia. Dans son nouveau mémoire, M. H. de Saussure n'y voit que de simples sous- 
genres, mais il ajoute à ces dénominations, qu'il emploie comme telles, celles de 
Lepfodesmiis, Paradesmus et Rachis, indiquant elles-mêmes trois sous-genres 
nouveaux. Les Slrongylosoma de M. Brandt, dont nous parlerons séparément, 
sont aussi pour M. de Saussure un sous-genre de Polydèmes. 

Dans le tome IV de YHisloire naturelle des Aptères j'ai énuméré trente el une 
espèces de Polydèmes appartenant aux différentes divisions de ce genre, et que 
l'on a recueillies en Amérique; elles figurent pour la plupart dans les collections 
européennes. Je reproduirai ici l'cnumération synonymique de ces espèces, mais 
je ne décrirai que celles dont il y a des figures sur les planches 1 et 2 de la 
partie myriapodologique du présent ouvrage. J'ajouterai ensuite quelques détails 
sur celles qu'on a décrites tout récemment. 



( 6 ) 

[. 

POLYDESMUS GRANULATUS. 

Polijd. gran., Say, Journ. Acad. nat. Se. Philadclph., 1821, p. 107. — P. Gerv., Aptères, t. IV, 
p. 105. 

De Pensylvanie. 

POLYDESMUS SERRATUS. 

Pohjd. serr., Say, Journ. Acad, nat. Se. Philadelph., 1821, p, 106. — P. Gerv., Aptères, t. IV, 
p. 105. 

De Virginie. 

POLYDESMUS LEACHII. 

Polyd. Lcaehii, J. E. Gray, in Griffilh's anim. Kingd., Ins., pi. 135, fig. 3. — P. Gerv., Aptères, 
t. IV, p. 105. 

De l'Amérique septentrionale. 

POLYDESMUS TRIDENTATUS. 

lulus trid., Fabr., Spec. Insect., t. I", p. 530. — Polyd. trid., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 105. 
De l'Amérique septentrionale. 

POLYDESMUS ERYTHROPYGUS. 

Polyd. erythrop., Bvanit, Recueil, p. 13/i. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 106. 
De l'Amérique boréale. 

POLYDESMUS VIRGINIENSIS. 

lulus virg., Drury, Ins. exotica.— Pal. virg., PaL Beauv., Ins. d'Afr. et d'Am., Aptères, pi. li, 
lig. 5. — Fontaria virg., Gray, in Griffith's anim. Eingd., pi. 135, fig. 1.- — Polyd. virg., 
P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 106. 

Amérique septentrionale : Virginie et Caroline, 

POLYDESMUS CANADENSIS. 

Polyd. canad., Newport, Ann. and Mag. of nat. Hisl., t. XIII, p. 265. — P. Gerv., Aptères, 
l. IV, p. J07. 

Du Canada, près Albany. 

POLYDESMUS DRURII, Newport. 
Polyd. Drur.., Newport, Ann. and. Mag. of nat. Hist., t. XIII, p 266. 
De Demerara (Guyane anglaise). 



( 7 ) 

POLYDESMUS MEXICANUS. 

Pohjd.mex., Lucas, Eisl. nat. des anim. arlic, t. I, p. 523. — IJ,, Dicl. tniiv., dirigé |)ar 
M. d'Orbigny, Myriap., pi. 1, lig. 3. —P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 107. 

Du Mexique. 

POLYDESMUS BILINEATUS , Lucas. 
Pohjd. bil., Lucas, Hist. nat. des Anim. artic, t. I^r, p. 523. — P. Gerv., Aptères, p. 108. 
Du Mexique. 

POLYDESMUS ERICHSONII , Brandt. 
Polyd. Erichs., Brandt, Recueil, p. 135. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 108. 

POLYDESMUS CLATHRATUS. 

(PLANCHE I, Gg. 4.) 

Espèce voisine du Pohjdesmus americanus, et qui appartient de même au sous-genre des Stenonia, Gray. ou 
Leptodesmus, H. de Sauss. Carènes non continues, dentelées à leur bord latéral; le segment préanal en palmette 
subarrondie; tête finement granulée, ainsi que les antennes; les segments dorsaux granuleux sur la carène dont 
'es dentelures sont au nombre de trois à cinq et inégales; la partie moyenne des segments dorsaux marquée par 
des figures polygonales qui rappellent la peau des Coffres ou des Tatous ; une rangée de petits tubercules au bord 
postérieur ; chaque tubercule dans un des polygones ; les derniers segments ont plusieurs rangées de tubercules 
obsolètes; la palmette préanal est bituberculée ; bord postérieur des segments entouré en dessous d'une ligne de 
denticules spiniformes ; couleur brun foncé en dessus, plus pâle en dessous, oii les tubercules sont jaunâtres; une 
double ligne dorsale jaunâtre assez large. Longueur, 80 millimètres; largeur, 17 millimètres; longueur des 
antennes, 1 1 millimètres. 

Polyd. dallhratus, P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 108. 

De la Nouvelle-Grenade, où il a été découvert par M. Justin Goudot. [Coll. 

Mus. Paris.) 

PI. I, fig. 4. — La figure i représente l'animal entier et de grandeur naturelle; 
fig. 4 a est un de ses anneaux vu en arrière; fig. 4 b, le même, vu en dessus; 
fig. ic, l'extrémité postérieure, vue en dessus. 

POLYDESMUS DUNALII. 
Pohjd. Dun., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 109. 

De la Nouvelle-Grenade. 

POLYDESMUS PLANUS , P. Gerv. 
Polyd. plan., P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 111. 
De la Nouvelle-Grenade. 

POLYDESMUS PUSTULOSI'S. 

(PLANCHE l, fig. 1.; 

Espèce plus rapprochée des Polydesmes proprement dits que \o Pohjdesmus clalhralus, à segment postérieur 
prolongé on pointes épaisses et à carènes subdentées portant le pore répugnatoire, qui est arrondi et placé d;)ns 



(8) 

un épaississeraent denliforme de la carène; celle-ci continuée par une échancrure rudimentaire ; surface dorsale 
des segments marquée de deux ou trois rangs de tubercules pustuliformes subpolygonaux, peu saillants ; portion 
cylindrique des segments à peu près lisse, ainsi que la tête. Longueur, 63 millimètres; largeur, I i millimètres. 

Pohjd. pust., P. Gerv., Aplèrcs, t. IV, p. 109. 

De la Nouvelle-Grenade, }3ar M. J. Goudot. {Coll. Mus. Paris.) 
PI. I, fig. 1. — Fig. 1, l'animal entier et de grandeur naturelle; fig. la, coupe 
de l'un des anneaux extraordinaires, vue en arrière; fig. Ib, anneau vu latérale- 
ment; fig. 1c, l'extrémité anale, vue en dessous. 

POLYDESMUS POLYGONATUS. 

Point de tubercules; carènes épaissies latéralement non dentées mais plus ou moins appoinlies à leur angle 
postérieur; pores répugnatoires arrondis; la partie carénifère et la partie cylindrique des segments marquées en 
dessus de figures hexagones ou pentagones disposées en séries transversales ; la lêle et le bouclier ne présentant 
pas de semblables figures ; partie postérieure du segment préanal prolongée en une palmette ayant la forme d'un 
carré subarrondi ; couleur gris violacé ; la partie épaisse des carènes jaunâtres ; le dessous du corps et les pattes 
violacé clair. Longueur, 6b millimètres ; largeur, 12 millimètres. 

Pohjd. polyy., P. Gerv., Aptères^ t. IV, p. 110. 

De la Nouvelle-Grenade, par M. J. Goudot. 

PL I, fig. 3.— Fig. 3, l'animal entier et de grandeur naturelle; fig. 3a, l'ex- 
trémité antérieure, vue de profil; fig. 3 a', l'extrémité anale, vue en dessous; fig. 3b, 
antenne; fig. 3c, un anneau vu en arrière; fig. 3rf, le même, vu de profil. 

POLYDESMUS ROULINII. 

Pohjd. BouL, P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 110. 
De la Nouvelle-Grenade. 

POLYDESMUS GOUDOTII. 

Polyd. Gond., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 110. 

De la Nouvelle-Grenade. 

POLYDESMUS DEALBATUS. 

(PLANCHE I, fig. 2.) 

Corps luisant; carènes peu saillantes, subépaissies, prolongées postérieurement en une pointe détachée de leur 
base par une forte échancrure de forme angulaire : cette disposition devient manifeste à partir du troisième ou 
quatrième segment ; de grosses stries obsolètes existent au-dessus des carènes, et l'on reconnaît l'indice de quelques 
gros tubercules sur le flanc des premiers segments; prolongement du segment anal subarrondi, un peu carré; 
antennes courtes, pâles; bord antérieur et parties latérales du bouclier jaune blanchâtre; une grande tache de 
même couleur irrégulièrement triangulaire sur les parties latérales des segments et sur la carène ; palmette du 
dernier segment également blanchâtre, ainsi que le dessous du corps et les pattes ; la tête et le dos de couleur 
brun chocolat. Longueur, 36 millimètres ; largeur, 6 millimètres. 

Pohjd. dealb., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 110. 

De la Nouvelle-Grenade, par M. J. Goudot. {Coll. Mus. Paris.) 

PI. 1, fig. 2. — Fig. 2, l'animal entier grossi; fig. 2 a, l'extrémité postérieure, 

vue en dessous; 2a, un des anneaux vu en coupe; 2b, anneau vu de profil. 



( 9) 

POLYDESMUS ZEBRATUS. 
Pohjd.zehr.,V. Gerv.,/lnM. Soc.entoin. Fr., 1" série, t. V, p. 379.— Tel., Aptères, t. IV, p. 111. 
Du Brésil. Espèce du sous-genre Fontaria. 

POLYDESMUS DILATATUS. 

Pohjd. dilat., Brandi, Recueil, p. 132.— P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 111 . 
Du Brésil. 

POLYDESMUS OLFERSII. 

Pohjd. Olfers., Brandt, Rectieil, p. 129. —P. Gerv., Aptères^ t. IV, p. 112. 
Du Brésil. 

POLYDESMUS RUGULOSUS. 
Pohjd. rug., Eschscholtz, Ann. Soc. nat. Moscou, t. IV, p. 12.— P. Gerv., Aptères^ t. IV, p. 112. 
Du Brésil. 

POLYDESMUS RUBESGENS. 

Polyd.rub., P. Gei'v., Ann. Soc. nat. entom. de France, i. V, p. 379. — \A., Aptères, t. IV, p. 112. 
Du Brésil. 

POLYDESMUS CONSPERSUS. 

Pohjd. consp., Perly, in Spix et Martius, Uist. nat. Bras., Ins., p. 210, pL 1x0, fig. 8. — 
P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 113. 

Du Brésil. 

POLYDESMUS ROSACEUS. 

Polyd. ros., Brandt, Recueil, p. liO. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 113. 
Du Brésil. 

POLYDESMUS GLABRATUS. 

Polyd. glabr., Pert\ , in Spix et Martius, Hist. nat. Bras., Ins., p. 210, pi. [\0, fig. 7. — 
P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 103. 

De l'Amérique méridionale, depuis l'embouchure du rio Negro jusqu'aux 
frontières du Brésil. 

POLYDESMUS SCABER. 

Pohjd. scab., Perty, loc. cit., p. 210, pi. l\0, fig. 9. — P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 113. 
Du Brésil (montagnes de la province des mines). Espèce du sous-genre Fontaria. 

Myriapodes. 2. 



( 10 ) 

PULYDESMUS DENTATUS. 

Puiijd. dent., Olivier, Eneijd. méth., Ins., I. VII, p. h07.— V. Gerv., Aptères, t. IV, p. 113. 
De l'Amérique méridionale : Cayenne. 

POLYDESMUS GAYANUS. 

Fohjil. Gay., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. llù. 
Du Chili. 

POLYDESMUS DASYPUS. 

(PLANCHE 1!, Gg. 1.) 

Corps élargi; lète proportionnellement assez petite, échancrée angulairement à la lèvre supérieure; bouclier 
transversal arrondi en avant, subtrigone à son bord postérieur, à angles latéraux aigus; les autres segments s'élar- 
"issant un peu, saillants sur le milieu du dos, surtout les intermédiaires, un peu imbriqués, irrégulièrement striés 
sur leur partie dorso-latérale depuis le cinquième ; la tête, le bouclier et les trois premiers segments à peu près 
lisses, ainsi que le milieu du dos, ou marqués en arrière d'impressions linéaires plus ou moins rares; bord des 
carènes épaissies en bourrelet ; avant-dernier segment pourvu bilatéralement d'une saillie marginale palmiforme ; 
saillie du dernier segment en pointe épaissie ; forme générale des Fonlaria, mais à corps plus élargi ; couleur uni- 
formément gris jaunâtre. Longueur, 70 millimètres ; largeur du corps au milieu, 25 millimètres. 

Polyd. dasyp., P. Gerv., Aptères, 1. IV, p. illi. 

Cette espèce suivante, que j'ai autrefois décrite d'après un exemplaire dont l'ori- 
gine était inconnue, paraît également appartenir à l'Amérique méridionale. Elle 
est aussi remarquable par sa forme que par ses dimensions, et m'a paru digne 
d'être figurée dans cet ouvrage. 

PI. Il, fig. 1. — Fig. 1, l'animal entier, de grandeur naturelle d'après l'exem- 
plaire type de l'espèce {Coll. Mus. Paris); fig. la, un des anneaux intermédiaires, 
vu en arrière; fig. ib, l'appareil génital mâle el les pattes qui l'avoisinent. 

Aux espèces précédentes déjà inscrites dans la science depuis un temps plus 
ou moins long, M. H. de Saussure vient d'en ajouter quelques autres apparte- 
nant aussi à différents sous-genres, et dont il a donné des descriptions que nous 
allons reproduire. Il les répartit dans les cinq divisions des Fontaria, Leptodesmus, 
Paradesnms, Polydesnms proprement dits, et Racliis. 

Sous-Genre F0NTAR5A, J. E. Gray. 

Dix des espèces que M. H. de Saussure a fait récemment connaître doivent 
être classées dans le sous-genre des Fontaria de M. J. E. Gray, dont j'ai fait 
autrefois ma division des Polydèmes gloméridiformes. 

Voici comment il caractérise ce groupe: 

Corps relativement court, large, ne formant pas un chapelet; dos convexe, en 
forme de toit arrondi; les segments s'imbriquant les uns sur les autres, à carènes 
larges et contenues, par suite du rapprochement des anneaux; segment préana! 



( 11 ) 

toujours triangulaii-e ou conique, terminé en pointe; bourrelet des carènes supère. 
Les dix espèces Font aria décrites par M. de Saussure ont toutes le deuxième 
article des pattes armé d'une épine terminale. Voici un. tableau analytique indi- 
quant leurs principaux caractères distinctifs: 

I. — Dos très surbaissé. 

1. Carènes tombantes en toit, quoique obliques, arrondies en avant et subali formes. 

POLYDESMUS TEPANECUS, H. de Sauss. 

Corps aplati comme chez le Pohjdesmus virginiensis, mais avec les carènes tombant en forme de toit surbaissé; 
celles-ci arrondies en avant, mais non prolongées en arrière, subaliformes ; segments continus, striolés, à carènes 
striolées; pores logés dans des fossettes ovales; dos partagé en trois larges bandes longitudinales dont la médiane 
brune et les latérales jaunes. Longueur, 40 millimètres; largeur, I millimètre. 

Des terres chaudes du Mexique. 

2. Carènes tégèremenl relevées, coupées carrément. 

P0LYI)ES3IUS TOTONACUS, H. de Sauss. 

Corps autant ou même plus aplati que dans le Polydesmus virginiensis, de taille moyenne, lisse et luisant; 
carènes presque horizontales; celles des segments 4-6 légèrement dirigées en avant, à bord postérieur oblique 
d'arrière en avant; segments 10 à 13 brièvement séparés; couleur verdâtre; bilatéralement une série de taches 
noires à la base des carènes; pores répugnatoires situés en avant du milieu des bourrelets. Longueur, 4.5 milli- 
mètres; largeur, 8 millimètres. 

Du pic d'Orizaba, au Mexique. 

POLYDESMUS TOLTECUS , H. de Sauss. 

Forme et taille du Polydesmus toioiiacus, ma\s un peu plus voûté; les segments couverts chacun de trois rangées 
de tubercules verruqueux, luisants, ne se prolongeant passur les carènes; couleur brun marron luisant, avec les 
carènes fauves. 

De Cordova, au Mexique, 

3. Carènes horizontales ou même plus relevées encore, coupées carrément. 

POLYDESMUS MAYUS, H. de Sauss. 

Corps très aplati ; carènes presque au même niveau que le dos, subcontinues, relevées, formant presque gout- 
tière en dessus; segments granuleux, offrant des rangées transversales de tubercules polis. Longueur, .IS milli- 
mètres; largeur, 7 millimètres et demi. 

De la Cordillère du Mexique. 

Celle espèce établit le passage des Fonlaria aux Polydèmes proprement dits, 
tels que les définit M, H. de Saussure. 



( 12 ) 
II. — Bos plus convexe. 

i . Carènes tombantes, suivant la courbure du dos. 

POLYDESMUS OTOMITUS , H. de Sauss. 

Brun ou blanc sale, presque lisse, à corps large et médiocrement convexe, à carènes tombantes ; une fossette 
sur le front, qui est finement rugueux ; pores répugnatoires latéraux, quoique supères par rapport aux carènes. 
Longueur, 24 millimètres. 

Du plateau du Mexique. 

POLYDESMUS VICINUS, H. de Sauss. ' 

Deux fois plus petit que le précédent et plus grêle; carènes postérieures ayant leurs angles postérieurs légère- 
ment relevés; d'un blanc sale. Longueur, 14 millimètres. 

Du plateau du Mexique. 

2. Carènes légèrement relevées. 

POLYDESMUS CONSOBRINUS, H. de Sauss. 
Forme de Polydesmus otomitus, mais plus convexe ; carènes relevées horizontalement; pores supères. 

Du plateau du Mexique. 

III. — Dos très convexe, en forme de voûte ; carènes tombantes. 

1. Corps large. 

POLYDESMUS LIMAX, H. de Sauss. 

Dos en forme de voûte ; animal large, ayant la forme d'une limace ; carènes fortement tombantes, subaliformes ; 
dos fortement strié longiludinalement, raboteux quoique luisant; corps d'un brun chocolat pendant la vie. Lon- 
gueur, 65 centimètres; largeur, 17 millimètres. 

Des terres chaudes du Mexique. 

2. Corps moins large, carènes coupées carrément. 

POLYDESMUS FRATERNUS , H. de Sauss. 

Le mâle ressemblant au Polydesmus Montezumœ, mais un peu plus large à proportion, à corps très finement 
striolé et à carènes un peu moins tombantes, plus carrées et plus continues ; la femelle, à carènes un peu plus 
relevées et ayant leur bord postérieur fortement oblique dans la moitié postérieur du corps, de façon à former un 
angle aigu ; pores répugnatoires entourés d'un bourrelet ; brun-chocolat, avec les carènes et les pattes de couleur 
de chair. 

De la côte orientale du Mexique. 

3. Corps plus grêle, vermiforme; carènes subaliformes. 

POLYDESMUS MONTEZUMŒ. , Humbert el H. de Sauss. 
Corps lisse, luisant, vermiforme, allongé, très convexe et bombé en forme de voûte; carènes courtes; pores 



{ 13) 

parfaitement latéraux, quoique supères par rapport aux carènes ; brun, avec le bord des carènes de couleur de 
chair. Longueur, 40 millimètres. 

Du versant oriental de la Cordillère du Mexique. 

Sous-Genre LEPTODESMUS, H. de Sauss. 

M. H. de Saussure distingue sous cette dénomination un sous-genre des Poly- 
desmes à formes grêles et allongées, à corps plus ou moins en chapelet, les carènes 
étant discontinues et placées à peu près à moitié de la hauteur du corps; leur 
segment préanal est conique, et leur plaque sous-anale arrondie ou en ogive. Les 
Stenoniade M. J. E. Gray, dont le Polydesmus Urvilii de M. le Guillou et le Poly- 
desmiis mexicanus de M. Lucas, font partie, ne sont pour M. de Saussure qu'une 
simple division de ce sous-genre, qui par suite devrait à la rigueur conserver cette 
dénomination. 

M. H. de Saussure fait connaître trois espèces mexicaines et une espèce bré- 
silienne de Leptodesmiis. Elles rentrent dans deux divisions distinctes. 



L 



Carènes très larges; dos assez plat; deuxième article des pattes épineux. 



POLYDESMUS GRANULOSUS , H. de Sauss. 

Semblable au Polydesmus mayus pour la sculpture du corps, mais avec les segments longuement séparés ; les 
carènes sont faiblement tombantes, et le deuxième article des pattes n'offre qu'une dent rudimentaire. Lon- 
gueur, 48 millimètres; largeur, 8 millimètres et demi. 

De Cordova, au Mexique. 

IL — Carènes médiocres horizontales ; dos plus ou moins convexe ; deuxième article des 
pattes énorme. 

4. Carènes t>ien espacées, souvent aliformes; les premières et les dernières sont cependant continues. 

POLYDESMUS SUBTERRANEUS, Humbeit et H. de Sauss. 

Grandeur et forme du Polydesmus caroliniensis, mais avec les carènes moins grandes, aliformes el horizontales 
chez les mâles, très petites au contraire chez les femelles, et ayant leur bourrelet en forme de tubercule placé sur 
la partie postérieure du bord de la carène ; corps d'un blanc luisant. Longueur, 27 millimètres. 

De Cuba; vit dans la profondeur des grandes cavernes de cette île, 

POLYDESMUS CARNEUS , H. de Sauss. 

Grand, à segments longuement séparés, sauf les premiers, qui sont larges et subéchancrés au milieu du bord 
postérieur ; carènes aliformes, aiguës, à pores supères ; dos peu bombé, finement chagriné ; segment préanal ter- 
miné en pointe recourbée; corps rougeûtre tirant au rose, base des pattes jaunâtre. Longueur, 82 millimèlres. 

Du Brésil. 



( ià ) 

2. Carènes très longuement séparées. 

POLYDESMUS AZTEGUS, H. de Sauss. 

Blanc, cylindrique, lisse, à carènes longuement séparées, très petites et assez arrondies: bourrelets latéraux 
ainsi que les pores ; ceux-ci placés à la partie postérieure des bourrelets. Longueur, 71 millimètres. 

Du plateau du Mexique. 

M. A. Sager a décrit sous le nom de : 

STENONIÂ HISPIDA (i). 

Une espèce du même sous-genre, qui habite l'Amérique septentrionale. 
On doit au môme auteur la diagnose de deux autres Polydesmidés des mêmes 
contrées. Ce sont les : 

REANA?CHINOSA, Sager, 
STP.IGAMIA FULVA, id. 

Nous ne les connaissons que par l'indication qui en a été donnée dans les 
Archives d'Erichson. 

Sous-Genre PARADESMUS , H. de Sauss. 

C'est un autre sous-genre proposé par M. de Saussure, qui lui assigne les carac- 
tères suivants : 

Segment préanal terminé en palmelte tronquée; carènes espacées, souvent ali- 
formes ou prolongées en pointe postérieurement; deuxième article des pattes 
inerme; pores supères; plaque sous-anale écliancrée. 

Certaines espèces passent aux Leptodesmus et aux Polydesmes proprement dits, 
tel est en particulier le Polydesmus caroUnensis ; d'autres ont une forme un peu 
différente. Les Polydesmus Klucjii, Brandt, P. Erichsonii, id., et P. Beaumontii, le 
Guillou, appartiennent au sous-genre des Paradesmes, dont M. H. de Saussure 
décrit trois espèces américaines. 

I. — Carènes peu espacées; dos assez plat ; plaque sous-anale arrondie, pores supères. 

POLYDESMUS CAROIJINENSIS, H. de Sauss. 

Bord antéro-latéral des carènes armé d'une dent; bourrelets et pores latéraux; corps lisse, luisant, brun ou 
blanc de porcelaine ou cendré, avec les carènes et une tache sur le milieu de chaque segment de couleur de chair ; 
anneau préanal en palmette terminée carrément. Longueur, 30 millimètres. 

De la Caroline du Sud. 

(4) Proceed. Acad. nat. Se. Philadelph., 1856, t. VIII, p. 109. 



( 15) 

II. — Dos convexe; carènes espacées; pores supères ; plaque sons-anale e'chancrée. 

POLYDESMUS PICTETI , H. de Sauss. 

Noir, couvert de granulations polies, saillantes el. allongées ; carènes noires comme le reste du corps ; premier 
segment couvert de granulations , mais n'étant pas lisses au milieu, comme chez le PoUjdesmus Klugii, qui appar- 
tient à la même section ; bourrelet des carènes supères, terminés postérieurement en pointe aiguë ; les carènes 
non rétrécies en avant; segment préanal en forme de palmette carrée et raboteuse. Longueur, 72 millimètres. 

Des terres chaudes du Mexique. 

Sous-Genre RACHIS, H. 

L'auteur lui assigne pour caractères : 

Carènes longuement séparées par suite de l'étranglement de la position anté- 
rieure des segments, placées au sommet du dos et fortement relevées, de façon à 
rendre le dos concave. 

Le reste du corps est comme chez les Polydesmes proprement dits, que M. H. de 
Saussure place, ainsi que les Strongylosomes, dont il fait également un simple 
sous-genre, entre les Rachis et les Paradesmes. 

POLYDESMUS VIRIDIS, H. de Sauss. 

Forme du Strongxjlodesmus ojaneiis ; les carènes sont réfléchies en haut et échancrses à leur bord e>;terne; 
pores supères, placés dans les échancrures; couleur vert-pomme. 

De Tuxtla, au Mexique. 

Genre STRONGYLOSOMA , Braudt. 

Forme des segments à peu près cylindrique ou comme noueuse; la carène 
marginale réduite à une très faible saillie; faciès vermiforme; point d'yeux. 

Ce genre ne comprend encore qu'un assez petit nombre d'espèces. Ce sont des 
Polydesmidés cylindroïdes et plus vermiformes que les autres. On en signale en 
Europe, en Afrique, en Amérique et à la Nouvelle-Hollande. 

J'ai autrefois décrit deux espèces de Myriapodes de ce genre qui vivent en 
Amérique. M. de Saussure vient d'en faire connaître une troisième. Ce sont: 

STRONGYLOSOMA CONCOLOll. 
Strongyl.conc, P. Gerv., Aptères, i.W , p. 117. 
De Coquimbo, au Chili, et de Montevideo? 

STRONGYLOSOMA SPILQNOTUM. 

Slrongyi. spil., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. H7. 
De l'Amérique méridionale. 



( 16 ) 

STRONGYLOSOMA VERMIFORMIS. ... 

Polydesmus vermif., H. de Sauss. 

Terres chaudes du Mexique. 

M. de Saussure caractérise ainsi cette espèce : 

Cylindrique, carènes linéaires, tombantes, très petites ; pores s'ouvrant tous à la parlie poslérieure des bour- 
relets; corps lisse ; paltes énormes (couleur blanche?). Longueur, 40 millimètres. 

Genre STRONGYLODESMUS , H. de Sauss. 

Deux espèces également nouvelles de Polydesmidés propres au Mexique ont 
servi à M. H. de Saussure à l'établissement des deux genres nouveaux, auxquels 
il donne le nom de Sfrongylodesmiis el de Stenodesmiis. 

Nous parlerons d'abord du genre Strongijlodesmiis : 

Caractères principaux des Polydèraes; les segments 1, 2, 3, 4 et 6 sont dépour- 
vus de pores répugnatoires. 

STRONGYLODESMUS CYANEUS, H. de Sauss. 

Dos plat; carènes très larges, horizontales, placées au sommet du corps, longuement séparées ; segment préanal 
terminé par une apophyse plate, obtuse ; couleur vert-pomme. 

Des régions tempérées du Mexique. 

Genre STENODESMUS, H. de Sauss. 

Caractères principaux des Polydèmes ; bords répugnatoires au nombre de deux 
seulement, placés un de chaque côté du cinquième segment; deuxième article 
des pattes longuement épineux; segments du corps médiocrement séparés; carènes 
prolongées postérieurement en forme de dent. « 

STENODESMUS MEXICANUS, H. de Sauss. 
En voici la diagnose empruntée également à M. de Saussure : 

Le mâle est grand, brun, avec les carènes testacées ; son dos est médiocrement voûté ; les carènes non relevées 
en continuent la courbure el sont prolongées en une dent aiguë aux segments du milieu du corps, moins aiguë à 
ceux de sa partie postérieure; leur angle antérieur est échancré ; la portion carinifère des segments est fortement 
striée et offre des granules ôpars. La femelle a les carènes subcontinues, formant en arrière une dent moins pro- 
noncée. Longueur, 65 millimètres ; largeur, 12 millimètres. 

Des terres chaudes du Mexique. 

Genre PLATYDESMUS, Lucas. 

Anneaux du corps pourvus d'une forte carène bilatérale et aplatie, au nombre 
de quarante-cinq entre la tête et l'anus ; bords des carènes non contigus; premier 



( 17 ) 
segment un peu plus long, mais moins large que les suivants; l'avant-dernier en 
palmette carénée bilatéralement; une paire d'yeux stemmatiformes. 
La seule espèce connue est le 

PLATYDESMUS POI.YDESMOIDES. 

Platyd. polyd., Lucas, Ann. Soc. enlom. de France, 2" série, t. I", p. 52, pi. 3,11" 1. — 
P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 127, pi. Zi5, fig. 7. 

Du Guatemala. 

Famille des IULIDÉS. 

Cette famille est nombreuse en espèces et répandue sur tous les points du globe. 
C'est elle qui comprend les plus gros de tous les Myriapodes Diplopodes connus. 
On l'a partagée en plusieurs genres dont les plus faciles à caractériser sont ceux 
des Lysiopetalum, Callipus ou Cambala, deux mots qui paraissent synonymes entre 
eux; lulus, divisés en plusieurs sous-genres, Stemmiulus et Blaniuliis. 

Genre LYSIO PETALUM , Brandt. 
M. Newport en a décrit une espèce propre à l'Amérique septentrionale, c'est le 

LYSIOPETALUM LINEATUlM. 

Gray, in ^ewpovt, Ann. and May. ofnal. Hist.,\.. XIII, p. 207.— P. Gerv., ipîem, t. IV, p. 133. 

Genre CAMBALA, Gray. 

Ce genre, auquel M. Brandt donne de scn côté le nom de Spirostrephon, a pour 
type le lulus ladaritis de Say, qu'on indique encore comme en étant l'unique re- 
présentant, quoique deux espèces aient peut-être été confondues sous ce nom par 
les auteurs plus récents. 

CAMBALA LACÏARIA. 
On comprend provisoirement sous cette dénomination : 

1° lulus lactarius, Say, Journ. Acad. nat. se. Philadelphia, t. II, p. 104, et OEuvres entom., 
éd,Lequien,t. I, p. 16.— lulus (Spirolrephon) lactarius, BranU, Bull. Acad. se. St.-Petersb., 
1844, et Recueil, p. 90. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 137. - 2° Cambala lactarius, Leacb, 
Brit. Mus. — i. E. Gray, in Grifllth, Anim. Kinyd., Ins., pi. 135, lig. 2. -P. Gerv., Ann_ 
Soc. entom. France., 1844.— Newport, Ann. andMag. of nat. Hist., t. XIII, p. 266.— 
P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 137. 
États-Unis. 

Myriapodes. 



( 18 ) 

Genre lULUS, Linné. 

Ce genre fournit à l'Amérique, comme aux autres parties du monde, le plus 
grand nombre de ses espèces de Diplopodes. J'en ai signalé dans Y Histoire des 
Aptères trente-sept^ la plupart décrites par M. Brandt ou par moi, et M. H. de 
Saussure vient tout récemment d'en faire connaître dix autres, qui sont presque 
toutes propres au Mexique. 

IULUS IMPRESSUS. 

lui. impr., Say, Journ. Acad. nat. se. Pliilad., 1821, l. II, p. 102. — P. Gerv., Aptères, l. IV, 
p. 176. 

Des États-Unis. 

IULUS EXIGUUS. 

lui. exig., Brandt, Recueil, p. 85. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 177. 

De Pensylvanie. 

IULUS PENSYLVANICUS. 
lul.pens., Brandt, Recueil, p. 85. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 177. 

De Pensylvanie. 

IULUS GANADENSIS. 

lulus canad., Newport, Ann. and Mag. nul. Bist., t. XIII, p. 268. — P. Gerv., Aptères, t. IV, 
p. 178. 

Du Canada. 

IULUS MINUTUS. 

lui. pusillus,Sav, Journ. Acad. nat. se. Philad., 1821, t. II, p. 105, et OEuvr. entom., éd. Le- 
cjuien, 1. 1°', p. 16; non lulus pus., Leach. — /««?.»*(«., Brandt, Recueil, p. 89. — fui. Sayii, 
Newport, yln?i. and Mag. ofnat. flist., t. XIII, p. 268. — lui. min., P. Gerv., Aptères, t. IV, 
p. 178. 

De Virginie. 

IULUS STIGMATOSUS. 

lul.punctatus, Say, Journ. Acad. nat. se. Philad., t. II, p. 102, et OEuvr. entom., éd. Lequien, 
t. I", p. 16 inon lui puncl., Leach. — lui. stigmalosus, Bvandi, Recueil, p. 88. — P. Gerv., 
Aptères, t. IV, p. 179. 

Des États-Unis. 

IULUS AiNNULATUS. 
lui ann., Say, Journ. Acad nat. se. Philad., 1821, t. If, p. 103, et OEuvr. entom., éd. Le- 
quien, t. I", p. 17. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 179. 

De l'Amérique septentrionale. 



(19) 

IULUS MARGINATUS. 

lulmarg., Say, Journ. Acad. nat. se. Philad.,iS20, t. Il, p. lOô. — P. Gerv., Aptères, l. IV, 
p. ISO. 

Des États-Unis. 

IULUS ROSEUS. 

(PLANCHE IV, fig.S.) 

Lèvre supérieure échancrée, mullidentée, présentant une série de poils sétiformes sur la partie dentelée ; deux 
paires d'impressions punctiformes submarginales. Bouclier subarrondi à ses parties latérales, faiblement marginé 
à son bord antérieur, marqué près le postérieur de cinq ou six stries inégales non parallèles ; segments du corps por- 
tantsur leur première moitié quelques stries circulaires ou obliques, et sur la seconde des stries longitudinales fortes 
qui régnent sur tout le pourtour du dos, sur les flancs et à la partie inférieure ; ces stries sont très peu marquées 
sur le segment antépénultième, et nulles sur le pénultième ou préanal,. qui est linement granuleux, ainsi que les 
valves anales; une épine courte au segment préanal ; écaille anale en segment de cercle, y bord postérieur curvi- 
ligne. Couleur générale pâle rosé, sur le sec, avec la seconde moitié des segments, les antennes et les pieds d'un 
rose plus vif; pores répugnatoires noirs. Antennes submoniliformes, à deuxième article un peu plus long que les 
autres, qui sont subégaux; yeux sur cinq rangées, en ovale irrégnlier. 43 segments entre la tête et l'anus, 
77 paires de pieds. Longueur, 1 1.3 millimètres ; largeur, 14 millimètres. 

lui. ros.,V. Gerv., Aptères, t. IV, p. 181, pi. Si, lig. 9. 

De la Nouvelle-Grenade. {Coll. mus. Paris.) 

PI. IV, fig. 3. — L'animal entier de grandeur naturelle: fig. 3 a, tête et premiers 
anneaux de profil; 3b, id. en avant; 3c, yeux; Bd, antennes; Id, partie postérieure 
du corps, de profil. 

IULUS VEllMiFOR.MIS. 

(PLANCHE II, Bg. 2.) 

Corps allongé, lisse, luisant, de couleur brune avec la partie antérieure des segments plus claire. Lèvre supé- 
rieure peu échancrée, multidentée; une strie longitudinale sur le milieu du front. Bouclier rectiligne en arrière, 
subcarré bilatéralement, à bord antérieur subarrondi, marginé, à angle antérieur subarrundi marqué de cinq stries 
curvilignes; segments striés sur la partie inférieure de leur seconde moitié, paraissant très finement granuleux 
quand on les examine à la loupe ; segment préanal non épineux, en capuchon, n'atteignant pas le niveau des valves 
anales; écaille préanale en segmentde cercle. Articles des antennes subégaux, le second subfusiforme, plus long 
que les autres, qui sont submoniliformes et marqués de petites ponctuations de chacune desquelles sort un poil ; 
yeux sur sept rangées, en triangle, dont le côté postérieur est arqué à convexité externe. 5S segments, 1 07 paires 
de pieds. Longueur, 130 millimètres. 

lui. verni., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 182. 

De la Nouvelle-Grenade. {Coll. mus. Paris.) 

PI. I, fig. 2. — ^ L'animal entier et de grandeur naturelle: 2a, anus; 26, tête et 
premier anneau de profil; 2c, yeux; 2d, les derniers segments, vus de profil. 

IULUS NEWPORTII. 

(PLANCHE IV, fig. 1.) 
Taille médiocre ; corps assez trapu, rappelant celui de 1'/. tubulosus. Lèvre peu échancrée, multidentée ; bou- 
clier subarrondi bilatéralement, très faiblement marginé, non strié ; segments du corps courts, faiblement striés 



(20 ) 

à leur partie inférieure, à stries obliques ou longitudinales, courtes et espacées, presque nulles aux derniers seg- 
ments ; segment préanal en pointe courte dépassant un peu les valves anales. Couleur brune ; une bande plus 
claire sur le milieu de la lôte ; bouclier bordé en avant et en arrière de rouge aurore ; une tache de même couleur 
près le bord médib-postérieur de chaque segment et sur la pointe préanal; bord postérieur des segments gris 
orangé ; tarses orangés ; yeux réunis en triangle subarrondi, polygonaux, sur sept rangées. Articles des antennes 
subégaux et submoniliformes, le deuxième un peu plus gros que les autres, 41 segments entre la tête et l'anus, 
66 paires de pieds. Longueur, 40 millimètres; largeur, 4 millimètres. 

lui. Newp., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 182. 

PI. lY, fig. 1. — L'animal entier, plus gros que nature: fig. ici, tête en partie 
antérieure, de profil; 16, tête en avant; \c, partie postérieure, en dessous; le, 
partie postérieure, de profil. 

lULUS LEUCOPUS. 
lui. leuc, P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 183. 
De la Nouvelle-Grenade. 

IULUS AMERICANUS. 

Plumier, n Lister, A Journerj to Paris in the year 1658, p. 6Zi, fig. 5. — hil. amer., Brandt, 
Recueil, p. 120. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 183. 

Du Brésil. 

IULUS MAXIMUS. 
lui. max., Linné, elc. — Brandt, Recueil, p. 116. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 183. 
On en distingue trois variétés, savoir : Inlus Marcgravii, Brandt ; lulus opercu- 
latîts, Mikan, et Mus tnax{77ms,Lmn., Syst. nat. 
Du Brésil. 

IULUS OLIVACEUS. 

lui. oUv.^ Newport, Ann. and Mag. ofnat. Hist., t. XIII, p. 268. 
D'Oaxaca, au Mexique. 

IULUS SURINAMENSIS. 
lui Surinam., Brandt, Recueil, p. 108. — P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 186 . 
De la Guyane. 

IULUS WALCKENAERII. 

lui. Walck., Brandt, Recueil, p. 186. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 186. 
De la Guyane. 

IULUS GRANDIS. 

Jul. (Spirobolus) grand., Brandt, Recueil, p. 115. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 186. 
Du Brésil. 



( 21 ) 

IULUS OLFERSII. 
lui. {Spirob.) Olf., Brandt, Recueil, p. 118. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 187. 
Du Brésil. 

IULUS FESTIVUS. 

lui. fest., Perty, Delectus A7iim. arlic. Bras., p. 211, pi. iO, fig. 10. — P. Gerv., Aptères, l. IV, 
p. 187. 

De la province des Mines, au Brésil. 

IULUS OBTUSATUS. 

Iiil. obtus., Mikan, Isis, 183Zi, p. 7Zil.— P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 187. 
Du Brésil. 

IULUS CRASSICORINIS. 
lui. crass., Mikan, Isis, 183i, p. 7ii2. — P'. Gerv., Aptères, t. IV, p. 187. 
Du Brésil. 

IULUS BICOLOR. 
nd. bicoL, Mikan, Isis, 183/i, p. 7/il. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 188. 
Du Brésil. 

IULUS INIGRICANS. 

lui. nigr., Mikan, Ins., 183Zi, p. 741.— P. Gerv., Aptères, t. XII, p. 188. 

Du Brésil. 

IULUS SUBUNIPLICATUS. 

lui. (Spirostreptus) subunipL, Uvandt, Recueil, p. 99. — P. Gerv., ilp^èrc*, t. VI, p. 188. 
Du Brésil. 

IULUS BAHIENSIS. 

Itd. (Spirotr.) bah., Brandt, Recueil, p. 99. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 188. 
De la province de Bahia, au Brésil. 

IULUS BIPULVILLATUS. 

(PLANCHE II, ng. 3.) 

Lèvre supérieure mullidenlée, marquée d'une série nombreuse de petites ponclualions marginales; trois ponc- 
tuations obsolètes au-dessus des denticules principaux; une impression longitudinale linéaire sur l'occiput; partie 
latérale du bouclier fortement descendante, carrée, marginée à son angle antérieur qui est obtus; l'angle pos- 
térieur plu ssaillant, à cinq stries irrégulières, inégales et subverlicales, aboutissant au bord postérieur ; dessus du 
même segment lisse, ainsi que la tête et la moitié postérieure des segments du corps, celle-là courte; la moitié 
antérieure des segments marquée de stries circulaires irrégulières; des stries longitudinales assez saillantes sur leur 



( ^22 ) 

région abdominale postérieure; segment préanal mucroné, à pointe un peu relevée, obtuse, dépassant l'anus: valves 
anales lisses ; écaille préanale triangulaire, à base très large et à sommet obtus. Antennes de moyenne longueur, à 
articles égaux, sauf le second, qui est plus long que les autres; les troisième, quatrième et cinquième granuleux, 
surtout à la partie supérieure; le pénultième et l'antépénultième article des pieds présentent inférieurement, dans 
le mâle, des coussinets cotyliformes. Yeux nombreux, sur sept rangées, rapprochés, pour la plupart létragones. 
Corps assez court, épais; 59 segments entre la tête et l'anus. Longueur, 10 centimètres; largeur au milieu, 
1 millimètres. 

lui. bipulv., P. Gerv., Aptères, t. IV^ p, 189. 

Du Brésil, par M. Bardoux. (Coll. Mus. Paris.) 

PI. il, fig. 3. — L'animal entier et de grandeur naturelle :3a, et b, la tête, en 
avant et de profil; 3c, extrémité anale de profil; 2d, une des pattes, montrant les 
coussinets. 

IULUS TRIMARGINATUS. 

(PLANCHE III, ng. 2 ) 

Voisin de 1'/. feslivus. Lèvre supérieure et échancrée, présentant trois ponctuations obsolètes au-dessus de 
l'échancrure; dessus de la tète et du corps en apparence lisse, mais paraissant un peu rugueux quand on les 
examine à la loupe ; région latéro-abdominale des segments striée sur la moitié postérieure ; des stries circulaires 
irrégulières sur la moitié antérieure. Bouclier tétragone, obtus à l'angle antérieur , subsaillant à son angle posté- 
rieur et marqué près de son contour de trois carènes curvilignes dont l'une est presque marginale~et descend du 
bord latéro-antérieurdu bouclier ; segment préanal en capuchon non épineux, n'atteignant pas le niveau des valves 
anales; écaille préanale inférieure en croissant dont la convexité est antérieure et dont la concavité présente une 
saillie angulaire médiane. Yeux sur six rangées, en triangle subréniforme; antennes de largeur noyenne, à 
articles subinfundibuliformes, le deuxième plus long que les autres, qui sont subégaux entre eux. Corps fer- 
rugineux rosé; le bord postérieur des segments est plus foncé; pattes et antennes ferrugineux clair. Longueur, 
70 millimètres; diamètre au milieu du corps, 7 millimètres. 

Iidus Irim., P. Gerv., Aptères., t. IV, p. 189. 

Du Brésil, par M. Waulhier. [Coll. Mus. Paris.) 

PI. III, fig. 2. — L'animal entier et de grandeur naturelle : 2a, tête en avant ; 
26, tête de profil; 2c, yeux; 2d, une antenne; 2e, extrémité postérieure. 

IULUS PALMIGER. 

Huit ponctuations sur le bord labial de la tête, un sillon vertical médian ; quelques fines ponctuations et des 
indices très faibles de plis par le bord antéro-externe delà lèvre supérieure. Bouclier en dessus du corps finement 
ponctué; parties latérales du bouclier trigones, obtuses, marginées, sans stries; deuxième segment pourvu en 
dessus de l'angle latéral postérieur du bouclier d'une saillie subtriangulaire palmiforme, descendante; des stries 
curvilignes sur sa partie postéro-inférieure et sur celle des segments suivants ; quelques fines ponctuations sem- 
blables à celles du dos sont visibles entre ces stries; stries des segments postérieurs faibles; segment préanal 
non épineux, simplement anguleux à son bord posléro-supérieur et n'atteignant pas le niveau des valves analeS; 
écaille préanale inférieure triangulaire à base large. Antennes submoniliformes, à deuxième article plus long que les 
autres, qui sont couverts et pourvus de poils courts sur leur seconde moitié; yeux sur une surface irrégulièrement 
circulaire, polygonaux, en six rangées. Couleur générale brune avec le bord postérieur des segments et l'encadre- 
ment du bouclier rouge-cerise; face marbrée de ferrugineux et de noir ; antennes et pieds ferrugineux. 49 seg- 
ments, 87 paires de pieds. Longueur totale, 0,085; largeur, 0,008. 

Inl.palm., P. Gerv., Aptères, p. 190. 

De laGuyane, par M. Leprieur. {Coll. Mus. Paris.) 



( '^â ) 

PI. III, (ig. 3. — L'animal entier et de grandeur naturelle: Sa, tête en avant; 
36, id. de profil; 3c, une antenne; 3d, partie anale, de profil; 3e, la même, vue 
en dessus. 

IULUS CAUDATUS. 

Spiribolus caudalus, Newport, Ann. and Mag. of nul. Hist., t. XIII, p. 2G9. — lui. caicd., 
P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 190. 

De Demerari (Guyane) et de l'ile Saint-Thomas. 

IULUS BEAUVOISII. 

lulus indus? Pal. Beauvois, Ins. d'Afr. et d'Amer., p. 15i, pi. 6, fig. 2.~-Iuhis Beauv., P. Gerv., 
Ann. se. nat., 2' série, t. VII, p. Ii7.— ld., Aptères, p. 191.— lulus Boicoasii, Brandi, 
Recueil, p. 120. 

De la Martinique. 

IULUS HAITENSIS. 

* 

Corps gros, épais, assez court, lisse et luisant , de couleur noirâtre, ainsi que la tête et les antennes ; lèvre supé- 
rieure quadriponctuée : un très faible indice de ligne médio-verticale sur la tète. Bouclier triangulaire, arrondi sur 
les parties latérales, faiblement marginé, non strié; stries inférieures des segments très faibles, curvilignes, 
presque nulles aux derniers; quelques stries annulaires très.fines à la partie antérieure des segments ; pointd'épine 
au segment préanal; celui-ci en capuchon triangulaire; la partie saillante séparée de l'antérieur par une ligne 
transversale et n'atteignant pas le niveau des valves anales; écaille préanale inférieure en segment de cercle, à 
bord antérieur à peu près droit; le postérieur triangulaire arrondi. Antennes submoniliformes. à articles décrois- 
sants du deuxième au septième; le sixième et le septième réunis, subglobuleux ; yeux en groupe suborbiculaire, 
polygonaux, sur six rangées. 54 segments, '100 paires de pieds. Longueur totale, 163 millimètres; largeur au 
milieu, 13 r>''i!'imètres. 

lui. /lu.: , i\ Gerv., Aptères, I. IV, p. 192. 

De l'ile Saint-Domingue (Haiti). {Coll. Mus. Paris.) 

PI. III, fig. 1. — L'animal entier et de grandeur naturelle : 1 a, la tête, vue en 
avant; 1 b, la même partie, vue de profil ; 1 c, l'extrémité anale, de profil. 

IULUS STBIOLAÏUS. 

(PLANCHE IV, fig. 2.) 

Lèvre supérieure quadriponctuée. Tète lisse ; un sillon vertical sur son milieu. Bouclier triangulaire, obtus a 
ses parties latérales, épaissi, non marginé, montrant à la partie médiane de son angle postérieur l'indice de 
deux stries courtes ; parties latérale et inférieure des segments striées, à stries obliques, descendantes sur la par- 
tie antérieure des segments, longitudinales et courtes sur la postérieure, plus fortement marquées inférieurement 
que sur les parties latérales, nulles au dos et remplacées inférieurement par de simples guiliochures. Corps parais- 
sant très finement rugueux sous la loupe ; segment préanal en capuchon subépineux, à crochet court, n'atteignant 
pas tout à fait le niveau des valves anales; écaille préanale triangulaire, à sommet obtus; segments forts, sub- 
imbriqués, surtout en avant, un peu épaissis à leur bord postérieur, de couleur vert olivacé, avec la partie pos- 
térieure fauve ou rougeûtre. Pieds forts, ferrugineu.s. ; antennes verdâtres, submoniliformes, à articles un peu en 
entonnoir, subégaux, décroissant du second au septième; celui-ci et le sixième réunis, arrondis; surface oculaire 
subcarrée, à angle antéro-externe obtus; yeux sur cinq rangées. 40 segments, 70 paires de pieds. Longueur 
totale, 0,12 : largeur au milieu, 0,014. 



( 2/1 ) 

Jul. slrioL, P. Gerv., Aplêres, I. IV, p. 192. 

De l'Amérique méridionale. {Coll. Mus. Paris.) 

PI. IV, fig.2. — L'animal entier, de grandeur naturelle : 2a, la tête et la partie 
antérieure du corps, de profil; 2b, la tête en avant; 2c, yeux; 2d, antenne; 
2e, organes copulateurs; 2f, partie terminale, de profil. 

IULUS BIMARGINATUS. 

lui. himarg., P.GeTV., Aptères, t. IV, p. 193, 

De Tijuca, au Pérou. 

IULUS CHILENSIS. 

Inl. chil., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 193. — Id., in Gay, Hist. de Chile, Myriap. 

Du Chili. 

IULUS SUBL./EVIS. 

lui. suhl., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 193. — Id^, in Gay, Hist. de Chile, Myriap. 
Du Chili. 

IULUS GAUDICHAUDI. 

/m/. Gaud., P. Gatw., Aptères, t. IV, p. 19Zi.— KL, in Gay, Hist. de CAî7e, Myriap. 

Du Chili. 

Les dix espèces que M. H. de Saussure a ajoutées récemment à cette liste 
sont rapportées par lui à plusieurs catégories. En voici l'énuméralion descriptive: 

L — Pâlies simples dans les deux sexes. 

1. Antennes assez allongées, peu ou point comprimées. Corps très grêle ; premier segment ayant 
ses côtés prolongés en bas et tronqués plus ou moins carrément. 

IULUS MONTEZUM.^, H. de Sauss. 

Grand, très allongé el très grêle. Antennes allongées à peine comprimées, à articles renflés vers le bout ; leurs 
deuxième el troisième segments également longs, les suivants plus longs que larges ; premier segment du corps 
offrant sur les côtés de grands plis transverses ; les suivants fortement striés et presque plissés sur les côtés ; 
segment préanal terminé en pointe obtuse, dépassé par les valves anales. Longueur, 0,1 30. 

De la Vera-Cruz. 

IULUS OTOMITUS, H. de Sauss. 

Antennes plus comprimées que celles de 17. Montesumœ et moins longues ; leur deuxième article seul allongé, 
les suivants comprimés, triangulaires, aussi larges que longs ou à peu près ; forme et sculpture analogues. Taille 
plus petite. Longueur, 0,082. 

Du Mexique. 



( 25 ) 

2. Antennes très courtes, à articles élargis, très comprimées ; premier segment du corps raccourci 
et arrondi en demi-cercle sur les côtés. 

(i(.) Extrémité postérieure du corps comprimée; segment préanal triangulaire au-dessous. 

IULUS ARBOREUS, Humbert el H. de Sauss. 

De moyenne grandeur. Portion antérieure du corps renflée ; antennes courtes, comprimées, devenant plus 
grosses vers le bout ; plaques des yeux ovales; premier segment du corps arrondi sur les côtés ; extrémité posté- 
rieure du corps comprimée, fortement atténuée; segment préanal terminé par une pointe allongée qui dépasse les 
valves anales. Longueur, 78 millimètres. 



De l'île Saint-Thomas. 



IULUS AZTKCUS , H. de Sauss. 



De moyenne grandeur. Corps cylindrique; plaques des yeux subcirculaires; antennes très courtes, très compri- 
mées, à articles presque égaux ; les articles deux à cinq plus larges que longs ; le sixième aussi large que long, 
plus étroit que le cinquième; premier segment arrondi sur les côtés; segment préanal prolongé en pointe, légè- 
rement dépassé par les valves anales; ce segment souvent un peu rugueux en dessus. Longueur, 0,075. 

De Cordova (Mexique). 

IULUS CHICHIMECUS, H. de Sauss. 

Très voisin de 1'/. azlecus, mais deux fois plus grand, moins gros à proportion el moins strié ; plaques des yeux 
triangulaires ; antennes très courtes ; leur sixième article bien plus large que long, mais moins large que le cin- 
quième. Longueur, 120 millimètres; largeur, 13 millimètres. 

De Cordova (Mexique). 

(t.) Extrémité postérieure du corps non comprimée, se terminant en calotte sphérique. 

IULUS TOLTECUS , H. de Sauss. 

De taille moyenne. Corps cylindrique, grêle et allongé ; antennes courtes, médiocrement comprimées; plaques 
desyeux ovales ; premier segment largement arrondi sur les côtés ; le deuxième prolongé en bas en forme d'apo- 
physe large ; extrémité postérieure du corps non atténuée, terminée en calotte sphérique, non en pointe ; segment 
préanal très court, offrant au milieu une petite dent j valves anales bordées par un cordon très saillant, Lon- 
gueur, 0,088. 

Du Mexique. 

3.' Premier segment du corps terminé en pointe de chaque côté; le deuxième prolongé en bas à 
forme d'apophyse. 

(a.) Antennes très allongées, à articles longs et cylindriques; corps grêle et allongé. 

IULUS FILIFORMIS, H. de Sauss. 

Petit, atténué aux deux extrémités; plaques des yeux pyriformes; antennes très longues, très grêles et cylin- 
driques; premier segment terminé en pointe sur les côtés; extrémité postérieure du corps fortement atténuée; 
segment préanal allongé, terminé en épinealguë qui dépasse de beaucoup les valves anales. Longueur, 0,028. 

De la Vera-Cruz. 

Myriapodes, Ix 



( 26 ) 

(6.) Antennes très courtes et comprimées; corps moins grêle. 

IULUS MEXICAINUS, Humberl et H. Je Sauss. 

Cylindrique, assez gros. Antennes très courtes, très comprimées, à articles presque égaux; plaques des yeux 
ovales, tronquées à leur bord interne ; premier segment terminé en pointe de chaque côté, offrant un fort sillon 
le long de son bord antérieur sur les côtés; deuxième segment prolongé en bas en forme d'apophyse; segment; 
préanal terminé en pointe obtuse atteignant le bout des valves. Longueur, 0,053. 

Du Mexique. 

IULUS TEPANECUS , H. de Sauss. 

Caractères principaux de 17. mexicanus. Corps plus gros; plaques des yeux ovoïdes et non tronquées; apophyse 
du deuxième segment bien plus longue et dirigée en avant; valves anales dépassant le segment préanal. Lon- 
gueur, 0,090. 

De Cordova, au Mexique. 

II. — Dernier article des pattes garni d'une sandale, au moins chez les mâles. 

IULUS INSIGNIS , H. de Sauss. 

Mâle grand et gros. Corps renflé au sixième anneau, comprimé postérieurement; antennes très courtes, très 
comprimées, s'élargissant vers le bout; le deuxième article long, les suivants plus larges que longs; plaques des 
yeux en trapèze, subovales ; premier anneau du corps terminé de chaque côté par un angle arrondi, les trois sui- 
vants réfléchis en bas, concaves en dessous et formant de chaque côté un tranchant qui regarde en bas; bord 
postérieur des anneaux fortement striolés en dessous, ruguleux ; segment préanal terminé par une pointe denli- 
formequi n'est pas dépassée par les valves. Longueur, 0,1 30 ; largeur, 0,01 4. 

De la Plata. 

Genre STEMMIULUS, P. Gerv. 

Le principal caractère de ce genre consiste dans la présence d'une seule paire 
d'yeux qui sont steramatiformes au lieu d'yeux multiples et agrégés comme ceux 
des autres animaux de cette famille. 

On n'en connaît qu'une seule espèce : 

STEMMIULUS BIOCULATUS. 

lulus hiocul.,V. Gerv. et Goudot, Ann. Soc. entoni. de France, 2" série, l.I", p. '2S. — Stemm, 
biocul., P. Gerv., Ann. se. nat., 3' série, t. II, p. 70, pi. 7, fig. l'J.— Id., Aptères, t. IV, 
p. 200, pi. Si, fig. 7. 

De la Nouvelle-Grenade (régions tempérées). 



(27 ) 



Famille des POLYZOMDES. 

Les Polyzonidés sont des Diplopodes ayant l'aspect général des Iules, malgré 
la forme déprimée de leurs corps, et dont le caractère essentiel est d'avoir la tête 
plus ou moins allongée et les pièces buccales disposées en suçoir. 

Ces animaux sont représentés en Europe par les Polijzoniums, aussi nommés 
Plafyulus. On en connaît trois genres en Amérique, les Piestodesmus, les Sipho- 
notus et les Siphonophora. 

Genre PIESTODESMUS, Lucas. 

Tête petite, cachée sous la partie inférieure du premier segment; bouche en 
forme de suçoir; une seule paire de gros ocelles. Corps ellipsoïde, assez large, 
obtus à ses extrémités, fortement déprimé, de 41 segments, la tête ekle segment 
anal non compris; les segments fortement carénés. 78 paires de pattes. 

Nous plaçons en tête des Polyzonidés le curieux genre que M. Lucas a fait 
connaître sous ce nom dans un mémoire publié en 1849. L'espèce unique sur 
laquelle ce genre repose \ient des États mexicains. C'est le: 

PIESTODESMUS MORELETI. 

Piest. MorL, Lucas, Revue et Mag. de zool., 18/|9, p. 39, pi. 17. 

Du haut Tabasco. 

Genre SIPHONOTUS, Brandt (1). 

Tête petite, déprimée; deux petits yeux stemmatiformes placés entre les an- 
tennes; bec aigu. Corps long. 

Une seule espèce propre au Brésil : 

SII^HONOTUS BHASILIENSIS. 

Siph. bras., Brandt, Bull. Acad. se. Saint-Pétersb., 1836, el Recueil, p. 50. —P. Gerv., Aptères, 
t. IV, p. 209. 

Du Brésil. 

Genre SIPHONOPHOBA, Brandt (2). 
~ Caractères peu différents de ceux du genre qui précède. Point d'yeux. 

(\)BuU. Acad. Saint-Pétersb., 1836. 
(2) Ibid. 



( 28 ) 
Ce genre renferme dès à présent deux espèces, l'une et l'autre propres à l'Amé- 
rique méridionale. Ce sont : 

SIPIIOiXOPHORA POUTOIUCKNSIS. 

Siph. port., Hranill, loc. cit.— P. Gerv., Aptères, I. IV, p. 209. 

De l'ile de Porto-Rico. 

SIPHONOPHORA LUTEOLA. 

P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 209. 

Des Andes de la Nouvelle-Grenade. 



SOIS-CLASSE DES CHIPLOPODES. 

ORDHE 1\ — SCHIZOTARSES. 

Famille des SCUTIGÉRIDÉS. 

La famille des Scutigéridés, qui se distingue du reste des Chilopodes par des 
caractères à la fois nombreux et importants, ne comprend qu'un seul genre, le 

Genre SCUTIGERA, Lamarck, 

Dont on connaît des espèces dans les différents continents. Celles de l'Amérique 
sont au nombre de trois, savoir : 

SCUTIGEHA FLORIDANA. 

Scut. florid., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 225 (le Cermalia coleopterata, Say, non Aucl.). 

Des États-Unis. 

SCUTIGERA ELEGANS.' 

Scut. eleg., P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 225. 

De la Nouvelle-Grenade (1). 

SCUTIGERA GUILDINGII. 

Cerm. Guild., Newport, Trans.Linn. Soc. London, t. XIX, p. Zb6.— Scut. Guild., P. Gerv., 
Aptères, l. IV, p. 225. 

De l'île de Saint-Vincent, aux Antilles. 

(1 ) Celte espèce et une autre existant dans le même pays onlélé rapportées par feu M. J. Goudot. 



f 29 ) 

ordre ii. — holotarses. 

Famille des LITHOBIDÉS. 

La famille des Lithobidés ne se compose encore que d'un petit nombre de genres, 
et elle n'a que quelques espèces américaines. Quelques-unes appartiennent au 

Genre LITHOBIUS, Leach. 
Ce sont les suivantes : 

LITHOBIUS SPINIPES. 

Lilh. spin., Say, Journ. Acad. nul. se. Philad., 1821, t. II, p. 108. — Ici., OEuiv. entom., éd. 
Lequien, l. I, p. 21. — Lillt. americanus,New[)., Trans. Linn. Suc. London, l. XIX, p. 365. 
— Lith. spin., P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 236. 

Des États-Unis. 

LITHOBIUS AMEBICANUS. 

Lilh. amer., Newp., Trans. Linn. Soc. London, t. XIX, p. 365. — V.Geiv., Aptères, t. IV, p. 236. 
De l'Amérique septentrionale. 

LITHOBIUS MULTIDENTATUS. 

Lilh. inullid., Newp., Trans. Linn. Soc. London, t. XIX, p. 365. 

Des environs de New-York. 

LITHOBIUS PLANUS. 

Lilh. plan., Newp., Trans. Linn. Soc. J^ondon, t. XIX, p. 3Z|6, |)l. 33, lig. 32. — P. Gerv., 
Aptères, l. IV, p. 237. 

De l'Amérique boréale. 

LITHOBIUS MEXICANUS. 

Lilh. mcx.,Verhosc,Rev. cur. de M. Guérin, 1839, p. 261.— P. Gerv., ^pk'm, t. IV, p. 237. 

Du Mexique. 

LITHOBIUS PLATENSIS. 

Lilh. plal., P. Gerv., Aptères, l. IV, p. 237. 
• De Montevideo. 

Genre HENICOPS, Newp. 
Une seule espèce américaine a dû être rapportée à ce genre, dont le principal 



(30 ) 

caractère, par rapport aux Lilhobies, est de n'avoir qu'une seule paire d'yeux. 
Celte espèce est celle que j'ai appelée 

HRMCOPS CHILENSIS. 
Hen. chil,V. Gerv., Aptères, t. IV, p. 239. 

Du Chili. 

Famille des SCOLOPENDRIDÉS. 

La famille des Scolopendridés, qui renferme tant d'espèces redoutables parleur 
piqûre, se rencontre dans toutes les parties du monde, mais elle n'est nulle part 
aussi multipliée que dans les régions chaudes, et ses représentants y atteignent 
aussi une plus grande taille. On l'a partagée en plusieurs genres que nous avons 
nous-même répartis dans trois tribus différentes : 

1° Les Scolopendridés hétérostomes ou cribrifères, dont les deux seuls genres 
[Heterostoma et Branchiostoma) ont les segments en forme de crible. 

2° Les Scolopendridés morsicants, qui ressemblent plus ou moins au Scolopen- 
dra morsicans du midi de l'Europe et ont de même les stigmates en boutonnières, 
et par les pattes, au nombre de vingt et une paires. Ils forment les genres 5co/o- 
pendra, Monops et Crypiops. 

3" Les Scolopendridés hétéropodes, qui joignent à la même forme de stigmates 
que les précédents le caractère de porter vingt-trois paires de pieds. 

La division des Hétérostomes est la seule qui ne fournisse point d'espèces à 
l'Amérique, du moins à en juger par l'état actuel de nos connaissances. 

Genre SCOLOPENDRA, Linné. 

21 segments, A paires d'yeux, tels sont les caractères principaux de ce genre, 
dont les espèces paraissent être très nombreuses et ont été successivement étu- 
diées par Leach, par M. Brandt, par nous-même et par M. Newport. 

SCOLOPENDRA MARGÎNATA. 

Scol. marg., Say, Journ. Acad. nat. se. Pliilad., t. II, part. 1, p. :100. — Id., OEuvr. entom., 
éd. Lequien, 1. 1, p. 2'î.— Scol. morsitans (parliin), Ne^Yp., 2Van*.I,?Hn.5oc. London, t. XIX, 
p. 379. — Scol. marg., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 276. 

De la Géorgie et de la Floride. 

SCOLOPENDRA VIRIDIS. 

Scol. virid,, Say, Journ. Acad. nat, se. l^hilad., t. 11, part. 1, p. 100.- — Id., OEuvr. entom., 
éd. Lequien, t. I, p. 23. —P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 277. 

Du Brésil. 



(31 ) 

SCOLOPENDRA PUNCTIVENTRIS. 

Scol. punctiv., Newport, Ann. and Mag. of nat. Hisl., t. XIII, p. 100. — Id., Trans. Soc. Linn. 
London, t. XIX, p. 3S6.— P. Gerv,, Aptères, t. IV, p. 277. 

De la Floride. 

SCOLOPENDRA INyEQUIDENS. 
Scol. inœq.,'P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 277. 
Des États-Unis, à New-York. 



'5 



SCOLOPENDRA AZTECA. 

Mandibules inermes ; tête aussi large que longue; premier segment ne débordant guère la tête sur les côtés et 
muni d'un fort sillon transversal ; segments 2, 4 et 6 deux fois plus courts que les segments 1 , 3 et 5 ; premier 
article des pattes anales terminé par une longue épine et offrant d'autres épines à son bord interne et à sa face in- 
férieure ; plaque préanale bien plus longue que large, rétrécis en avant ; pattes de la dernière paire médiocrement 
longues. Longueur du corps, 0,050. 

Scol. azt., H. de Sauss., Revue et Mag. de zool., 1858, p. 545. 

Du plateau du Mexique. 

SCOLOPENDRA TOLTECA. 

Tête un peu plus large que longue; bords latéraux du premier segment du corps élargis, arrondis ; sillon de 
cet anneau faible, très arqué, plus fort au milieu ; le deuxième segment seul très court, les quatrième et sixième 
d'une grandeur normale; premier article des pattes anales terminé par un tubercule spiniforme. Caractères d'ail- 
leurs semblables à ceux de l'espèce précédente. Longueur, 85 millimètres. 

Scol. lolt.,]i. de Sauss., Revue et Mag. de zool., 1858, p. 5/i5. 
De la Vera-Cruz. 

SCOLOPENDRA OTOMITA. 

Très voisin du Scolopendra azteca, mais ayant le sixième segment trois fois aussi long que le deuxième, les 
pattes anales sensiblement plus courtes et la tête plus longue que large. Longueur, 62 millimètres. 

Scol. otom., H. de Sauss., Revue et Mag. de zool., 1858, p. 546, 
Du plateau du Mexique. 

SCOLOPENDRA CUBENSIS. 

Corps long et grêle ; tête allongée, petite; le deuxième segment du corps seul très court, les derniers plus 
longs; antennes de 4 7 articles; pattes anales très longues et grêles, égalant les quatre derniers segments pris 
ensemble, armées tomme le Scol. azteca; plaque sous-anale très allongée ; anus placé entre deux longues épines. 
Longueur, 0,073. 

Scol. euh., H. de Sauss., Revue et Mag. de zool., 1858, p. 546. 
De l'île de Cuba. 

SCOLOPENDRA CHICHIMECA. 

Grêle, convexe; tête aussi large que longue; le premier segment du corps peu large, le deuxième très court, le 



" ( 32 ) 

sixième deux fois plus long ; antennes de 1 8 articles ; pattes anales très longues, grêles comme dans l'espèce pré- 
cédente, mais un peu moins fortement armées. Longueur, 0,0i?. 
Scol. chichim.,H. de Saiiss., Revue et Mag. de zooL, 1858, p. 5Z|6. 
Du plateau du Mexique. 

SCOLOPENDRA GIGAS. 

5ai/. gig., Leacli, Zool. mise, t. III, p. i'2. — Id., Linn. Trans. London, t. XI, p. 383. — New- 
port, /!'/«. and Mag. ofnut. Ilist., t. XIII, p. 98. — Id., Trar^s. Linn. Soc. London, t. XIX, 
p. 399.— P. Gerv., Aptères, I. IV, p. 278. 

De Venezuela? 

SCOLOPENDRA INSIGNIS. 

(PLANCHE V, Og. 1.) 

Tête subcordiforme. Bord antérieur de l'arceau forcipulaire échancré et fortement marginé ; segments assez 
serrés, subimbriqués, plus larges en arrière qu'en avant, marginés laléralement à partir du quatrième, à doubles 
stries obsolètes ■ dernier segment court, à bord postérieur subarrondi ; doubles stries inférieures médiocrement 
marquées, non continues; plaque préanale plus longue que large, à bord médiocrement échancré, plus étroit que 
l'antérieur ; bords latéraux droits ; angles postérieurs subarrondis ; appendices latérau.t marqués de ponctuations 
extrêmement fines ; cuisses terminées par un faisceau de très petites épines ; bord dentifère des forcipules à quatre 
dents égales en ligne droite, dont les deux internes plus ou moins confondues. Pieds de derrière assez longs, sub- 
aplatis en dessous, ayant des épines nombreuses sur la partie interne de leur face supérieure et sur la partie interne 
de leur face inférieure ; 30 ou 35 épines en tout ; l'épine postérieure est formée de la réunion de 1 à -1 5 petites 
épines disposées en deux ou trois faisceaux sérieux ; tous les pieds ont des épines correspondantes, mais au 
nombre de 3 ou 4 seulement. Couleur ferrugineuse ambrée, plus pâle sur les antennes et sur les pieds, plus foncée 
et marbrée de brunâtre en dessus. Longueur du corps, 0,200; antennes, 0,043; pieds de derrière, 0,036. 

Scol. insign.,'P,Gevv., A7m. Soc. entom. de France, 18ZiZi, p. 29.— Id., P. Gerv., Aptères, t. IV, 

p. 278, pi. /)3, fig. Zi. 

Des régions chaudes de la Nouvelle-Grenade, par M. J. Goudot, et spéciale- 
ment de Carthagène, par M. Ferdinand Barrot. 

Quand j'ai publié la première indication de la grande Scolopendre dont je reproduis ici la caractéristique, telle 
que je l'ai donnée dans l'ouvrage sur les Aptères de M. le baron Walckenaer, on ignorait encore la patrie du Scolo- 
pendra gigas deLeach, que M. Newport a plus récemment indiqué comme étant de la Nouvelle-Grenade. Cette 
communauté de patrie et une incontestable similitude dans les caractères rendent douteuse la spécificité du Seolo- 
pendra insignis, qui n'est peut-être qu'un double emploi du Scol. gigas. Je n'ai pas cru toutefois que la nécessité de 
réunir ces deux Scolopendres en une seule et même espèce, quoique très probable, fût dès à présent absolue, et 
j'aurais désiré, pour la mettre hors de doute, pouvoir comparer l'exemplaire type de l'espèce de Leach à celui que 
j'ai moi-même employé pour la description de l'espèce dénommée par moi. Celui-ci est conservé dans les collec- 
tions du Muséum de Paris; c'est d'après lui qu'ont été faites nos figures delà planche 5. Le Scolopendra gigan- 
tea (1) des Linnéens n'a rien de commun avec le Scol. gigas, quoique étant aussi de très grande taille; ses pieds 
sont au nombre de 17 paires seulement. 

(I) Scolop. pedibus^G, Brown, Jamaica, p. 426, pi. 42, fig. 4. — Scol. gigantea, Fahr. ,Spec. ent., t. I, p. 531 . 
— Linné Genel., Sijst. nat., /ns.,p. 3016. — Scol. gigant., P. Gerv., Aptères, p. 279. 

De l'Amérique. 

Une grande Scolopendre que nous croyons des Antilles [Mus. de Paris, par M. Plée), et dont nous parlons à la 
page 279 de notre ouvrage, reproduit les caractères du Scolopendra gigantea, si ce n'est qu'elle a, comme la plu- 
part des autres Scolopendres, 21 paires de pieds. Sous ce dernier rapport, elle ressemble davantage aux Scolo- 
pendra insignis et gigas. 



( 33 ) 
PI. V, fig. 1. — Scohpenâra insignis, de Carlhagène, de grandeur naturelle: 
lig. la, la partie antérieure, vue en dessous; fig. ih, la partie postérieure, vue en 
dessous. 

SCOLOPENDRA MELINOiM. 
Scol. Mel.^ Lucas, Ann. Soc. eatom. de France, 1853, p, 55. 

De Cayenne. 

SCULOFENUHA VAKIEGATA. 

Scol. varieg., Newp., Ann. and Mag, of nat. Hist., l. XllI, p. 97. — Id., Trans. Linn, Suc. 
London, t. XIX, p. 397. 

De Demerari (Guyane anglaise). 

SCOLOPENUHA BHAiNDTIANA. 

(PLANCHE VI, Gg. 3.) 

Tête, pieds et antennes ferrugineux plus ou moins foncés; segments verdâlres eniJessus et en dessous; doubles 
Stries supérieures subcurvilignes, à peu près continues ainsi que les inférieures; plaque préanale un peu plu» 
longue que large, à bord postérieur plus étroit que l'antérieur, subarrondi ; appendices latéraux coupés oblique- 
ment à leur extrémité, avec un faisceau de 4 ou 5 petites épines à sa partie saillante interne. Pieds de derrière 
aplatis en dessus, à articles courts, peu ou point marginés, portant 5 épines simples à leur bord supéro-interne, 
plus une postérieure quadruple, c'est-à-dire formée de la réunion de 4 spinules ; 8 épines simples sur trois 
rangées obliques à la face inférieure ; la première rangée de 2 épines (d'autres individus ont 2 ou 3 épines 
seulement au bord inférieur) ; cinq dents à chaque petite saillie de l'appareil forcipulaire. Antennes de 23 articles 
moniliformes. Longueur totale, 0,100; antennes, 0,0'l9;pieds de derrière, 0,020. 

Scol. Brandi., P. Gerv., Ann. se. nat., 2"^ série, t. VII, p. bO.— Scol. plalypus, Brandi, Recueil, 
p. 6'J . — Scol. morsitans (partim), Newport, Trans. Linn. Soc. London, t. XII, p. 378. — 
Scol. Brandi., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 280. 

Du Brésil, de la Guyane, de la Nouvelle-Grenade et de la Vera-Cruz; se ren- 
contre aussi aux Antilles. 

Fi. VI, fig. 3. — Exemplaire de Saint-Thomas, aux Antilles {Coll. Mus. Paris): 
fig. 3, l'animal entier et de grandeur naturelle; 3 a, la cuisse de sa dernière paire 
de pattes, vue en dessous et grossie. 

SCOLOPENDRA PLATYPUS. 

Scol. platyp., brandi, Recueil, p. 61. — P. Gerv., Aptères, p. 280. 
De Cuba, de Saint-Domingue et de la Jamaïque. 

SCOLOPENDRA PLATYPOIDES. 

Scol. platgpoid., Ncwp., Traits. Linn. Soc. London, l. XIX, [i. 380. — !'. Gitv., .iplèros, p. 281. 

Du Brésil. 

MïniAPODES. 5 



( 34 ) 

SCOLOPENDRA NEWPOllTII. 

Scol. suhspinipes, V.Gerv., Ann. se. nat., 1" s,ér\e, I.VII, p. 50, non Leacli ? — ScoL Gcrvaisii, 
Kewp., Trans. Linn.Soc. London, t. XX, p. o90, non Scol. fjfrvaisiana,\ioch. — Scol. Ncwp., 
Lucas, Algérie, Anim. artic, l'impart., 3/j3 (un noie). — P.Gerv., Aptères, t. IV, p. 281. 

Du Brésil. 

SCOLOPEINDRA PLACE/E. 

Scol. Plac, JNewp,, Trans. Linn. Soc. London, l. XIX, p. 390.— P. Gerv. , Aplêres, t. IV, p. 281. 
Du Brésil. 

SCOLOPENDUA AUDAX, 

Scol.aud., P. Gerv., Ann. se. nat., 2' série, t. Vit, p. 50. — Scol. morsilans,L-à[v,,Nou)}. Dict. 
d'hisl. nat.,L XXX, p. 393.— Id., Aptères, L IV, p. 283. 

Du Brésil et de l'île Saint-Vincent. 

SCOLOPENDRA SUBSPINIPES. 

Scol. subspin., Brandt, Recueil, p. 59. — P. Gerv., Aptères, p. 283, non Scol. subspiii., Leach 
(P. Gerv., i;5<èm, t. IV, p, 262). 

SCOLOPENDRA ANGULATA. 

Scol. anguL, Newp., Ann. and Mag. of nat. Hist., t. XIII, p. 97. — Id., Trans. Lmn, Soc 
London, t. XIX, p. 3 et 8. — P, Gerv., Aptères, t. IV, p. 283. - 

De la Trinité. 

SCOLOPENDRA COMPLANATA. 

Scol. compL, Newp., Ann. and Mag. of nat. Hisl., t. XIII, p. 99, non Lalreille. — Id., Trans. 
Linn. Soc. London, t. XIX, p. 404. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 284. 

De Saint-Kitts ou Saint-Christophe. 

SCOLOPENDRA MULTISPINATA. 

Scol. mM?<ispm.,Ne\vp. , Ann. and Mag. ofnat. Uist., t. XIII, p. 58. — Id., Trans. Linn. Soc. 
Lûndon, t. XIX, p. 405. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 284. 

De Saint-Christophe. 

SCOLOPENDRA SAGR^A. 

(PLANCHE VI, fig. 1, 2.) 

Segments du corps subégaux, mari^inés laléralement, sauf les derniers, à stries supérieures assez fortes, surtout 
au milieu. Pinces fortes; antennes longues, grêles, de 17 articles. Pieds postérieurs cylindriques, garnis sur l'ar- 
ticle basilaii'e de 20 à 25 épines, dont la terminale est elle-même formée par une réunion de spinules. Couleur 
ferrugineuse lavée de vcrdàtre; pieds et dessous ducorps plus clairs. Longueur, ■\ 44 millimètres; antennes, 40 mil- 
liiiièlres; pieds de derrière, 36 millimètres. 

Scol. sagr., P. Gerv., Ann. se. nat., 2" séi-ie, t. Vil, p. 50, pi. 8. — Brandt, Recueil, p. 66.— 



( 35 ) 

Scol. alternons, ^ewp., Trans. Linn. Soc. London, t. XIX, p. 302.— 5co/. morsicans, Shaw, 
Zool. Mise, f. I, pi. 0. ■ 

De Cuba, par M. Ramon de la Sagra, et d'Haïti, par M. Jeeger. Des Scolo- 
pendres rapportées de Saint-Thomas et de la Guadeloupe m'ont para être de 
cette espèce. 

Notre planche VI représente, sous les numéros 1 et 2, deux exemplaires de Scolopendres appartenant probable- 
ment l'un et l'autre au Scolopendra sagrœa. 

Celui de la figure 1 n'a que 13 articles aux antennes; les cuisses de la dernière paire de pattes portent 
'13 épines éparses à leur bord supéro-interne et 1 2 à la face inférieure; l'épine terminale est un faisceau de 
7 spinules, dont deux sont plus fortes que les autres. Cet exemplaire vient de Cuba [Coll. Mus. Paris). 

L'exemplaire de la figure 2 est de l'île Saint-Thomas, d'où il a été rapporté par M. Richement (Co». Mus. Parls\ 
Il a 17 articlei aux antennes. La face supérieure de la dernière paire de pattes est aplatie comme dans le précé- 
dent. On voit à la cuisse 1 5 épines au bord supéro-interne et 1 1 à la face inférieure ; l'épine terminale est formée 
de 7 spinules rapprochées. 

PI. VI.— Fig. 1. Exemplaire de Cuba, de grandeur naturelle : la, la dernière 
cuisse vue en dessous, grossie.— Fig. 2. Exemplaire de Saint-Thomas, de gran- 
deur naturelle : 2a, la dernière cuisse vue en dessous, grossie. 

SCOLOPENDRA LINEATA. 

Cormocephalu.ilineatus, ^ev/p., Trans. Linn. Soc. London, t. XIX, p. Z|25.~5co?. /m., P. Gerv, 
Aptères, t. IV, p. 284. 

De l'île Saint-Vincent. 

SCOLOPENDRA GUILDINGII. 

Cormocephulus Giiildingii, Neyv[i., Trans. Linn. Soc. London, l. XIX, p. /i21 — P. Gerv., 
Aptères, t. IV, p. 28/i. 

De l'île Saint-Vincent. 

SCOLOPENDRA PLANICEPS. 

Scol. plante. ,Nevip., Trans. Linn. Soc. London, [. XIX. p. 391.— P. Gerv., Aptères, f. IV,p. 285. 
Des Antilles. 

SCOLOPENDRA LUTEA. 

Scol. lut., Newp., Trans. Linn. Soc. London, t. XIX, p. 392,— P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 285. 
Des Antilles ? 

SCOLOPENDRA CHILENSIS. 

Scol. chil.,V. Gerv., Aptères, [. IV, p. 287. — Iil., in Gay, Hist. de Cliile. 

Du Chili. 

SCOPOLENUllA PALLIDA. 

Scol. pall. P. Gerv., Aplères, t. IV, p. 285. — kl., in Gay, Ilist. de Cliile. 
Du Chili. 



( -^6 ) 

SCOLOPENDRA PUNCTIDENS. 

■ Scol. punctid., Nrwp. ,^h«. n7id Mag. ofnat. Hist., t. XIII, p. 97. — Kl., Trans. IJnn. Soc. 
London, (. XIX, p. 306. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 286. 

De l'Amérique australe? 

Genre SCOLOPOCRYPTOPS, Newporl. 

Point d'yeux. 23 paires de pattes; stigmates en boutonnières. 

Ce genre, qui a été établi par M. Newport, comprend, indépendamment de 
l'espèce africaine que Linné et de Geer avaient appe\éeScolope7ulrafemtgmea (2), 
les cinq espèces américaines suivantes ; 

SCOLOPOCRYPTOPS SEX-SPINOSA. 

Crypiops sex-spinosus, Say, Joiirn. Acad. nut. se. Philad., t. II, p. 112, cl OEuvr. entom., édit. 
Lequien, l. I, p. 24. — Scolopocrytops sex-spinosa, Newp., Trans, Linn. Soc. London, t. XIX, 
p. 1x07, pi. 33, fig. 20-23. — P. Geiv., Aptères, t. IV, p. 297. 

De la Géorgie et de la Floride. 

SCOLOPOCRYPTOPS MIERSII. 

Scolop. Micrsii, Newp., Trans. Linn. Soc. London, (. XIX, p. Z|05. — P. Gerv.,, Aptères. 1. IV, 
p. 298. 

Du Brésil. 

SCOLOPOCRYPTOPS MELANOSOMA. 
Scolop. meJan., Newp., Traw*. LJnn. Soc. L^ondon, t. XIX, p. 406. 
De l'île Saint-Yincenl, aux Antilles. 

SCOLOPOCRYPTOPS AURANTIACA. 

Point d'yeux. 24 segments en comptant la tête. Corps court, à plaques du dos 1res convexes, prolongées sur 
les côtés et débordant l'abdomen ; d'un rouge orangé clair. Les segments sont plus larges que hauts, très inégaux 
entre eux; la lête est rouge et se superpose au corselet. Les plaques du dos sont fortement imbriquées et su- 
perposées les unes aux autres ; les plaques du ventre sont en carré long, peu allongées, glabres, luisantes, 
d'un rouge orangé; la plaque anale est tronquée à son extrémité; lobe terminal droit n'ayant qu'une seule 
pointe. Longueur, 0,052. 

Scoïop. OM»-., Walckenaer, ^p^eVes, t. IV, p. 593. 
Du Brésil, à Rio-Janeiro. 

SCOLOPOCRYPTOPS VIRIDIS. 

Point d'yeux. 24 segments en comptant la tête. Corps étroit, ni aplati, ni bombé, court, à segments inégaux 
Tête dégagée, se superposant au corselet, arrondie à sa partie postérieure; deux sillons parallèles sur les plaques 
du dos, mais aucune sur les plaques du ventre. Tout le corps est verdâtre ; la têle est d'un vert plus foncé, les 
pattes et les antennes d'un vert plus pâle. Les mandibules, la lèvre, la têle en dessous, les trois segments qui 
suivent, sont d'un rouge brun, et le dernier est arrondi à sa partie postérieure. L'écusson anal forme un quadri- 



( 37 ) 

latère allongé qui diminue à son exlréniité, et de ses deux lobes laléraux sortent deux épines pointues, allongées 
et divergentes. Enlre les épines on voit l'anus, avec la fenle el les deux lèvres, comme dans la coquille dite de 
Vénus. La lèvre inférieure, qui porte les mandibules ou pinces monodaclyles, n'a point de dent ni de suture bifide ; 
elle est bombée. Les pattes postérieures manquent dans l'individu, incomplet sous ce rapport. Celles qui les pré- 
cèdent sont minces, allongées, peu rendées, point garnies d'épines, et ont leur premier article cylindrique et glabre 
comme les autres. Les antennes ont 17 articles, les premiers larges, aplatis, engainés les uns dans les autres, les 
derniers détachés et ne tenant entre eu.x quepar leur axe; le dernier, ovale, cylindrique, plus allongé que l'avanl- 
dernier. Longueur, O.Ooi. 

Scolop. vir., Walckenaer, Aptères, l. IV, p. 50i. 

A été rapporté du Brésil par feu ]\J. Gaudichaud. 

Genre SCOLOPENDRIDES, Newport. 

M. H. de Saussure, dans ses diagnoses de quelques Myriapodes nouveaux de 
l'ordre des Chilopodes (1), décrit sous le nom de : 

SCOLOPENDRIDES MEXICANA 

Une espèce sans yeux, à pattes également au nombre de 23 paires, la dernière paire étant dépourvue de grilTe, 
très allongée et terminée par une tigelle, espèce à laquelle il donne les caractères spécifiques suivants : 

Corps grêle, aplati. Bouclier céphalique ovoide. Plaque sous-anale plus large que longue; segmenis du corps, 
pour la plupart, aussi longs que larges. Pattes de la dernière paire aussi longues que les huit derniers anneaux du 
corps; leurs articles 1-3 presque égaux, inermes, sauf le premier en dessous, qui offre quelques très petites 
épines; le quatrième, très long, rende à la base, terminé parune tigelle fortement sculptée. Couleur ferrugineuse. 
Longueur du corps, 28 millimètres. 

De Cordova, au Mexique. 

Celle espèce se rapproche des Newporties, et devra peut-Atre leur elre réunie. 

Genre NEWPORTIA, P. Gerv. 

Point d'yeux; stigmates en boutonnières. 23 paires de pieds; ceux do derrière 
fort longs, par suite de la multiplicité des articles du tarse, ici au nombre de 12 
au lieu de 3. 

J'ai établi ce genre (2) pour l'espèce aujourd'hui appelée : 

NEWPORTIA LONGIÏARSIS, 
que feu M. Newport avait décrite sous le nom de Scolopocryplops longilarsis (3;, et 
qui vient de Saint-Vincent, aux Antilles, où elle a été découverte par ftl.Guilding. 

(1) Revue et Magasin de zoologie, 18^8, p. 846. 

(2) Hist. nat. des Aptères, 1847, t. IV, p. 298. 

(3) Trans. Linn. Soc. Londoit, t. XIX, p. 407, pi. 40, fig. 10. 



( 38 ) 

Famille des GÉOPHILIDÉS. 

Antennes de 14 articles; point d'yenx. Corps allongé, linéaire, formé d'un 
grand nombre d'articles uniformes (40 et au delà), habituellement composés de 
deux parties inégales en dessus et d'une seule en dessous. Nombre des pattes 
augmentant comme celui des articles. 

C'est en Europe que lesGéopliilidés sont surtout nombreux et variés en espèces. 
11 en existe quelques-uns en Afrique, dans l'fnde et à la Nouvelle-Hollande, et 
l'on en connaît aussi dans les deux Amériques. Ceux de l'Amérique qu'on a dé- 
crits appartiennent à plusieurs des divisions génériques établies dans ce groupe. 

1. 

Géophiles maxillaires, P. Gei'v. (genre MEGISTOCEPHALUS, NewporI). 

MECISTOCEPHALUS GUILDINGIl. 

Mecisl. Guild.,Ne\\\)., Proceedings zool. Soc. London, 18/i2, p. 179. — Gcophilus Guildingii, 
P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 311. 

De l'île Saint-Vincent, aux Antilles, par feu M. Guilding. 

GEOPHILUS MILLEPUNCTATUS. 

Geoph. miUepunct., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 31] . 
De Valdivia, au Chili, par M. Claude Gay. 

9 

Geophiles monilicornes, P. Gerv. (genre GEOPHILUS, Ne^Yporl). 

Une espèce de cette division avait été rencontrée dans l'Amérique septentrio- 
nale (1); c'est le : 

GEOPHILUS RUBENS. 

Geoph. ruh., Say, Journ. Acad. nat. se. Philad., 1821, t. II, p. 113. — Newp., Trans. Linn. 
Soc. London, l. XIX, p. Z|35. — P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 320. 

Des États-Unis. 

M. H. de Saussure vient d'en décrire une seconde, qu'il a découverte à 
Cordova, au Mexique; c'est son : 

(1) Lo Geophilus ancjuslatus (Esclischollz, Mém. Soc. impér. nul. Moscou, t. IV, p. 3, et Bulletin Férussac, 
t. Yll, p. 267) est des parties mériflionales des Étals de l'Union. 11 n'est pas assez bien connu pour qu'on le 
classe exactement. 



(39j 

GEOPHILUS MEXICANUS (1). 

Très grêle; corps fort peu aplati dans ses portions moyenne et postérieure. Tête subirianguiaire, tronquée 
postérieurement. Antennes se toucliant à leur base, déprimées, larges, s'alternanl vers le bout. Segment préanal 
cordiforme, terminé en pointe. Cent vingt-sept paires de pattes. Couleur ferrugineuse. Longueur, 60 millimètres. 

3. 

Géophiles acutic ornes, P. Gerv. 

Le Brésil nous a fourni une espèce de ce genre : 

GEOPHILUS GUILLEMINI. 

Geoph. Guill., P. Gerv., Aptères, t. IV, p. 32/i. 
Rapporté du Brésil, par MM. Guillemin et Houlet. 

{i]Ss.nss., Revue et Magasin de zoologie, '\ 8^8, 'p. biT. 



SUR SEPT ESPÈCES 



DE 



SCORPIONS AMÉRICAINS, 

PAR M. PAUL GERVAiS. 



Les sept espèces de Scorpions dont il va être question sont toutes américaines, et 
elles sont déjà connues des entomologistes par les descriptions que nous en avons 
données dans notre ouvrage sur les Aptères; mais il en est plusieurs parmi elles 
qui n'avaient point été figurées, et il nous a paru utile de leur consacrer deux des 
planches de cet ouvrage. Les figures que nous en publions sont dues, comme celles 
qui sont relatives aux Myriapodes diplopodes, au pinceau de M. Nicolet. 

SCORPIO EDWARDSII. 

(PLANCHE I, fig. 1.) 

Scorpio Edivardsii, P. Gerv., Archives du Muséum d'hist. naL, I. IV, p. 216, pi. 11, fig. 13. — 
1(1., Apl('}-es, t. IV, p. 53 

De la Nouvelle-Grenade à Santa-Fé et dans la province de Carlhagène, ainsi 
que de quelques parties du Brésil et du Pérou. 

PI. I, fig. 1. — 'Exemplaire entier et de grandeur naturelle: 1 rt, céphalothorax 
et yeux; \b, les deux peignes; le, les deux derniers articles abdominaux et 
l'aiguillon. 

SCORPIO HEMPRICHII. 

(PLANCHE 1, fig. 2.) 

Scorpio Hempr., P. Gerv., Archives du Muséum d'hisf. naL, l. IV. p. 218, pi. 'M, fig. 18. — 
Id., Aptères, t. IV, p. 5/i. 

De l'île de Cuba. 

PI. I, fig. 2. — Entier et de grandeur naturelle: fig. 2«, céphalothorax et yeux; 
26, les peignes; 2r, les deux derniers segments abdominaux cl l'aiguillon. 

MvniAPODES. G 



( 42 ) 
SCORPIO ODSCURUS. 

.f PLANCHE I, fig. 3.) 

Scorpio ùhsc, P. Gerv., Archives du Muséum d'hist. nat., t. IV, p. 219. — Id., Aptères, t. IV, 
p. 55. 

De la Guyane, de la Nouvelle-Grenade et du Mexique. 
PI. III, fig. 3. — L'animal entier et de grandeur naturelle: 3a, le céphalothorax 
et les yeux; 36, les peignes. 

SCOHPIO FILUM. 

(PLANCHE II, fig. 1.) 

Scorp. fil., Hempr. el Elireiib., .S'y»»/*, phys., Arachn., p. 1, pi. 2, fig. 5. — P. Gerv., Aptères, 
t. IV, p. 53. 

On a donné cette espèce tantôt comme africaine (Sénégal), tantôt comme asia- 
tique (Djedda, Singapore, Manille), tantôt au contraire comme américaine. A- 
t-elle été transportée dans ces diverses localités par des bâtiments de commerce? 
Est-elle réellement propre à ces mêmes localités, ou bien encore a-t-on con- 
fondu sous la même dénomination des animaux spécifiquement différents, malgré 
leur ressemblance extérieure? Ce sont là autant de questions auxquelles on ne 
saurait encore répondre avec précision. Le Scorpio flitm qui a servi à nos figures 
provient de la Guadeloupe, el la collection du Muséum de Paris en possède d'ana- 
logues qui ont été recueillis à Haïti. 

PI. Il, fig. 1. — L'animal entier et de grandeur naturelle: 1 a, céphalothorax et 
yeux ; 1 b, les peignes, 

SCORPIO GRANOSUS. 

(PLANCHE IF, fig. 2.) '•■"I 

Scorp. (jran., P. Gerv., Arch. Mus. d'hist. nat., t. IV, p, 233, pi. 12, fig. Ii2-lill. — Id., Aptères, 
t. IV, p. 65. 

De Mexico. 

PI. II, fig. 2. — L'animal entier el de grandeur naturelle : 2a, céphalothorax et 
les yeux; 2b, l'un des peignes; 2e, les deux derniers anneaux de l'abdomen avec 
l'aiguillon. 

SCORPIO MAURUS. 

(PLANCHE II, fig. 3.) 

Scorp. wanr., de Gcor, Mém., t. VU, p. 337, pi. /lO, fig. 1-8. — Herhsl, Scorp., p. 52, pi. 6, 
fig. à.— l\ Gerv., Archives ^lus. d'hisl. nat., I. IV, p. 231, pi. h, fig. 37-39. — Id., Aptères, 
t. IV, p. 6/i. 

De Cayenne. 



( 43 ) 

PI. II, fig. 3. — L'animal entier et de grandeur naturelle: 3a, le céphalothorax 
et les yeux; 3 6, l'un des peignes; 3c, les deux derniers articles de l'abdomen et 
l'aiguillon. 

SCORPIO BIACULEATUS. 

(PLANCHE U, fig. 4.) 

Scorp. biacuL, Lalr., Coll. — Androclonus biacid., Lucas, in ^Vebb et Berlhelol, Canaries, 
Arachn., p. hb. — P. Gerv., Archives du Mus. d'Iiist. ttaL, t. IV, p. 218. — Id., Aptères, 
t. IV, p. 5/i, 

Du Mexique et de la Guyane. M. H. Lucas dit qu'on le trouve aussi aux îles 
Canaries. 

PI. IF, fig. 4. — ^ L'animal entier et de grandeur naturelle: ia, l'un des peignes; 
ib, les deux derniers segments de l'abdomen et l'aiguillon. 



TABLEAU 



DES 



MYRIAPODES AMÉRICAINS, 



Avertissement • P^»^ ^ 

Sovs-closse des Diplopodes ou Chilognathes 2 

Ordre des Pollyxénidés 2 

Famille des Pollyxénides '• 2 

Faniiile des Gioméridés 2 

Famille des Polydesmidés 3 

Famille des Iulidés 1' 

Famille des Polyzonidés 27 

Sous-classe des Chiplopodes 28 

Ordre des Scliizolarses 28 

Famille des Scutigéridés 28 

Ordre des Ilolotarses .29 

Famille des Liihohidés , 29 

Famille des Scolopeiidridés 30 

Famille des Géophilidés 3b 



SUR SEPT ESPÈCES DE SCORPIONS AMÉRICAINS. 



Description 41 



£j!pc{fMûfi de- i\de ûisteZTtaufAjfiérùfnc dit StidJ 



Zûo/oçu^-lB/rifj^Of/es //.7. 







Nitiafcf pf'/uey. 



P. UertrfjMd Jidtt. 



L Po/i/r/r.i/?N^if pffstlilosîW, p. Oefv. 
3. /^(jL pû/y^fûnii/u.y, P. Orrv. 



2. Foi. 
4. Po/. 



Jinrieiitini'/ie ja/2f>. 



(/i-a//'a/i/.r, P. &crv. 
/:/ri //iralT/s, /'■ ''^rr-. 



Pnnr /ri,, n^nir ûi„.' r S' Jnaili---' •''' 



£œpé({ition de F. de ûufelmiu- f.imén't^cte du Sud/ 



Zoo/o(/te ■ J/i/rinpodcs FI ■ 2 , 














W 




Nicole^ prnj>. 



!>, Berfrcm^ JCdià. 



AnTie<ù>ii£/zc^ scuip. 



3. Ju/uJ- bipii/iu'Uali/j' P. Ocru. 



l'nnj fnLi>(''rm/-Oro.f r.Sf Jtti'{/ia\^, X'I 



£Jcpé^^^izoTL e7e J"-/^^ ûjj-te^TUiic (AmJi'z^ue dic Sud/ 



Zoolo/^.Iîi/riapodes FI. 3. 






,d 
















I^ùm/el piri.v 



f. JSertnmJ. EJil. 



jlnneiiaiii-'/te sctiip. 



J. J/tllLS' hai^(/?,?(S, /-'. (h-rv. 



2. J^uld.r t7'i//2-(i7'c/znatziJ', P. û^ru. 



,3. ,//i/f/j' p/i//ii/(/t'r, P. Or/ 



/'•"•/.r /ni/'llcfiifOriK' r-S^>/tiri/rif.f,.'!J. 



ExvéditioTV de F- de Ca.'telnmi.l'Amérùjue du Sud^ 



Zûoloffie. Jfi/riapodes I^l-f 








^ 












§§# 





HicoleJ- pmj>. 



P. lierlra^tA- EMt. 



A/ini^tloucAc xculp. 



1. Jn/tts Neujpûrl//l 2^ Ocrv. 2. Ju/u.r slrloIitUlJ- P. Oen>. 

3. i////f/J' rûseiis /'. Ocrv. 



Piirij.Imp. Oin}/0roj r-S' ■/<i'y/iii--J.,^.'i. 



T-VPcaUwn de /' de Cn::it'Iriaa Oimcnauc duSudj . 



'/no/oçœ . l/i/napodes /'l. o . 




rjurlarl Jfl d /,//, 



/' JI,-r/,„/l,/, £,ù/. 



/ Sco/c/nj/dra i/is/nnis. P C/fnt. 



i'fii'.: /ti!/t . /^V//y. ^rnx, r S^ Jtiftjfiu 



Expeeiiii-on de F a!e Cxsie/ruzij iJ/nmyue Ju Si/dj. 



Zonl(>o/c. Mi/rta7iod€S .// Ô 






OuJart ddiil liA. 



/ Jierùojid^ £rùi 



J Sco/onenc/ra sa/jrœa , P. ^Jerv. 



2 Sco/ofte,'u/in //rarulùa/m . P Gn, 



/hrf.f /»/// /irm/-^îfO! r S' .hrm/rs..tJ 



Edi^pédilion de F. de Casteina.it fAifiérii/nd tût Siidj 



Zoo/oçie . Scorp7ons.Fl.l. 




yUifUi pin.li-. 



p. B^rirand £tiif-. 



Annrdoiicht*- jty. 



I. Sc(ir/<i,j F.c/imtri/.ril, P. Orru. --' Srorpio //<Tiiprù;/ii(' , P. Gtn,. 

.'1. ,l'rti/yiii> (ili.niiriij, /'■ Gcru , 



/hrù /m/> Oeni/-Or,i.r,r s'. Jnct/iic^rXI ■ 



Expci^ieiori- de F. de ûu-lelnnu /Amérhjiie du Sud I 



Zoo/ûffi^ . JcvrnwrLr. P^. J 




Nùxt/et /7//7J . 



y. /l,Tlr,uid Edil. 



AnneJotiiJte ,rr 



L Sriir/'io /lltlin . Ilfinpr ri K/ll 
,'l. Scorpiil lllilliril.f , lU Ori-r. 



3. ScofpLo ffrano.nu; P. Gi-nt. 
4 Scorpio biiicu/fnhi.r, Lnorij'. 



J'twi.T /rnfi. Onti/'lîiiij. r S' .A(jy«crf, .'U. 



EXPÉDinON 



DANS i.ES PARTIES CENTRALES 



DE 



LAMÉRIOUE DU SUD, 

DE RIO DE JANEIRO A LIMA, ET DE LIMA AU PARA; 

liXÉCUtÉli 

I ( 

PAR ORDRE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS PENDANT LES ANNÉES 1843 A 1847, 



sous LA DIRECTION DO COMTE 



FRANCIS DE CASTELNAII, 



OUVRAGE QLI A OBTENU UNE MÉDAILLE HORS LIGNE DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE. 



SEPTIEME PARTIE. 

ZOOLOGIE 



TEXTE : 




PARIS, 



CHEZ P. BERTRAND, LIBRAIRE EDITEUR, 

RUE DE L'ARBRK-SEC, 22. 

1856. 



p. BERTRAND, libraire-éditeur, rue de l'Arbre-Sec, lil!, a Paris. 



LES TRAVAUX DE L'EXPÉDITION CASTELNAU 

seroiU iiubliés en sept parties «éparées, ainsi qu'il siilt s 



Ir. 

90 
90 



l'^Parae; Histoire DL= Voyage. 6 Volumes in-8 avec carte (pm6/îm), à 7 fr. 50 c 

2= Partie : Vues et Scènes. 1 Atlas de 60 planches , avec texte, in-i (publié) , en 6 livraisons à 15 fr. . 
3» Partie: Antiquités des Incas et autres peuples anciens. 1 Atlas de 60 planches, avec texte, in-4 

(publié) , en 6 livraisons cà 15 fr 

W' Partie: Itinéraires et coupe géologique. 1 Atlas de 76 cartes double format , avec texte, in-folio 

(publié), en 13 livraisons à 19 fr. 50 c 253 

5» Partie: Géographie. 1 Atlas de 30 cartes double format, avec texte, in-folio (publié), en 6 li- 
vraisons à 35 fr 210 

e-- Partie: Botanique. 2 Volumes avec 96 planches in-i (à terminer en 1858), en 16 livraisons à 

12 fr. 50 c 200 

7« Partie: Zoologie. 3 Volumes avec 190 planches in-4 (à terminer en 1858), en 30 livraisons à 15 fr. Z|50 
Chacune des divisions de cette septième partie se vend à part. 

— ci^ 

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ESSAI SUll Llî SYSTÈME SIHUtlEN DF. L'AMÉIUQUE SEPTEN- 

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lomatique, aide de botanique et ancien voyageur naturaliste du Muséum 
d'histoire naturelle de Paris, membre de la Commission scientifique de 
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" — 


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Conseil royal de l'instruction publique, l'un des quarante de l'Aca- 
ilémie française, secrétaire perpétuel de celle des sciences, etc , et 
M. Valenciennes, chevalier de la Légion d'Honneur, professeur au Mu- 
séum d'histoire naturelle, membre de l'Académie des sciences, etc. 

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Le 



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Carte géographique de Bolivia 20 '' ■ 

Carte géologique de Bolivia. 30 

Crustacés, avec 18 pi 40 

Crvptogamie, avec 15 pi 40 

FoRAMiNiFÈKEs, avec 9 pi.... 25 

Géographie, avec 2 pi. et 7 ca. 75 

GÉOLOGIE, avec 2 pi. et 8 cart. 75 

Historique, avec 70 pi 331 

Homhe(l') AMÉRicAiis,avec 1 c. 44 



Insectes, avec 32 pi 77 

Mammifères , avec 22 pi ... . 37 

Mollusques, avec 86 pi 230 

Oiseaux , avec 67 pi 151 

Paléontologie, avec 22 pi. . 45 

Palmiers, avec 32 pi 66 

Poissons , avec 16 pi 26 

Reptiles , avec 9 pi 15 

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ANIMAUX NOUVEAUX OU RARES 

RECUEILLIS PENDANT L'EXPÉDITION 

DANS LES PARTIES CENTRALES 

DE 

L'AMÉRIQUE DU SUD, 

DE RIO DE JANEIRO A LIMA, ET DE LIMA AU PARA. 



Au Dépôt des publications de la librairie P. Bertrand 

CniiZ MM. TREUTTEL ET WORTZ , A STRASBOURG. 



Paris, — Imprimi-ric de L. !\1abtiket , rue Migiion , i. 



ANIMAUX NOUVEAUX OU RARES 



RECUEILLIS PENDANT L'EXPÉDITION 

DANS LES PARTIES CENTRALES 

DE 



LAMÉRIQUE DU SUD, 

DE RIO DE JANEIRO A LIMA, ET DE LIMA AU PARA: 

EXÉCUTÉE 

PAR ORDRE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS PENDANT LES ANNÉES 1843 A 1847, 



sous LA Dir.ECTION DU COMTE 



FUA]\CIS DE CASTEL]\AIJ. 



"T" 1 I 



OUVRAGE QLI A OBri:MJ UNE MEDAILLE HORS LIGNE DE LA SOCIETE DE GEOGRAPHIE. 



MOLLUSQUES 

PAR lyi. H. HUPÉ, 

AIDE'HATURALISTE AU UUSGDH d'hISTOIRE NATURELLE.. 



PARIS, 



CHEZ P. BERTRAND, LIBRAIRE- ÉDITEUR, 

RUE DE L'ARBRE-SCC, 22. 
1857. 

<K '71' 



^c- 7 
(^5 ' 



MOLLUSQUES 



INTRODUCTION. 

Les Mollusques rapportés par l'expédition faite sous la direction de M.Castelnau 
dans l'Amérique méridionale, soit au Brésil, dans la Bolivie et le Pérou, con- 
sistent principalement en espèces terrestres et iluviatiles; les premières appar- 
tiennent surtout au genre Hélice et à ses subdivisions. — Ces espèces viennent 
corroborer les remarques déjà faites sur leur distribution géographique. Ainsi un 
premier fait reste établi : c'est celui du peu de développement du genre Hélice 
proprement dit dans cette partie du monde. Nous verrons que ces espèces, bien 
que peu nombreuses, y sont représentées par des formes toutes spéciales, consti- 
tuant de petits groupes parfaitement circonscrits, habitant des zones géogra- 
phiques peu étendues et assez bien limitées. La même remarque peut être faite à 
l'égard des Bidimes, avec cette différence, toutelois, que les espèces de ce genre 
sont au contraire très nombreuses et constituent une forme presque exclusive- 
ment américanie, qui peut parfaitement êlre opposée à la forme des Àgathines, 
laquelle est, à très peu d'exceptions, entièrement africaine. 

Pour les Hélices proprement dites, nous verrons que certains groupes, tels que 
celui de VHelix pellis-Serpenlis, par exemple, habitent sous l'équateur, dans les 
parties les plus chaudes du Brésil. La même observation peut être faite, soit à 
l'égard du groupe d'espèces dont VEelix labyrinthus est le type, soit à l'égard 
du genre Ânos loîne , donl nous faisons connaître une espèce nouvelle dans ce 
travail. 

Une autre division des Hélices, représentée par VH. Audouinii, et dont nous 
décrivons également trois espèces nouvelles, se montre dans les parties plus sep- 
tentrionales, en dehors du 10"' degré lat., soit dans la province du Pérou, soit dans 
la Bolivie, mais à des altitudes plus ou moins grandes. Cette circonstance rend 
parfaitement raison de la présence de ces espèces, lesquelles constituent, pour 
ainsi dire, une forme européenne, et sont surtout très nombreuses et très variées 
dans certaines parties de l'Europe, soit en Italie, soit en France, où elles ont 
pour principaux représentants les Hélix zonala, selosa, Raspaillii, etc., etc. 

Les Bulimes nous offriront des observations analogues, et nous verrons souvent 
un certain nombre de petits groupes d'espèces confinés dans une zone d'habitation 

Mollusques. i 



( 2) 
plus ou moins circonscrite, ou même se trouver dans des conditions d'altitudes 
diverses et nous rappeler, précisément en raison de ces conditions d'existence, 
celles que l'on trouve dans des régions fort éloignées. 

Nous avons pensé qu'il serait intéressant de comprendre dans ce travail toutes 
les espèces qui ont été trouvées jusqu'à ce jour dans les dilTérentes localités 
explorées par l'expédition de M. de Castelnau; malheureusement le peu d'espace 
qui nous est accordé ici nous oblige de remplir notre cadre avec une certaine 
restriction, et de nous borner le plus souvent à énoncer nominativement les 
espèces qui pourront nous intéresser sous les différents points de vue que nous 
venons de rappeler. 

Parmi les espèces tluviatiles, le genre ÂmpuUaire est un de ceux dont le plus 
grand développement dans les fleuves de l'Amérique méridionale a déjà été 
constaté. Nous avons également quelques types intéressants à faire connaître. 

La famille des Naïades, dont le genre Unio constitue la principale forme, 
se montrera également assez nombreuse, mais cependant beaucoup moins 
que dans l'Amérique septentrionale. Là encore nous verrons certaines formes 
génériques propres aux régions explorées par nos voyageurs, et en particulier les 
genres si intéressants des Castalie, Hijrie et Mycétopode. 

Quant aux espèces niariaes, leur importance dans ce voyage est beaucoup plus 
restreinte, ce que l'on concevra sans peine en considérant l'itinéraire suivi par 
l'Expédition; nous aurons cependant un certain nombre de types à signaler, 
soit parmi les Céphalopodes, les Gastéropodes et les Acéphales. Quelques-uns ont 
été étudiés spécialement par M. de Castelnau : tel est, par exemple, le Glaiicus, 
dont l'illustre voyageur a fait une anatomie presque complète, mais que les beaux 
travaux de Souleyet sur le même sujet rendent aujourd'hui presque superflue. 



Classe ï. CÉPHALOPODES. 

Genre CALMAR, Loligo. 

1. LOLIGO BRASILIENSIS (Biainv.). 

Blainv., Journ. de phys., 1823 ; Dict. des se. nat., t. XXVII, p. iliU. — Féruss., d'Orb., Ceph. 
acet., lab. 12. — D'Orb., Voy. dans l'Amer, mérid., Moll. , tab. 63. — Loligo Poeyamis, Pér., 
Ceph. acet., gen. Cahnar, tab. 19, fig. i-3. 

L. corpore longo, siibcijlindraceo, maculis riibris pimcto; phinis magnis, latioribus, 
plus dimidiam partem longi iiidinis occupantilms, rhomboidalibus, rotimde amjidalis , 
longioribus qiiàm cdlioribus ; pedibus sessUibus inœqucdibus, inferioribus longioribus ; 
pedibus peduncidcUis longissimis; ossicido interno lanceolato, apice dilatato . 



Espèce à corps allongé, subcylindrique, pourvue de nageoires assez grandes, 
rhomboïdales, plus larges que hautes, occupant plus de la moitié de la longueur 
du sac. 

La tête est couronnée par des bras généralement courts, inégaux entre eux, les 
inférieurs étant les plus longs; la paire de bras pédoncules est très allongée. 
L'osselet intérieur est allongé, lancéolé et un peu dilaté dans sa partie antérieure. 

Habite Rio-Janeiro. 

2. LOLIGO BREVIS (Blainv.). 

Blainv., Journ. de phys., 1823 ; Dicl. des se. nal., t. XXVII, p. 1!\5. — Féruss., d'Oib., Ceph. 
acet., lab. 15-2Z|, fig. 1Z|-19. — Loligo brevipinna, Lesueur, Journ. Acad. Phil., [. III, p. 282, 

L. corpore decurtato, cyliiidraceo, rubris punctisque maciUis ornato ; pinnis magnis 
rotundis, largioribiis quàm altioribus ; pedibus sessUibus brevibus, inœqualibtis, quorum 
latérales inferiores omnium longissimi, superiores breviores; pedibus pedunculaùs 
longis in clavam extensis, quaterna acetabulorum inœqualium série munilis ; ossiculo 
inlerno oblongo, pennalo, apice angusto. 

Espèce à corps raccourci, cylindrique, obtus à sa partie postérieure, sur les 
côtés de laquelle existent deux nageoires, assez grandes, arrondies et plus 
larges que hautes; les bras sessiles sont très courts : la paire supérieure est la 
plus petite; l'inférieure est au contraire plus longue que toutes les autres. Les 
bras pédoncules sont très longs; leur extrémité,- dilatée, présente quatre rangées 
inégales de ventouses. 

L'osselet interne est assez large, penniforme, relevé au milieu par une côte 
assez saillante et atténué dans sa partie antérieure. 

Habite les côtes du Brésil et Rio-Janeiro. 

Classe IL GASTÉROPODES. 

GASTÉROPODES PULMONÉS. 

Les Mollusques de cet ordre comptent de nombreux représentants dans la 
partie de l'Amérique explorée par cette Expédition; plusieurs genres y sont 
môme tout à fait particuliers; d'autres y constituent des groupes bien distincts 
dans les genres auxquels ils appartiennent, et concourent à donner à la faune de 
ces pays un cachet tout spécial. C'est ainsi que nous y trouvons les genres Vagi- 
nule, Y Urine., Ambrcde, Hélice, Ànoslome, Slrepiaxis et Bulime. 

Nous n'avons rien de nouveau à indiquer pour les trois premiers de ces genres; 
mais les trois autres nous ont offert quelques espèces intéressantes ou nouvelles, 
que nous allons faire connaître. 



( n 

Genre VAGINULE, Vagmulus. 

Deux espèces de ce genre ont été rapportées par l'Expédition Castelnau ; 
comme elles sont bien connues, nous allons simplement les indiquer nominative- 
ment ici. 

VAGIlNULUS TAUNAYSII (Fér.). 
Férussac, Hist. MolL, pi. 1, fig. 1 h. 
Habite le Brésil. 

VAGINULUS LIMAYANUS (Lessoii). 
Lesson, Voy. Coq., pi. \h, fig. 1. — . Férussac, Hits. MolL, pi. 8, fig. 11. 
Habite le Pérou, à Lima. 

Genre VITRINE, Yitrina. 

Ce genre, dont l'extension géographique est très grande, est représenté au 
Brésil par les espèces suivantes : 

1. YITRINA P.UFO-VIRENS (Moricand). 

Succinea rufo-virens, Moricand, Mém. Genève, VII. lab. 5, fig. h. — Vitritia rufo-virens, Pfeifi'er, 

Monocjr. Helic, III, Wll. 

Habite Bahia (Brésil). 

2. YITRINA ATRO-YIRENS (Hélix) (Moricand). 

Hclix atro-virens, Moric, Mém. Gen., YII, tab. 2, fig. 1. — Vilrina atro-virens, Jay., Cal., 
1839, p. lio. — Yitrina atro-virens^ Pfeitîer, Monocjr. Helic. ,111, n° 69. 

Habile Bahia (Brésil). 

3. YITRINA ORTUSA [Succinea) (Sowerby). 

Succinea obtusa, So\Yerby, Gen. of Sliells, n° 9. — Hclix obtusa (coclilohyclra), Fér., Hist., 
tab. 9, B, fig. 5. — Hélix Brasiliensis, Moricand, Mém. Genève, tab. 5, fig. 5. — Vitrina 
obtusa, Pfeiffer, Mon. Helic, III, n° 62. 

Habite Bahia (Brésil). 

U. YITRINA SULCULOSA (Fér). 

Hclix (cochlohydra), Férussac, Hist., lab. 11, A, fig. 6. — Vitrina sulculosa, Pfeiffer, Monogr. 

Helic, m, n° 72. 

HabiteBrésil, la province de Rio-Janeiro, 



( 5 ) 

Genre AMBRETTE, Succinea Drap. 

1. SUCCINRA UNGUIS (Fér.). 

Eelix utiguts, Fer. — ■ malonyx iinguis, d'Orb., Voy. Amer., lab. 22, fig. 117. — Succinea 

unguis, Pfeifi'er, Monogr. Helic, III, ir 78. 

Habite la Bolivie et le Paraguay. 

2. SUCCINEA /EQUINOCTIALIS (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., p. 231. — Pfeifïer, Monogr. Helic, III, n°79. 
Habite Lima. 

Genre HÉLICE, Hélix Linn. 

Il est peu de genres parmi les Mollusques qui aient subi autant de modifica- 
tions et aient été compris de manières plus diverses que celui-ci : tantôt très 
large dans son interprétation et équivalant presque aune famille; tantôt, au con- 
traire, beaucoup plus restreint, et ne comprenant que des espèces dont les afli- 
nités étaient très circonscrites. 

Férussac, auquel on doit un travail pour ainsi dire fondamental sur les espèces 
de Mollusques terrestres, comprenait sous le nom d'Hélix tous les pulmonés à 
quatre tentacules, sans avoir égard aux modifications de formes si diverses et aux 
autres caractères fournis soit par l'animal, soit par la coquille. Il en résultait 
qu'un certain nombre de coupes génériques, distinguées jusque-là par différents 
auteurs, étaient confondues sous une même dénomination générique. 

Cette manière de faire n'a régné que peu de temps dans la science, et l'on n'a 
pas tardé à l'abandonner pour revenir aux divisions faites antérieurement, et 
même à en établir un certain nombre d'autres, reconnues nécessaires par suite 
des découvertes nombreuses faites dans ces dernières années. 

Nous nous rangeons complètement à cette manière de faire, et c'est ainsi que 
nous adopterons comme genres distincts ceux des Anostome, Tomigères, Streptaxis, 
Bulime , etc. 

Malgré ces réformes, le genre Hélice renferme encore un très grand nombre 
d'espèces dont les formes varient beaucoup, et qui se présentent par groupes 
assez distincts pour que certains auteurs aient cru devoir les distinguer par des 
noms particuliers. — Parmi ces groupes, nous aurons à en signaler quelques-uns, 
dans ce travail, comme étant propres aux régions parcourues par nos voyageurs. 

1. HELIX PELLIS-SERPENTIS (Chemn.). 
Chemnitz, Conch. cah., tab. 208, fig. 20^6-47. — Férussac, llist., lab., 75 A, fig. 3. 
Celte espèce est trop généralement connue pour que nous en donnions ici une 
nouvelle description; nous rappellerons seulement que, dans un travail spécial 



( 6) 
inséré dans la Revue zoologique (juillet 1853), nous nous sommes occupé de la 
révision des espèces du groupe auquel elle appartient. Nous avons établi que 
celle ci nous paraissait comprendre deux espèces, confondues jusque-là sous la 
dénomination spécifique à' Hélix pellis-Serpentis. Nous avons, en effet, constaté 
que l'une de ces espèces se présentait toujours avec un enfoncement sur le côté 
opposé à l'ouverture, tandis que l'autre ne présentait jamais cet enfoncement. Ce 
caractère, joint à quelques autres faciles à apprécier, nous a fait proposer de 
distinguer comme espèce particulière la coquille qui se trouve dans le premier 
cas, et nous l'avons établie sous le nom d'77. constrictor. 

UHelix pellis-Serpentis est le type d'un petit groupe d'espèces fort distinctes 
parmi le genre si nombreux des Hélices, auquel M. Albers a imposé le nom de 
Solaropsis. 

Ce groupe constitue une forme tout à fait propre aux régions équatoriales de 
l'Amérique. Une espèce, V Hélix Gibhoni Pfeiffer {H. magnifica Grateloup), remar- 
quable par des dimensions plus considérables, provient de la Nouvelle-Grenade, 
et n'a pas , par conséquent, été rapportée par notre Expédition ; nous croyons 
cependant devoir la mentionner ici, afin de compléter le tableau du groupe dont 
nous nous occupons ici, et que les découvertes de nos voyageurs ont enrichi de 
plusieurs espèces nouvelles. 

2. HELIX CO^S'rRîCTOR (Nobis). 

Hélix constrictor, Hupé, Beywe et Mag. de zoologie, juilii't 1853, p. "237. — Hélix pellis-Serpentis 

(pars), Fer., Hisl. Moll. 

Cette espèce a l'aspect général de Y Hélix pellis-Serpentis Cliemnitz; mais 
elle s'en distingue surtout parce qu'elle porte sur la carène du dernier tour, du 
côté opposé à l'ouverture, un double enfoncement assez profond, qui rappelle 
celui que l'on observe dans une autre espèce du même genre, \H. Cepa. Indé- 
pendamment de ce caractère très évident, on remarque que le dernier tour est 
moins anguleux, l'ouverture plus arrondie, et enfin l'ombilic plus étroit. Sous le 
rapport de la coloration, on voit aussi que, chez notre espèce, les taches et les 
fascies sont généralement plus larges et plus apparentes. 

Habile la Guyane. 

3. HELIX BOA (Nobis). 

(PLANCHE I, fig. 3.) 

Hclix pellis Bgœ, Iliipé, Revue el Mag.. dezool., juillel 1S53, p. 299, pi. 9. 

H. testa 07'biculato-depressa, fiilvay fascia lala spiram decurrente, maculis fiiscisque 
albis angulatis arliciilala, altéra minima in dorso iiUimi anfractiis ; anfractibiis sex, 
striis longitudinaliter corrugatis , uttimo rotundato, obsolète snbangulato ; aperlnra 
transversa, semilunari; peristome flexuoso, exlus reflexo ; umbilico pervio 



( 7 ) 

Coquille orbiculaire, légèrement déprimée, à spire un peu convexe, obtuse, 
composée de six tours étroits marqués de stries longitudinales d'accroissement, 
un peu rugueuses. La suture est bien prononcée. Le dernier tour est presque 
arrondi; il porte seulement vers le milieu un léger angle spiral à peine indiqué, 
surtout du côté de l'ouverture. Le reste de la surface est très convexe et presque 
lisse. L'ouverture est transverse, semi-circulaire; les bords en sont flexueux, et 
réfléchis extérieurement par un péristome épais et blanc. L'ombilic est ouvert, 
mais étroit. 

La coloration consiste en un fond fauve, avec une large fascie décurrente 
auprès de la suture. Cette fascie est formée de taches anguleuses ou en chevrons, 
alternativement brunes et blanches, comme articulées ; une autre fascie, beau- 
coup plus étroite, mais composée de la même manière, occupe l'angle spiral du 
dernier tour. La face inférieure est fauve, avec quelques légères traces de lignes 
transversales plus foncées. 

Diam. maj., 55; min., â-8; ait., 25 mill. 

Cette belle espèce, qu'un examen superficiel ferait prendre pour VHelix pellis- 
■Serpenfw, s'en distingue par sa forme plus régulière, orbiculaire, plus déprimée dans 
son ensemble; par ses tours de spire plus étroits, plus convexes, et marqués de 
stries d'accroissement rugueuses, et enfin par sa face inférieure plus régulière- 
ment convexe. Quant à la coloration, elle est à peu près semblable dans son 
ensemble; on remarque toutefois que la fascie décurrente placée près de la 
suture est formée de taches plus grandes. 

Habite la Mission de Sarayacu (Pérou). 

h. HELIX ANr.UICULA (Nobis). 

(PLANCHE I, fig 3.) 
Hupé et Deville, pi. 1, fig. 3, Revue et Mag. de zool., juillet 1853, p. 300, pi. 10. 

H. testa orbiciUato-depressa , fulva, maculis fuscis angulatis superne fasciata, 
inferne lineis minoribus plurimis articulatis cincta; anfractibus corrugatis, ultimo 
rotiinclalo; apertura transversa, semikmari; péristome subflexuoso , exlus reflexo ; 
umbilico pervio majuseulo. 

Coquille orbiculaire déprimée, à spire légèrement convexe, obtuse, composée 
de cinq tours étroits, convexes. Le dernier est presque arrondi; sa partie moyenne 
est seulement pourvue d'un angle spiral à peine indiqué. Toute la face supérieure 
est marquée de stries un peu rugueuses. 

L'ouverture est transverse, demi-circulaire; les bords sont légèrement flexueux, 
réfléchis extérieurement en un péristome assez épais et blanc. L'ombilic est 
ouvert et assez large. La coloration est généralement fauve, avec des taches larges 



l8 ) 
et anguleuses sur la spire. Le reste du dernier tour est traversé par des séries de 
points brunâtres formant des lignes concentriques, comme articulées. 

Diam., 37; haut., 18 mill. 

Cette espèce a encore l'aspect général des précédentes, et surtout de notre 
H. Boa, mais elle en ditïère par sa spire plus déprimée, son ombilic plus large et 
ses bords moins flexueux; sa face inférieure porte des fascies qui la distinguent 
encore de l'espèce que nous venons de citer, mais qui lui donnent de l'analogie 
avec XH. Brasiliana Desh. 

Habite la Mission de Sarajacu (Pérou). 

5. HELIX BRASILIANA (Deshayes). 

(PLANCHE II, fig. 2.) 

Deshayes, in Fér., llist. MoU.; Revue icon., tab. 98. — Hélix pellis-Serpeniis, var. Chemn., 

tah. 8, Og. 3. 

II. testa umbilicata, depressiiisciUa , undique granidosa, siiperne castanea, tœniis 
albido-flainmulatis, subtus convexms palUdior, seriebus pluribus punctorum rufescen- 
tium ornata; spira subflammulala ; anfractibus quinque vix convexiiisciilis, uUimo obso- 
lète subangulato ; aperlura Iransversa ininoris ; peristome teiiui, inlus nitido, superne 
expansum, basi breviter rejlexum . 

Diam. maj., /i2; min., 35; ait., 18 mill. 

Celle espèce, distinguée avec raison par M. Deshayes de l'H. peUis-Serpenlis, 
avec laquelle on la confondait généralement, est remarquable par sa forme dépri- 
mée, sa spire très surbaissée, à peine convexe, par ses tours plus anguleux exté- 
rieurement , et enfin par les bords de son ouverture plus flexueux. Comparée à 
notre Hélix Anguicula, qui en est également voisine, elle s'en dislingue très nette- 
ment par la structure de toute sa surface extérieure, laquelle est très finement et 
très élégamment granuleuse. 

Habile le Brésil. 

6. HELIX SERPENS (Spix). 

(PLANCHE 1, fig. 2.) 

Solarium Serpens, Spix. — Ilelix Serpens, Deshayes, in Fér., Hist., n° i/iS. — Hélix Serpens 
Pfeifl'er, Monogr. Helic, HI, ii° lZi73. — Hélix Feisthamelii, Hupé, Revue elMag. zool., 1853, 
p. 301, pi. 11. 

II. testa orbiculatodepressa, tenui, superne convcxo-planulata, inferne rotundata, 
exilissime striataqite grannlata, pallide lutea, fascia angusta articulata prope sutiiram 
decarrente , muciilis fuscisque albis ornata, subtus lineis fiiscis punctictUatis concen- 
trice instriicta; anfractibus quinque, tiltimo valde angulato ; apertura transversa, peri- 
stome jlexuoso, extus paululum reflexo; u)nbilico pervio, submagno. 

Diam. maj., 36; mm., 30; a/f., 15 mill. 



(9) 

Coquille orbiculaire, déprimée, 1res mince, à spire légèrement convexe, formée 
de cinq tours, dont le dernier est pourvu, dans son angle spiral, d'une carène 
assez bien marquée. L'ouverture est Iransverse; ses bords sont fortement flexueux 
et réfléchis extérieurement par un péristome peu épais et blanc. L'ombilic est 
assez grand et un peu évasé. Toute la surface externe est comme chagrinée par 
un grand nombre de stries extrêmement fines et granuleuses. La coloration con- 
siste en un fond jaunâtre ou roussâtre, un peu plus foncé du côté de la spire, sur 
lequel il existe près de la suture une petite fascie décurrenle composée de petites 
taches anguleuses. L'angle externe du dernier tour en porte une autre plus étroite 
et presque unie, et enfin toute la face inférieure est ornée de lignes concentriques 
articulées ou ponctuées de brun. 

Cette espèce est remarquable par sa minceur et sa légèreté, ainsi que par l'élé- 
gance de sa coloration. Les différentes taches ou linéoles dont elle est ornée sont 
extrêmement fines et délicates. 

Habite Bahia (Brésil). 

7.- HELIX AMAZOÎNICA (l'feilTei). 

(PLANXHE I, Gg. 1.) 

Pfeiffer, Proc. zoo]. Soc; Heeve, Conch. icon., sp. 1386. 

H. testa depresso -orbiculula ,solidhiscula, supenie cotn>exiore, niinulissime corrugato- 
striata et grauulatn ; anfraclibus (juinque, ultimo conspicue carinato; apertura subampla, 
lala hiiicrri, péristome reflexo. flexuoso, purpureo-nigrescenle, vivide picto, fulva, rufo- 
castaneo ad suluram maculata et puncliculala ; pagina inferiori lineis rufo-castaneis 
exiiissime piincticulatis cingulata, circa umbilicum albicante. 

Coquille suborbiculaire , déprimée, à spire peu élevée, formée de cinq tours 
légèrement convexes, un peu excavée près de la suture, laquelle est bien mar- 
quée. Le dernier tour porte une carène assez saillante sur son pourtour. 

L'ouverture est transverse, un peu dilatée; le péristome est fortement réfléchi 
et profondément sinueux, surtout près de l'ombilic, sur lequel il s'étend de 
manière à le cacher un peu. 

Toute la coquille a une teinte générale fauve, légèrement rosée sur la spire; 
elle porte vers la suture une fascie décurrente formée de petites taches anguleuses 
d'abord très régulières sur les premiers tours, mais finissant par devenir con- 
fluenles et peu allongées sur le dernier. Une autre fascie, beaucoup plus petite, 
occupe la partie supérieure de la carène, et le reste de la surface est par- 
semé de très petits points bruns à peine visibles. Sur la face inférieure, on voit 
des lignes concentriques d'une délicatesse extrême, formées également par des 
séries de petits points bruns. Le pourtour de l'ombilic est blanchalre. 

Mollusques. . 2 



( 10 ) 

L'ouverture est légèrement teintée de violet à l'intérieur, et le péristome est 
liséré d'un violet pourpré presque noirâtre, très intense. 

Cette jolie espèce, bien distincte de celles du même groupe, est plus voisine, 
soit à cause de sa forme aplatie, soit par sa carène, de VHelix Serpens; mais elle 
s'en distingue très nettement par son ouverture plus grande, ses bords plus 
flexueux et vivement colorés en un violet pourpré très foncé. Elle nous a été com- 
muniquée par M. Edouard Verreaux. 

Habite le Brésil, au Para. 

8. HELIX HELIACA (d'Orb.). 

(PLANCHE II, fig. 1.) 
n'Orbigny,ro(/. Amer., pi. 26, fig. 1-5. — Pfeiffer, Monoçir. He/î'c, n° 372. 

E. orblculalo-depressa, carinata, rugulosa, gramdata, flavida, fasciis rubro fiiscis 
interi'uptis ornata; apertura depressa, lunalo-subtriangulari ; péristome simioso, extiis 
reflexo, nitido; umlnlico pervio mediocri. 

Diam. maj., 35; min., 29; ait., 15 milL 

Coquille encore plus déprimée que les précédentes, ayant son dernier 
plus caréné dans son pourtour; elle est très mince, un peu transparente, et a sa 
surface comme chagrinée par de petites granulations disposées plus ou moins 
régulièrement en chevrons. L'ouverture est Iransverse, un peu triangulaire; le 
péristome est fortement réfléchi et profondément flexueux; l'ombilic est médiocre- 
ment ouvert et évasé. 

La coloration, très élégante, consiste en des taches fauves assez distantes, 
formant des fascies articulées occupant la partie supérieure des tours de spire. 
Chaque tour en porte deux, séparées entre elles par une ligne ponctuée; une 
autre, formée de taches plus petites et plus anguleuses, occupe la carène du 
dernier tour. 

Cette jolie espèce a été découverte par M. d'Orbigny, qui l'a fait connaître le 
premier. Nos voyageurs l'ont retrouvée dans la province de Bolivie. 

9. riELiX ROSARIUM (Pfeiffer). 

Pfeiffer, in Proc. zool. Soc, 18/|9, p. 131. — Chèmnitz, a-^édit., tab. 12Zi, fig. 25-27. — Reeve, 

Concli. icon., tab. 103, n° 569. 

H. testa umbilicata, depressa, tenui, diaphana, superne siibtilissime gramdata, deinde 
oblique corriigata, pallide fulva, flammis in sutura exeuntibus,cingidisque monilifor- 
mibus rufis ornata; spira plana, anfractibus quatuor ad quinque convexis, ultimo sub- 
depresso , circa umbilicum infundibuUforme subconipresso ; umbilico subobiiquo; 
apertura trigono-lunari, peristomate subcalloso, reflexo. 

Diam. maj., 21 ; min., 17; ait., 10 mill. 



( 11 ) 

Cette jolie espèce ne nous est connue que par les figures et les descriptions 
qu'en ont données les divers auteurs cités plus haut. Nous avons cru devoir la 
mentionner ici, afin de compléter le tableau de la faune si intéressante de cette 
partie de FAmérique explorée par nos voyageurs. 

Habite les bords de l'Amazone. 

10. HELIX MONILE(Brocl.). 

(PLANCHE II , fig. 3.) 

Broderip, in Proc. zool. Soc, 1832, p. 29. — Deshayes, in Fér., Hist., tab. 69, B, fig. !i. — 
Hélix planorhis, Jay, Cat., 1839, p. 112. — Pfeiffer, Monogr. Helic, II, n° 1813. 

H. testa latissime umbUicata, discoidea, superne impressa, lenui, minutissime gra- 
nulata, pallida, superne maculis striisque angulatis unifasciata, inferne aut lateraiiter 
lineolis piinctulatis maciilala; aperlura verticali, lunato-circulari ; peristome simplici 
vix reflexo, basi flexnoso. 

Diam. maj., 25; min., 21 ; ait., 10 mill. 

Espèce discoïde aplatie, très largement ombiliquée, à spire enfoncée, formée 
de quatre ou cinq tours étroits et convexes, marquée de granulations extrêmement 
fines, visibles à la loupe seulement. 

L'ouverture est presque demi-circulaire, un peu dilatée à sa partie supérieure ; 
les bords sont flexueux, tranchants et très légèrement réfléchis en dehors. 

La coloration consiste en ua fauve pâle sur lequel on voit, du côté de la spire, 
une fascie décurrente formée de taches rougeâtres, anguleuses; puis, sur le côté, 
deux ou trois linéoles articulées de petits points de la même couleur. 

Espèce remarquable par sa forme discoïde, qui lui donne jusqu'à un certain 
point l'aspect d'un Planorbe. Son mode de coloration rappelle encore un peu les 
espèces du groupe de 1'^. pellis-Serpentis, et y rattache également celles qui 
vont suivre. 

Habite la Mission de Sarayacu (Pérou\ 

11. HELIX GASTELNAUDII (Nobis). 

(PLANCHE II, fig. 4.) ., 

Hiipéet Deville, Revue clMag. de zoologie, décembre 1850, p. 639, pi. là, fig. 1. 

H. testa subdiscoidea, orbicidato-eonvexa , lenui, umbilicata, fidva, lineolis fuscis, 
longitudinalibus inlerruptis, siiblus ornata, infra puncticiUis iiniseriata ; spira obiusa; 
anfractibus convexis ; suturis profundis ; apertura semi-lunari, dilatata, labro flexnoso. 
basi expanso. 

Diam. muj., 17; min., 14; ait., G mill. 

Coquille très mince, un peu transparente, de forme orbiculaire, discoïde, à 
spire plane ou môme un peu enfoncée vers le sommet, formée de cinq tours 



( 12 ) 
légèrement convexes, séparés par une suture profonde et bien marquée. L'ouver- 
ture est semi-lunaire, à bords flexueux et à peine réfléchis en dehors, si ce n'est 
près de l'ombilic, où il existe une légère dilatation. 

Toute la coquille est fauve; la partie supérieure est ornée de flammules longi- 
tudinales brunes, un peu flcxueuses et interrompues; l'inférieure porte seulement 
une ligne décurrente ponctuée de la môme couleur. 

Cette jolie petite espèce a une certaine analogie avec YH. monile, Brod., 
d'abord par sa forme, et surtout par sa coloration; elle est cependant moins 
aplatie, moins discoïde, et son ombilic surtout est moins largement ouvert. 

Elle réunit auprès d'elle quelques autres espèces très voisines provenant de la 
Nouvelle-Grenade ou de la Colombie, telles que les Hélix aridicola, H. cateni- 
fera, H. sclerostoma, et E. hians, PfeifTer. 

Habite la Mission de Sarayacu (Pérou). 



1-2. HEf.IX POLYGYRATA (Born). 
Boni, Test., p. 373, tah. li, fig. 13-20. — Fcrussar, Eist.., tab. 69, A, iij:>. 7-9, el lab. 69, 



B, fig. 



Var. (3? llelic. Chanjbdis, Morcli, Cal. Yoldi, p. 170. Secundum Pfeiffer. Hlonogr. nclic.,U\, 

Espèce très connue et bien distincte parmi la nombreuse série des Hélices, à 
cause de sa forme très aplatie et dont les tours de spire sont entièrement décou- 
verts, soit en dessus, soit en dessous. M. Morch {loc. cil.) a distingué, sous le nom 
d'H. Chanjbdis, une variété probablement de cette espèce, qui en différerait par 
un aplatissement plus considérable de la spire, et par un ombilic plus étroit et 
plus profond. C'est avec doute que M. Pfeiffer, si compétent en pareille matière, 
a proposé de réunir les deux espèces; n'ayant pas vu nous-même d'individu cor- 
respondant à l'espèce établie par le savant auteur de Copenhague, il nous est 
impossible de nous prononcer à ce sujet. 

Un fait extrêmement curieux, relatif à cette espèce, nous a été rapporté par 
plusieurs personnes, et en particulier par M. Gros, qui a pendant longtemps 
habité Bahia et y a fait des recherches très fructueuses. Cet habile collecteur nous 
a affirmé avoir toujours trouvé les individus de cette espèce plongés constamment 
dans l'eau, et y vivant tout à fait à la manière des Planorbes! 

Appartiendrait-elle, en effet, à ce dernier genre? C'est ce que la connaissance 
de l'animal lui-même nous révélerait certainement. Malheureusement, aucune 
observation n'ayant encore été faite à cet égard, il nous est impossible de décider 
cette question. 

Habite la province de Bahia (Brésil). 



{ 13 ) 

13. HELIX SIMILARIS (Fér.). 
Férussnc, Hist., pi. 25 B, fig. i-h. 
Habite au Brésil. 

lit. HELIX HELICYCLOIDES (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer, mérid., tab. 28, fig. l-U. — Deshayes, ia Fér., Hist., p. 10, tab. 69, B, 
fig. 3. — Pfeilïer, Monogr. Uelic, I, sp. 1056. 

Habite la Bolivie. 

15. HELIX POLLODONTA (d'Orb.). 

D'Orbigny, Vorj. Amer., lab. 23, fig. 9-13. — Desbayes, in Fér., Hist., tab. 69, C, fig. 2-6. — 

Pfeilïer, Monogr. Uelic, I, n° 1060. 

Habite la Bolivie. 

16. HELIX CHEILOSTROPHA (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 23, fig. 5-8. — Deshayes, in Fér., Hist., tab. 69, 1), fig. 5. — 

Pfeiffer, Monogr. Helic.,l, n- 1068. 

Habite la Bolivie, province de Santa -Cruz. 

17. HELIX CHALICOPHILA (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 27, fig. 8-11. — Pfeiffer, Monogr. Helic, I, n" 220. 
Habite la province de Chiquitos, Bolivie. 

18. HELIX SKIAPHILA (d'Orb.) 

D'Orbigny, Voy. Amer, mérid., tab. 27, fig. Zi-7. ■ — Pfeiffer, Monogr. Helic, I, n" 22i. 
Habite environs de Cocliabamba, Bolivie. 

19. HELIX OMALOMORPHA (d'Orb.). 

D'Orb., Voy. Amer, mérid., tab. 27, fig. 1-3. — Deshayes, in Fér., tab. 69, C, fig. 1. — Pfeiffer, 

Monogr. Helic, I, n" 278. 

Habite la province de Valle-Grande, Bolivie. 

20. HELIX AMMONIFORMIS (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 26, fig. 10-13. — Deshayes, in Fér., Hist., tab. 69, F, fig. 1. — 

Pfeiffer, Monogr. Helic, I, n" 280. 

Habite la province de Yungas, Bolivie. 

21. HELIX ORBICULATA (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 27, fig. 16-17.— Cbemnitz, 2= édit.. Hélix, tab. 83, fig. 32-34. — 

Pfeiffer, Monogr. Helic, I, n° 283. 

Habite la Bolivie. 



{ ih ) 

22. HELIX VITRINA (Wagner). 

Wagner, in Spix, Test. Bras., p. 25. — Chemnitz, 2» édil., Hélix, tab. 84, fig. lU-16.—Uelia; 

circumplexa, Fér., Hist., lab. 8/i, fig. 5-(j. — Solarium imperforalum , Spix, Je^i. Br., 

tab. 17, fig. 6. 
Var. p junior : i/eZi'a; nana, Wagaer, loc. cit. — Solarium pigmœum, Spix, tab. 17, fig. 7. 

Habite les régions méridionales du Brésil. 

23. HELIX SHUTTLEWORTHI (Pfeiffer). 
Pfeiffer, in Zeitschr. fur Malak., 1851. — Chemnitz, 2-^ édit.. Hélix, tab. 138, fig. 11-12. 
Habite Bahia (Brésil). 

24. HELIX SPIROIIBIS (Desh.). 
Desbayes, in Fér., Hist., p. 83, n" 109. 
Habite aux environs de Kio-Janeiro (Brésil). 

25. HELIX SEMEN-LINl (Moric). 

Moricand, Mém. hist. nat. Genève, pL 5, fig. 17. — Rceve, Concli. icon., sp. 637. — Pfeiffer, 

l/owoi/r., III, n° 41. 

Habile le Brésil. 

26. HELIX TROCHILIONEIDES (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy., Amer., lab. 27, fig. 12-15.— Chemnitz, 2^ édit.. Hélix, lab. 85, fig. 27-29.— 

Pleiflér, Monogr. Hdic, 1, u° 289. 

Habile la Bolivie, Lima (Pérou). 

27. HELIX BOUNOB^NA (d'Orb.) 

D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 28, fig. 17-20. —Pfeiffer, Monogr. Helic, n" 388. 
Habile la province de Chiquitos (Bolivie). 

28. HELIX HYLEPHILA (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., lab. 28, fig. 13-16. — Pfeiffer, Monogr., I, n° 383. 

Habile la province de Chiquitos (Bolivie), et la province des Missions, sur les 
bords du Parana. 

29. HELIX SPIRILLUS (Gould). 
Gould, Exped. 5Ae?/*, 1851, p. 38. -Pfeiffer, Monogr. Helic. ,Ul, n° 1633. 
Habile auprès de Lima. 

30. HELIX BESCKEI (Dkr.). 
Dunker, in Zeitschr. fur Malak., 1847, p. 81. — Reeve, Conch. icon., sp. 1255. — Pfeiffer, 

Monogr. Helic, III, ii° 364. 

Habite le Brésil. 



. ( 1-5 ) 

31. HELIX PARAGUYANA(Pfeiff.) 

Pfeilîer, Symb., II, p. 93. — Hélix elevata, d'Orb., Voy. Amer., tab. 28, 6g. 5-8 (nec Say). 
Habite le Paraguay. 

32. HELIX COSTELLATA (d'Orb.). 

D'Orbigiiy, Foi/. Àmér., pl.20,lig. (5-9. — Reeve, Conch. icon., n° 538. — Pfeiffer, Monogr. Relie, 

I, n» 252. 

Habite le Paraguay. 

33. HELIX JANEIRENSIS (Pfeiff.). 
Pfeiffer, in Zeitschr. fur Malak., 1851, p. 128. 

Habite Rio-Janeiro (Brésil). 

3i. HELIX CHRYSOMELA (Pfeiff.) 
Pfeiffer, Symb., III, p. 72; Monogr. Helic, I, n°73Zi. — Reeve, Conch, icon., sp. 620. 
Habite le Brésil. 



35. HELIX CLAROMPHALOS(Nobis). 

(PLANCHE m, fig. 2.) 

Hupé el Deville,i{et)Me et Mag. dezoologie, décembre 1830, p. 638, pi. 14, fig. 1. 

H. testa orbiculato-depressa , umbilicala, solida, cinereo-fuha , fasciis duabus vel 
tribus fusco-nigris siiperne cincta; spira planato-obtusa ; apertura subrotunda ; peristome 
crasso, reflexo. 

Diam. maj. 30; min., 2k', ait., 13 mill. 

Coquille orbiculaire déprimée, assez épaisse et solide, à spire surbaissée, plane 
et obtuse, formée de quatre ou cinq tours médiocrement convexes; le dernier est 
assez grand et arrondi sur son pourtour. La surface inférieure offre un ombilic 
médiocrement ouvert et légèrement dominé par le bord élargi du peristome; 
celui-ci est épais et fortement réfléchi en dehors. 

La couleur est quelquefois d'un gris fauve uni; mais le plus souvent la partie 
supérieure des tours de spire est marquée par deux ou trois fascies brunes, étroites 
et distantes. L'ouverture est blanche. 

Cette espèce, ainsi que celles qui vont suivre, nous rappellent tout à fait par leurs 
formes un groupe très développé dans certaines parties de l'Europe, et qui a pour 
types principauxles Hélix setosa et Lefebvriana. Ce groupe, distingué par Beck sous 
le nom de Campijsa, réunit toutes les espèces discoïdes, généralement ombiliquées 
et marquées de zones brunes plus ou moins nombreuses. Ces espèces habitent 
principalement les parties élevées de l'Europe méridionale, telles que les iles de 
l'Archipel grec, l'Itafie, la Corse, les Pyrénées, etc. 



( 16 ) 

11 ^st donc assez curieus de rencontrer des espèces analogues dans l'Amérique 
du Sud, et y vivant dans les mômes conditions géographiques et climatériques; 
c'est, en effet, dans les parties élevées de la province du Pérou, et particulière- 
ment à Cuzco,que toutes ces espèces ont été recueillies par nos intrépides voyageurs. 

Habite dans la vallée d'Echaraté, aux environs de Cuzco (Pérou), au pied des 
arbres. 

36. HELIX CLAUSOMPHALOS (Nobis). 

(PLANCHE III, fig. 3.) 
Hupé, Revue et Mag. de zoologie, décembre 1850, p. 638, pi. \h, fig. 2. 

H. testa orbiculatO'Clepressa , fiisco-castanea , fascia nigra decurrente ornuta; 
anfractibus qiiinque subconvexis , nltimo siibroliindo, obtuse angiilato; apei'tiira ovati; 
peristome crasso, extus reflexo, uinbiliciim obtegente. 

Diam. ma']., 28; min., 2i; ail., 10 mil!. 

Coquille orbiculaire déprimée, à spire très surbaissée, légèrement convexe, 
formée de quatre ou cinq tours; le dernier est marqué sur son pourtour d'un 
angle obtus à peine distinct. L'ouveriure est ovale, ou presque oblongue trans- 
verse. Le peristome est épais, arrondi et réfléchi extérieurement; il est un peu 
dilaté à sa naissance vers l'ombilic, qu'il recouvre et ferme complètement. La 
coloration est d'un brun marron uni, un peu plus foncé du côté de la spire; vers le 
pourtour du dernier tour, il existe une fascie étroite, noirâtre, que l'on aperçoit 
encore un peu sur le pénultième, mais qui est cachée sur tous les autres tours. 
Les bords de l'ouverture sont blancs ou légèrement teintés de jaune. 

Cette espèce ressemble beaucoup à notre Hélix claromphalos , mais avec 
quelques différences légères dans la forme; elle s'en distingue surtout parce 
qu'elle manque d'ombilic, ou plutôt parce que celui-ci est recouvert par une 
dilatation calleuse du peristome. 

Habite les Cordillères, aux environs de Huancavelica. 

37. HELIX DILIJTA (Pfeiff.). 

PLANCHE ni, fig. 4.) 
Pfeifier, .Çym6., II, p. 27; Monogr. Helic, ir 310. 

H. testa siibumbilicata, depressa, orbiculari, flavido-cornea, fasciis tribus ornala, 
média salurate ru fa, superne et infenie latiore diluiis; spira planiuscula ; umbitico 
anguslo, pervio; apertura perobliqua iunari ; peristome expanso, crasso, reflexo, 
umbûicum subobtegente . 

Diam. maj., 22; min., 19; ait., S mill. 

Coquille suborbiculaire déprimée, ayant la spire très obtuse, formée de quatre 
tours à peine convexes, couverte de siries d'accroissement extrêmement fines; le 



( 17 ) 
dernier est parfaitement arrondi et convexe à son pourtour. L'ouverture est assez 
grande, obliquement dilatée et bordée par un péristome épais et réfléchi extérieu- 
rement; près de la région ombilicale, il se dilate un peu, de manière à recouvrir 
en partie l'ombilic, lequel est cependant ouvert, mais très étroit. 

Cette coquille est fauve et d'apparence cornée, est recouverte d'un épiderme 
épais; elle porte trois fascies brunes ou noirâtres; celle du milieu occupe le 
pourtour du dernier tour et est très vivement et très nettement colorée; les autres 
le sont beaucoup moins, et ont une tendance à s'elïacer en se dilatant. 

L'ouverture est marquée à l'intérieur des mêmes lignes; le péristome est d'un 
beau blanc. 

Espèce voisine des précédentes, mais s'en distinguant par une taille moins 
considérable, par son aspect corné et par les trois fascies brunes dont elle est 
traversée, l'une d'elles étant nettement indiquée, les autres étant plus ou moins 
effacées. L'ouverture est d'ailleurs un peu plus dilatée, et le péristome plus forte- 
ment réfléchi. 

Hab. Cuzco (Pérou). 

38. HELIX AUDOUINII (d'Orb.). 
D'Orhigny, Voy. Amer., tab. 24, fig. Zi-6. — Deshayes, in Fér., Hist., lab. 73, B, fig. 3. — 

Pfeiffer, Monogr. Helic, n° 975. 
Var. p : Hélix oresigena, d'Orb., Voy. Amer., p. 25, fig. 1-4. — Pfeiffer, loc.cit. 

Habite la province de Yungas (Bolivie). 

39. HELIX ESTELLA (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 25, fig. 5-8. — Férussac, Hist., tab. 73, B, fig. 1-2. — Pfeiffer, 

Monogr. Helic, I, n" 833. 

Habite la Bolivie; nos voyageurs l'ont rencontrée dans les lieux très ombragés, 
au pied des arbres. 

40. HELIX TP.IGAMMEPHOBA. 

D'Orbigny, Voy. Amer., lab. 25, fig. 0-11. — Pfeiffer, Monogr. Helic., I, n° 921. 
Habite la Bolivie : Valle-Grande. 

41. HELIX PILEIFOIIMIS (Moric). 
Moricand, Mém. Soc. Genève, Vil, pi. 2, fig. 2. 
Habite le Brésil. 

42. HELIX BIFASCLVTA (Gray). 
Carocolla bi fa sciai a, Burroyv. — Hélix ■pyrumidella , Wagner. — Hélix Blancheliana, Moricand. 
Habile la Bolivie (Brésil). 

Mollusques. 3 



( 18 ) 

-:. , as. HFXIX LONCHOSTOMA (Menk.). 

-- —■' ■ - Menke, 5;/K.,2'=écIit., n" 127. - 

Habite le Brésil. 
_: !ih. HELIX PLEUROPHORA (Moric). 

Moricand, 3= Supplément, tab. 5, fig. 6-9. — Pïe\fîer,Monogr. Heh'c, n° 207. 
Habite Baliia. 

Zi5. HELIX FURCILLATA (Nobis). 
(PLANCHE ni, Cg. I.) 

Hupé, iJey«<e e< 3/05'. rfe ;sooZo(/ie, juilIeL 1853, pi. 11, fig. 2. 

H. testa orhiciilalo-planala , discoidea , iimbilicata ; fiisco-castanea , sublœvigata, 
striis transversis obscure corrugata; spira obtiisa, anfractibus qu'mque, ultimo angulatOy 
apertura subovata ; peristomate crasso, integro, extusreflexo; labro inferiori dente bifur- 
cato, in altero calloso, instruclo, superiori lamella obliqua, elevatd, externe expansa; 
iimbilico pervio, infundibuliformi. 

Diam. maj., kk; min., 38; ait., 15 mill. 

Coquille orbiculaire déprimée, assez épaisse, lisse ou simplement couverte de 
stries d'accroissement un peu rugueuses. La spire est peu élevée, légèrement con- 
vexe; elle est formée de cinq tours, dont le dernier a son pourtour subanguleux. 
La face inférieure, convexe, est percée au centre d'un ombilic assez large et pro- 
fond. L'ouverture est ovalaire transverse; ses bords, réfléchis en dehors, forment 
un périslome continu, épais et calleux, lequel s'infléchit un peu dans l'ombilic. 
Cette ouverture est resserrée par des éminences dentiformes, dont une, assez 
élevée, est fourchue et placée sur le bord inférieur; un peu plus en dedans, 
du côté de l'ombilic, il en existe une seconde à base très large et calleuse. 
Le bord supérieur présente une autre lamelle calleuse, oblique et assez 
élevée, dont la crêle est placée vis-à-vis de la dent fourchue du bord opposé. 
Toute la coquille est d'un brun foncé marron, à l'exception du péristome, qui est 
blanchâtre. 

Cette jolie espèce appartient au groupe dont VHelix lahyrinthus est le type, et 
qui ne renferme encore qu'un petit nombre d'espèces. Ce groupe, très remar- 
quable par la disposition rétrécie et dentée de son ouverture, constitue une forme 
spécialement américaine et des parties équatoriales de ce continent. La Nouvelle- 
Grenade, Panama, la Guyane, sont les points principaux habités par ces espèces. 

L'espèce que nous venons de décrire a une certaine analogie avec VHelix fur- 
caki Deshayes; mais elle en difl"ère par une taille plus considérable, une forme 



(; 19 ) 
beaucoup plus aplatie , plus carénée sur son pourtour, et par quelques autres 
caractères, dans les proportions des dents de l'ouverture. 
Habite les Cordillères, aux environs de Huancavelica (Pérou). 

Zi6. HELIX AUlUCULINA(Pelil). .;. ' ;: ' 

Petit, Revue zooL, ISiO, p. 7Zi- id., Mag. zooL, I8/1I, p. 33. 
Habite la Guyane. _ . 

Ii7. HELIX LEPRIEURII (Petit). 
Petit, Revue zool., 18/iO, p. lh\ id., May. zooL, ISil, pi. 32. 
Habite la Guyane. 

Genre STREPTAXIS, Gray. 

Les espèces qui constituent aujourd'hui ce genre étaient autrefois confondues 
avec les Hélices. 

Elles présentent un caractère singulier, qui a été parfaitement saisi par 
M. Gray, ainsi que par quelques autres conchyliologistes, et en particulier par 
M. Pfeiffer, qui s'est hâté d'adopter le genre proposé par l'illustre zoologiste 
anglais. Ce caractère consiste dans la déviation plus ou moins prononcée de l'axe 
columellaire. Il faut toutefois remarquer que cette déviation n'a lieu qu'à une 
certaine époque de la vie de l'animal, de telle sorte que si l'on observe des indi- 
vidus dans leur jeune âge, on les trouve conformés comme les Hélices ordinaires; 
mais en tenant compte de cet état encore jeune de la coquille, et surtout d'un 
faciès particulier qu'elles présentent, on arrive à faire rentrer dans ce groupe 
non-seulement ces individus incomplets, mais encore des espèces chez lesquelles 
la déviation est à peine sensible. C'est par des considérations de cette nature que 
M. Pfeiffer, avec une rare sagacité, a pu ramener dans le genre qui nous occupe 
différentes espèces qui jusque-là en avaient été éloignées. 

Les Streptaxis ne constituent pas une forme absolument américaine, puisque 
l'on en connaît quelques espèces indiennes ou africaines; mais comme le plus 
grand nombre, ainsi que les plus importantes, proviennent de l'Amérique du Sud, 
on peut dire que c'est là encore une forme brésilienne. 

Nous n'avons aucune espèce nouvelle à signaler; nous nous bornerons à indi- 
quer celles qui proviennent des régions explorées par l'expédition de M. de 
Caslelnau. 

1. STREPTAXIS CANDID A (Gray). 

Solarium candidum, Spix. — Bclix candida, Moricand. — îlelix Spixiana, Pfeider, Munogr. 
Ilelic. I, 11° 1051. — Streptaxis candida, id., Monogr., IH, n° 1. 

Habite le Brésil, environs de Bahia. 



(20) 

2. STREPTAXIS WAGNERI(Pfeiff.). 

Hélix Wagmri, Pfeiffer (olim). — Streptaxis Wagneri,i(i., Monogr. Helic, III, ri°2. — Hélix 
Coffreana, Moricand, Mém. Genève, 1841, pi. li, fig. 2-3. 

Habite le Brésil. 

3. STREPTAXIS ALVEUS (Dunker). 

In Philippi, Icon., tab. 6, fig. 14. — Chemnitz, 2' édit., tab. 101, fig. 33-35. — Pfeiffer, Monogr. 

Helic.,Ul,n'' U. 

Habite le Brésil. 

4. STREPTAXIS CONTUSA(Gray). 

Hélix contusa, Fer., Hist., tab. 31, fig. 1, et tab. 39, B, fig. 5-6. — Streptaxis contusa, Gray, 
in Sowerby, Monogr. ,î\^. 269-70. — Streptaxis contusa, Pfeiffer, Monogr. Helic. ,\\\, n° 9. 

Habite le Brésil. 

5. STREPTAXIS DUNKERI (Pfeiffer). 

Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n» 7. — Chemnilz, 2<= édit., t. 102, fig. 1-3. — Desbayes, Traité 

e'iém., lab. 83, fig. 11-12. 

Habile le Brésil. 

6. STREPTAXIS DEFORMIS (Pfeiffer). 

Hélix deformis, Férussac; Deshayes, Hist., lab. 32, A, fig. 1. — Streptaxis deformis, Pfeiffer, 
Monogr. Helic, III, n° 15. — Streptaxis deformis, Phil., Icon., tab. 8, fig. 2. 

Habite le Brésil. 

7. STREPTAXIS UBERIFORMIS (Pfeiffer). 

Pfeiffer, Proceed. Soc. zool. Lond., 1848; id., Monogr. Helic, III, n» 11. 
Habite le Brésil. 

8. STREPTAXIS CRYPTODON (Moricand). 

Moricand, Journ. deconch., lab. 10, fig. 2. — Pfeiffer, Monogr. Helic, n° 31. 
Habite le Brésil. 

9. STREPTAXIS STREPTODON (Moricand). 
iMoricand, Journ. de conch., tab. 10, fig. 1. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n" 24. 
Habite le Brésil. 

10. STREPTAXIS DEJECTA (Petit). 

Petit, Reme zool., 1842. — Pliilippi , Icon., lab. 6, fig. 17. — Pfeiffer, Monogr. Helic, 

III, n" 22. 

Habite Bahia (Brésil). 



( 21 ) 

11. STREPTAXIS COMBOIDES (Gray). 

Hélix comhoides, d'Orb., Voy. Amer., tab. 23, fig. lZi-18. — Gray, in Lond. Mag., 1, p. h^k. 
Philippi, Icon., tab. 8, fig. 10. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n» 21. 

Habite la province de Chiquitos (Bolivie). 

Genre TOMIGÈRE, Tomigerus, Spix. 

Ce genre est intermédiaire aux Sireptaxis et aux Anostomes, en même temps 
qu'il présente des affinités avec certaines espèces de Bulimes à ouverture dentée. 
Cette ambiguïté dans les caractères a fait varier considérablement la place que 
les différents auteurs lui ont assignée dans la méthode : c'est ainsi que nous le 
voyons joint aux Hélices par Wagner et ]\Ioricand, aux Anostomes par M. Beck, 
aux Bulimes par M. Deshayes, et enfin aux Auricules et aux Scarabées par d'autres 
auteurs. 

Ce petit genre nous montre encore une forme brésilienne dans les quatre 
espèces connues jusqu'à ce jour. 

1. TOMIGERUS CLAUSUS (Spix). 

Spix, Test. Bras., tab. 16, fig. 4-5. — Tomogeres clausus, Pfeiffer (olim!). — Tomigerus 
cïmisus, Phil., Icon.., tab. 8, fig. \h. — Tomigerus clausus, Pfeiffer, Monogr. Helic, n° 1. 

Habite le Brésil, environs de Baliia. 

2. TOMIGERUS TURBINATUS (Pfeiffer). 

Tomogeres turbinatus, Pfeiffer, Proc. zool. Soc, 18il5. — Tomogerus turbinatus, Pfeiffer, Phil., 
Icon., tab. 8, fig. 13. — Tomigerus turbinatus, Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n° 3. — Tomi- 
gerus turbinatus, Pfeiffer, Chemnitz, 2* édit., pi. 2, fig. 2. 

Habite la province de Bahia (Brésil). 

3. TOMIGERUS GIBBERULUS (Pfeiffer). 

Hélix gibberulus, Burrow, Elem. ofconch., tab. 27, fig. 3. — Tomigerus principalis, Pfeiffer 
(olim!). — Tomigerus gibberulus (Pfeiffer), Monogr. Helic, III, n" 1. 

Habite Pernambuco. 

h. TOMIGERUS CUMINGII (Newcomb.). 

Pfeiffer, in Zeitschr. fiir Mala/c, 1849, p. 67. — Chemnitz, 2" édit., tab. 125, fig. 12-14. — 

Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n" 4. 

Habite environs de Para (Brésil). 



(22) 

Genre ANOSTOME, Anostoma, Fischer. 

-te genre Anostome réunit des coquilles qui, avec les caractères principaux 
des Hélices, présentent une disposition tout à fait particulière de leur ouverture. 
Celle-ci, en effet, par suite de la torsion brusque de la portion terminale du der- 
nier tour, vient s'ouvrir auprès de la spire en s'appuyant sur elle. 

Les Anostomes constituent encore une forme américaine et même brésilienne. 
Le nombre des espèces est encore très restreint; deux sont très anciennement 
connues : ce sont les Anostoma ringens (Hélix), Linn., et Anostoma glohulosum, 
Lamk., qui proviennent de la province du Para. Une troisième espèce a été décrite 
par M. Pfeiffer, sous le nom à' Anostoma carinatnm : elle provient également du 
Brésil. Une quatrième est décrite actuellement par M. Fischer dans le Journal de 
conchyliologie (1857, pi. XÏI, fig. 1-2), sous le nom (ï Anostoma Deshayesianum. 
Enfin nous en ajouterons une cinquième : 

•: ANOSTOMA VERHEAUXIANUM (Nobis). 

(PLANCHE III, Og. 5.) 

A. testa suborbiciilari-depressa, transversa, luteorubra, inferne (juttulis fuscis 
adspersa; spira convexu, depress'mscula, anfractibus quînciue planidatis, exilissime 
striatis, ultimo stiperne carinalo, inferne subrotiindato ; apertura siirsum reversa, lunari ; 
peristomate inerassato, expanso, exlus reftexo, lamellis binis affixibus, penuUimo tribus 
in pariete labiali; peristome rnbro, dcntibns albidis. 

Diam. maj., 30; min., 2o; ait., 15 mill. 

Coquille orbiculaire, un peu transverse, déprimée, à spire légèrement convexe, 
obtuse, formée de cinq tours plans et très finement striés; le dernier, caréné dans 
sa première portion, s'arrondit peu à peu dans sa dernière en se dirigeant vers la 
spire, au niveau de laquelle vient affleurer l'ouverture. Celle-ci est légèrement ver- 
sante, de forme presque circulaire; son péristome est très épais, dilaté et réfléchi 
extérieurement; il se joint à l'avant-dcrnier tour, oii il est complété par un dépôt 
calleux peu épais recouvrant cette pai lie. Le bord supérieur de celte ouverture 
porte deux.émiuences lamelliformes inégales; le bord opposé en porte trois plus 
petites et plus mousses. 

Les premiers tours sont d'un jaune rosé, à peu près unicolores, à l'exception de 
la suture, qui est lisérée d'une ligne étroite brune, devenant plus visible sur le 
dernier tour. Celui-ci est en outre parsemé de petites taches en forme de goutte- 
lettes, quelquefois confondues et produisant des linéoles. 

L'ouverture est d'un rouge brun carnéolé très vif; les denticulations sont blan- 
châtres. 

Cette espèce a la plus grande affinité avec VAnostoma ringens; on peut dire 



( 23 ) . 

qu'elle en a tout à fait l'aspect général et l'ensemble des caractères : cependant 
un examen plus approfondi nous montre que sa forme est plus aplatie, plus trans- 
verse, et surtout que les dents de l'ouverture sont moins nombreuses, puisqu'elle 
n'en a que cinq, deux en haut et trois en bas, tandis que l'espèce citée compara- 
tivement en a sept ou huit, dont trois en haut et quatre ou cinq en bas. 

Habite les bords du fleuve des Amazones. Elle nous a été communiquée par 
M. Edouard Terreaux, auquel nous nous faisons un plaisir de la dédfer comme 
un faible témoignage de notre reconnaissance pour la libéralité qu'il a toujours 
mise à nous faire de semblables communications. 

Genre BULIME, Bulimus, Scopoli. -^ 

Après avoir été successivement adopté, puis rejeté et réuni à celui des Hélices, 
le genre Biilime paraît aujourd'hui admis à peu près généralement par les con- 
chyliologistes ; ajoutons cependant qu'il ne Test, pour ainsi dire, que d'une 
manière passive, car la caractéristique diff'érentielie que l'on peut en donner n'est 
pas d'une très grande netteté, et ce n'est pas sans quelque embarras que ses 
Hmites, soit avec \es -Hélices, d'une part, soit avec les Achatiiies, de l'autre, 
peuvent être tracées d'une façon un peu positive. 

Comme nous l'avons déjà dit au commencement de ce travail, les Bulimes con- 
stituent une forme essentiellement américaine, de même que les Achalines consti- 
tuent une forme africaine. 

Il y a assurément quelques exceptions à celte formule générale, et l'on trouve, 
en effet, des espèces de ces deux genres dans les autres parties du monde ; mais 
elles sont comparablement très peu nombreuses. Ajoutons que ces espèces for- 
ment des groupes assez tranchés, le plus souvent en concordance avec les diffé- 
rents points du globe qu'elles habitent. 

Les espèces de Bulimes de l'Amérique du Sud, dont l'habitat est compris dans les 
parties visitées par l'Expédition, sont extrêmement nombreuses et variées. Les 
mentionner toutes serait sans doute d'un grand intérêt au point de vue de la zoo- 
logie géographique; mais les limites qui nous sont imposées nous forcent 
d'abréger un peu notre travail, et de nous allaclier seulement aux espèces nou- 
velles ou encore peu connues, ou bien à celles qui nous offriront l'occasion de 
faire des observations relatives, soit aux différents points de vue que nous venons 
d'indiquer, soit à des rectifications descriptives ou de nomenclature. 



( 24 ) ■ 

1. BULIMUS VALENCIENNESII, Pfeifïer. 

Pfeiffer, 52/m6., II, p. 52; Deshayes, in Fér., tab. 146, flg. 1-2. — Phil., Icon.,ll, Bul., 
tab. 5, flg. 1. — • Bulimus fulguratus, Val., in Mus. Paris. 

Très grande espèce , remarquable par les grandes fulgurations dont elle est 
ornée. 
Habite l'intérieur du Brésil, ou même dans la province de Bahia. 

2. BULIMUS POPELAIRIANUS (Nyst). 
Nyst, in Bull. Acad. Brux., XII, lab. û, fig. 5. — Pfeiffer, Monogr. Helic, II, n" 53. 
Cette espèce, de même taille et à peu près de même forme que la précédente, 
s'en distingue par le manque de fulgurations. 
Habile le Brésil. 

3. BULIMUS PROXIMUS (Sowerby). 

Sowei-by, Conch. tllustr., fig. 102. — Pfeiffer, Monogr. Helic, II, n° 52. — Reeve, Conch. 

icoM., spec. 607. 

Habite le Brésil. 

U. BULIMUS MAXIMUS (Sowerby). 

(PLANCHE IV, fjg. 1.) 
Sowerby, in Tank., Cat., 1825. — Sowerby, Conch, illustr,, fig. 63. 

B. testa imperforata , ventricosissima , solicla, riifo-castanea; epidermide fusco 
induta ; anfraclibus quinque , convexis, primis longitiidinaliter confertim costiUatis, 
minutissime granidatis, iiltimo magno, ventricosiore-gibberido, irregulariter striatoque 
malleato; apertura ovala ; perislomate crasso ,breviter reflexo ; cokimeUamedio arcuata, 
super ne callosa; apertura labrisque albis; apice rubro. 

Long., US; diam., 85. 

Coquille ovale , très ventrue , épaisse , solide , formée de cinq tours convexes : 
les premiers sont fortement striés et couverts de granulations extrêmement fines; 
le dernier, très grand, très ventru et même un peu gibbeux sur le côté, est 
marqué de stries longitudinales irrégulières et comme martelé. L'ouverture est 
ovale; le péristonie est assez épais et réfléchi extérieurement; la columelle est forte- 
ment sinueuse vers le milieu, et même un peu au-dessous de celui-ci; elle est 
légèrement calleuse à sa partie supérieure, et descend inférieurement en une 
ligne presque droite. Son bord, épais et appliqué, se renverse fortement sur une 
fente ombilicale bien marquée. 

Cette coquille est d'un brun marron; les premiers tours sont teintés de rose. 
L'ouverture et les bords du péristome sont blancs. 

Celte espèce est la plus grande de celles connues jusqu'à ce jour dans le 



( 25 ) 

genre Bulime; elle est très remarquable par son dernier tour, très renflé et 
même gibbeux sur le coté opposé à l'ouverture, ce qui la rend déprimée dans son 
diamètre venlro-dorsal. 
Habite la Bolivie. 

5. BULIiMUS KREMNOICUS (d'Oib.). 
D'Orbigny, Voy. Amer, mérid., tab. 35, fig. 1-3. — Bulimus maximus, Pfeiffer. 

Cette espèce, très voisine de la précédente, est généralement confondue avec 
elle; nous croyons cependant qu'elle doit en être distinguée pour plusieurs rai- 
sons : d'abord par sa forme plus allongée, puis par sa spire relativement plus 
élevée, et enfin par la minceur un peu plus grande de son test. 

Habite Yuracaras (Bolivie). 

6. BULIMUS CANTAGALLANUS (Rang). 

Rang, in Ann. se. nat., t. XXIV, p. 50. — Desliayes, 2=édit., Lamk., p. 238. — Deshayes in 
Fér., Hist., lab. 160, fig. 11-12. — Bulimus ovatics, var. Pfeiffer, Monogr., III, n° 55. 

Espèce distinguée avec raison par M. Rang; après l'avoir adoptée dans un 
premier travail, M. Pfeiffer a cru devoir la réunir plus lard au Bulimus ovatus, à 
titre de variété. 

Malgré le respect que nous professons à l'égard d'une si grande autorité en 
pareille matière, nous ne pouvons nous ranger à l'opinion du savant illustre que 
nous venons de nommer, et nous croyons l'espèce bien distincte, surtout du 
Bulimus ovatus, car nous lui trouvons beaucoup plus d'affinité avec le Bulimus 
proximus, Sowerby, qu'avec toute autre du même genre. 

Habile l'intérieur du Brésil. 

7. BULIMUS BRONlMI (Pfeiffer). 

Pfeiffer, in Zcitschr. fur Malak., 18Zi7, p. 31. — Hellx ovala, Fér., Ilisl., lab. Ii5, B, fig. 2. 
Bulimus Bronni, Pfeiffer, Monogr. Relie, II. n° 56. 

Habile le Brésil. 

8. BULIMUS AURITUS (Sowerby). 

Sowerby, Conch. ill., fig. 76. — Bulimus ovatus, var. Reeve, Conch. icon., ta'tj. 89, fig. 212, b. 
Pfeiffer, Blonogr. Uelic, II, n° 6li {B. aurilus). 

Habite la province de Bahia (Brésil). 

9. BULIMUS OVATUS (Millier). 

Hélix ovala, Mûller, Vcrm., II, p. 85, n° 283. — Hélix ovala, Fér., Hisl., lab. lAô, fig. 1Z|7. 

Bulimus ovalus, Brug., Lamarck, elc. 

Espèce bien connue, dont les bords de l'ouverture sont ordinairement colorés 

ilOLLlSQUES. U 



( 26 ) 
en un rose très intense. On en connaît une variété à bords blancs , mais elle 
est rare. 

Habite le Brésil. 

10. BULIMUS OBLONGUS (Mûller). 

Hélix oblonga, Mûller, Born, Férussac. — Bulimus obJongiis, Brug., Encycl. méth,, I, p. .'ÎIS. 

— Bulimus hœmastomus, Lamarck. 

Cette espèce, fort répandue dans les collections, présente des variations extrê- 
mement notables ; l'une d'elles est surtout remarquable par une taille plus petite, 
un test plus épais et plus dense, et enfin par un épaississement très considérable 
des bords de l'ouverture, lesquels forment un large bourrelet coloré en un rose 
très vif. Il serait à désirer que l'animal de ces différentes variétés fût étudié ana- 
tomiqueraent, car peut-être nous fournirait-il des caractères propres à les distin- 
guer spécifiquement. 

Habite la Guyane, le Paraguay, etc. 

La variété que nous avons mentionnée plus haut a été recueillie par nos voya- 
geurs dans la Bolivie. 

U. BULIMUS CAPILLACEUS (Pfeiffer). 

(PLANCHE IV, Cg. 3.) 
Pfeiffer, Monogr. Helic, III, sp. gSZi. 

B. testa ovato-oblonga, lenui, siibpellucida, stiiis loncjiludinalibus regularibus vel 
rugulosis omnino instriicta, fulvo-rosea; spira obtusa, anfractibus quinque convexius- 
culis; ulliino spirani paulo superante ; apertiira oblongo-ovali ; perislomate incrassalo , 
breviter reflexo, roseotincto; columella subrecta, super ne fusca^ inferne rosea. 

Long., 60; diam., 38 milt. 

Coquille ovale-oblongue, mince, un peu transparente, à spire obtuse, formée 
de cinq tours convexes; le dernier, très grand, forme un peu plus de la moitié de 
la longueur totale ; tous sont couverts de stries longitudinales extrêmement fines 
et régulières, devenant un peu rugueuses sur le dernier tour. L'ouverture est 
ovale-oblongue. La columelle est à peine arquée; le péristome est épaissi et 
réiléchi en dehors. 

Cette coquille a une teinte générale fauve rosé ; les bords de l'ouverture sont 
d'un rose vif. La partie supérieure de la columelle est teintée de brun. 

Cette espèce est extrêmement voisine du Bulimus oblongus, si même elle n'en est 
une simple variété; elle est cependant beaucoup plus mince, moins allongée, et 
les stries qui ornent sa surface sont plus fines et plus régulières; enfin son péri- 
stome est beaucoup plus mince et moins fortement bordé. 

Habite le Brésil. 



( 27 ) 

12. BULIMUS LEUCOSTÔMUS (Sow.). 
Sowerby, Proceerf. sooL 5oc., 1834. 
Espèce encore incertaine, très voisine du Bulimus granulosus, Rang. Nous la 
mentionnons ici simplement pour appeler l'attention des conchyliologistes sur 
elle, et la signaler aux recherches des voyageurs. 
Habite la province de Xagua, Pérou. 

13. BULIMUS GRANULOSUS (Rang). 

Rang, Ann. se. nat., XXIV, p. 53, tab. 2. — Lamarck, édit. Desh., p. 238. — Pfeiffer, Monogr. 

Ilelic, II, p. 22, n°57. 

Habite Sainte-Catherine (Brésil). 

14. BULIMUS SANTA-CRUZII (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 38, tig. 1-2. — Pfeiffer, Monogr. Relie, II, n° 59. 
Habite la province de Yungas (Bolivie). 

15. BULIMUS LACUNOSUS (d'Orb.). 

(PLANCHE V, fig. 1.) 

D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 38, fig. 5-6. — Pfeiffer, Monogr. Uelic, II, n" 7S. 

B. testa oblomjo-ovata ; anfructibus subventricosis longitiidinaliter striatis ; apicem 

versus minute gramilatis et radiatim liratis ; apertiira oblonga; coliimella vix eontorta; 

peristomatereflexo, livido-brunnea, longiludinaliter obscure fasciata; epidermide tenui- 

eulo corneo induta; peristoniate albo. 

Cette espèce, remarquable par sa forme régulièrement oblongue, a été recueillie 
dans un très bon état de conservation par les naturalistes de notre Expédition. 
Habite la province de Chuquisaca (Bolivie). 

16. BULIMUS MÂTTHEWSII (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., tab. 38, fig. o-lx. — Pfeiffer, Monogr., II, n° 63. 
Habite le Pérou. 

17. BULIMUS CASTELNAUDI (Nobis). 

(PLANCHE IV, fig. 2.) 

B. testa oblonga, tenidcula, longltudinaliter strialo-rugulosa et undique miniitissime 
gramdosa ; spira obtusiiiscida, anfractibus quinqtie subconvexis, ulthno subventricoso, 
depressiusculo, spiram cequante; apertura oblongp-ovali; peristomate incrassato, reflexo; 
columella subcontorta, viridescenti-fusca ; spira roseo tincla ; suturis pallidis ; apertura 
labrisque albis. 

Long., 68; diam., 34 7nill. 

Coquille oblongue , peu épaisse, à tours de spire au nombre de cinq, les pre- 



( 28 ) 
miers à peine convexes; le dernier, assez grand, est gibbeux sur le côté opposé à 
l'ouverture, ce qui rend la coquille un peu déprimée d'avant en arrière. Toute la 
surface est couverte de stries longitudinales plus prononcées sur les premiers 
tours, et de granulations d'une finesse extrême et à peine visibles. L'ouverture est 
ovale, un peu oblongue ; les bords sont épaissis et réfléchis en dehors. La colu- 
melle est légèrement tordue. Cette coquille est d'un brun verdâtre; les premiers 
tours sont teintés de rose, avec la suture plus claire. L'ouverture et le péristome 
sont blancs. 

Cette jolie espèce est très voisine du Bulimus lacunosus, d'Orb. Nous l'avions 
même d'abord rapportée à cette dernière espèce, à titre de variété; mais elle pré- 
sente dans sa forme moins allongée, sa minceur plus considérable, dans l'aplatis- 
sement de son diamètre ventro-dorsal, des dilTérences qui nous ont déterminé 
à la considérer comme devant former une espèce distincte. Nous l'avons dédiée à 
l'illustre voyageur qui a dirigé avec tant d'habileté l'expédition scientifique dont 
une faible partie de la relation nous est ici confiée. 

Habite le Pérou. 

18. DULIMUS CONTORTl'PLlCATUS(Reeve). 
Reeve, Concfi. icon., n° 658. 

B. testa oblongo-ovata, subvcntricosa ; anfractibns (piinque convcxis, suluris minn- 
tissime indentatis ; columella subincrassala, medio conlortaque iiniplicala ; opertura 
oblongo-ovata ; peristomate incrassato reflexo, albido-rosaceo ; epidermide tenui, corneo, 
olivaceo induta; aperiurœ fauce alba; columella violacea. 

Diam.^ 26; ait., 65 mill. 

Coquille de forme oblongue, à peine ventrue, composée de cinq tours légère- 
ment convexes, marqués près de la suture d'une série de très petites rides créni- 
formes. L'ouverture est oblongue; la columelle est calleuse et fortement tordue au 
milieu. Le péristome est épais, réfléchi en dehors et continu avec le bord colu- 
mellaire, lequel est épais et appliqué. Cette coquille est d'un blanc rosé; elle est 
revêtue d'un épiderme mince, corné, d'un jaune verdâtre. L'intérieur de l'ouver- 
ture est blanc, le péristome est légèrement teinté de jaunâtre, elle bord columellaire 
est violet. 

Cette espèce, encore rare dans les collections, est remarquable par sa forme 
oblongue, la torsion et l'épaississement de son péristome, et enfin par sa suture 
crénelée. 

Habite la province de Minas-Geraes (Brésil). 

19. BULIMUS PUDICUS (Millier). 
Hélix pudica, Mulier. — Bulimus pudicus, Desbayes in Fer., tab. Ii3, fig. 11-13. 
Habite la province de Bahia (Brésil). 



( 29 ) 

20. BULIMUS PLANIDENS (Michel.). 
Jlichelin, J\Iag. zool., Guèrin, 1831, t. 25. 

Habite Neu-Frieburg (Brésil). 

21. BULIMUS 3IILLERI(Sowerby). 

Sowerby, Conch. illustr., fig. 94. — Pfeiffer, Monogr. Helic.,lU, n" 92. 
Habite le Brésil. 

22. BULIMUS UNIDENTATUS (Sowerby). 

Partula unidentata, Sowerby, in Tank., Cat. — Bulimus unidentatus^ Reeve, Conch, tcon., 

sp. 192. 

Habite le Brésil. 

23. BULIMUS RHODOCHEILUS (Reeve). 
Reeve, Conch. icon., sp. 173. 
Habile le Brésil. 

2!\. BULIMUS SANGO.î:(Tscliudi). 
Troscbcl, Arch. fiir Nalurg., 1852, tab. 6, fig. 1, p. 183. — Pfeiffer, Monogr. Helic, p. 317. 
Habite Sangoa (Pérou). 

25. BULIMUS TAUiNAISII (Fer.)- 
Hélix (Cochlos(ijla) Taunaisii, Férussac, Hist., tab. 113, fig. 4-8. 
Habite le Brésil. 

26. BULIMUS MAGNIFICUS (Grat.). 

Graleloup, Mém. — Deshayes in Fér., Hist., tab. 142, A, fig. 15-16. — Pfeiffer, Monogr. 

Helic, sp. 852. 

Habite le Brésil. 

27. BULIMUS ACH: LUES (Pfeiffer). 
Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 1852. — Chemnitz, 2' édit., Bul., tab. 66, fig. 9, 
Espèce voisine du Btilimiis Largilliertii, Phil. 
Habite les rives du fleuve des Amazones. 

28. BULIMUS ASCENDEINS (Pfeiffer). 
Proceed. zool. Soc, 1852, p. 136. 
Cette espèce, ainsi que les quatre précédentes, est très voisine du Bulimus 
Taunaisii. 

Habite le Brésil. 



( 30 ) 

29. BULIMUS LARGILLIERTII (Phil.). 
Philippi, Icon., lab. 3, fig. 6. — Bulimus consimilis, Reeve, Conch. icon.,sp. 346. 
B. testa imperforata, cijlindraceo-elongata^ tenuiusciUa, longitudinaliter striala, 
ftilvida, strigis castaneis irregulariter distantibus ornata; spira elongato-conica, sub- 
obtusa, anfractibiis septem convexiusciilis ; cokimeila torta, alba; apertura oblongo- 
ovali, intiis submargaritacea ; péris tomate simplici, recto, margine columellari vix 
incrassato. 

AU,, 52; diam., 20; ap., 2!imilL; long, medio, 12 lata. 

Coquille cylindrique-allongée, formée de sept tours de spire médiocrement 
convexes, couverts de stries longitudinales un peu rugueuses, bien marquées, 
surtout près de la suture. 

'Cette coquille est entièrement fauve, avec des lignes longitudinales irrégulières 
plus ou moins distantes, d'un brun marron tantôt plus clair, tantôt plus foncé. 
Ces lignes correspondent à des temps d'arrêt des anciennes ouvertures. 

Cette jolie espèce a l'aspect général du Bulimus Taunaisii, mais elle s'en dis- 
tingue par sa taille moins considérable, par la minceur plus grande de son test, 
et enfin par sa forme plus cylindrique, ainsi que sa spire plus élancée. 

Habite Sainte-Callierine, au Brésil. 

30. BULIMUS BIPASCIATUS (Phil.). 
Pliilippi, Icon., gen. Bul., tab. 111, fig. 5. 

B. testa oblonga, subturrita, umbilicata, rufa, fasciis binis atbis iit7nusqiie ad suturam 
ornata; apice obtnso; apertura ovata, dimidiam spiram œqiiante; columella recta, sub- 
shnplici; labro subreflexo, roseo. 

AU., 2S; diam., iimiU. 

Cette espèce a encore une certaine analogie de forme avec le Bulimus Taunaisii, 
mais elle est plus allongée et a son ouverture beaucoup moins haute; ses tours de 
spire sont en outre traversés par deux fascies étroites et blanchâtres, se confondant 
d'unlcur à l'autre dans la suture. 

Habite le Pérou. 

31. BULIMUS ALUTACEUS (Reeve). 

Reeve, Proceed. zoo}. Soc, 18Z|9, p. 99. — Kl., Conch. icon., n» 522, tab. 72. 

B. testa oblongo-ovata, umbilicata ; anfractibus septem convexis, creberrime corru- 
gato-striatis ; apertura ovali; columella refîexa, labro vix reflexo; intense ustulato- 
castanea, zonula unica alba medio citigulata; labro albo. 

Alt., 36; diam., ih mill. 

Habite Cusco. 



( 31 ) 

32. BULIMUS HANLEYl(Pfei£fer). 
Pfeiffer, Monogr. Helic, III. — Reeve, Conch. icon., sp. 181. 
Habite le Brésil. 

33. BULIMUS PORPHYRIUS (Pfeiffer). 

(PLANCHE V, fig. 2.) 
Pfeiffer, Proceed. zool.Soc, ISZiO, p. 114. — Reeve, Conch. icon., sp. 89. 

B. testa siibelongata ; spira conico-obtusa, anfractibus sex, concentrice rude et irre- 
gulariter clavato-stiiatis, per marginem superiorem hic illic minute crenulatis ; fumo- 
fusca, striis longitudinalibus hic illic albis. 

Alt., 60; diam., 2?>mill. 

Coquille allongée, à spire 'levée, conique, un peu obtuse au sommet, formée 
de six tours médiocrement convexes ; les premiers sont presque lisses, les autres 
sont couverts de stries longitudinales rugueuses et irrégulières. La suture est 
irrégulièrement crénelée. 

L'ouverture est ovale. Le péristome est mince, à peine réfléchi extérieurement. 
La columelle, légèrement excavée, est revêtue d'un bord lamelleux dilaté, arrondi, 
lequel surplombe une fente ombilicale bien prononcée. 

La coloration, presque uniforme, consiste en un fond d'un brun olivâtre, sur 
lequel on distingue à peine quelques fascies transverses. La suture, ou plutôt les 
crénelures qui la forment sont marquées de blanc; cette coloration blanche 
s'étend quelquefois çà et là sur les stries rugueuses, mais d'une manière fort irré- 
gulière et peu sensible. L'ouverture est d'un brun violacé à l'intérieur; le péri- 
stome est blanc. 

Espèce remarquable par sa coloration brune-olivâtre, parsemée de petites 
taches blanches très irrégulières, se condensant, pour ainsi dire, sur les crénelures 
de la suture. 

Habite le Pérou. 

8/1. BULIMUS BENSONI (Reeve). 
Reeve, Icon., sp. 571, lab. 78. — Chemnitz, 2° édit., Bul., tab. 21, fig. 1. 
Habite les bords de l'Amazone, non loin de la mission de Sarayacu. 

35. BULIMUS JÂTESI(Shuttleworlh). 

(PLANCHE VII, fig. 1, sous B. Bcnsoni, pro errore.) 

B. testa oblongo-etongata, albo-violacea, flammulis longitudinalibus, imdulatis, pur_ 
pureis ornata, transversitn li-ifasciata, fasciis purpureo-fuscis inœgualibiisque interruplis 
vel articulatis ; apertura ovata; eolumella medio contorla; peristomate exlus reflexo. 

Alt., 70; diam., 30. 



( 32 ) 

Coquille ovale, acuminée vers la spire, formée de six tours médiocrement 
convexes. L'ouverture est ovalaire. Le péristome est légèrement réfléchi en dehors. 
La coluraelle est fortement arquée, et tordue vers sa partie mo^-enne.Vers la base, 
elle s'unit au bord droit sans discontinuité, mais en formant un angle à peine 
indiqué. La coloration, extrêmement élégante, consiste en un fond d'un blanc 
violacé sur lequel se détachent des flammules longitudinales onduleuses d'un brun 
pourpré, et sur le dernier tour, trois fascies transverses distantes, inégales, inter- 
rompues et comme articulées. L'intérieur de l'ouverture est d'un blanc violacé; 
la columellc est vivement colorée en un brun marron plus ou moins foncé. 

Cette belle espèce est extrêmement remarquable par sa forme et par sa colora- 
lion; elle sert, en quelque sorte, de lien entre les vrais Bulimes et certaines 
espèces qui, à cause de la troncature de la columelle, sembleraient devoir rentrer 
dans\egrou\^e des Âgathines, chez lesquelles ce caractère est très développé: nous 
voulons parler surtout du Bulmiis regina, lequel a été tour à tour considéré par les 
auteurs soit comme un Bulime, soit comme une Agathine. C'est en tenant compte 
de l'ensemble des caractères, du faciès général de la coquille, et surtout des 
affinités qu'elle présente avec les espèces voisines, telles que \es Bulimus Àdamsoni, 
Bennisoni, Bensoni, Powisii, etc., que l'on arrive à maintenir dans le genre Bulime 
ce Bulimus regina. Il est vrai que, dans la variété sénestre de cette espèce, la 
columelle est un peu plus tronquée; mais nous croyons ce fait purement acci- 
dentel, et nous pensons qu'il ne doit pas l'emporter sur ce que l'on observe 
dans l'état normal de l'espèce. 

Toutes les espèces que nous venons de citer forment un groiqie très remar- 
quable et se rattachent, jusqu'à un certain point, à celles qui figurent dans ce 
travail. C'est dans les parties les plus chaudes des Andes orientales qu'elles ont 
été trouvées; l'épaississement plus grand de leur test, les colorations plus vives 
dont elles sont ornées, leur donnent une physionomie toute particulière. 

(C'est par erreur que le B. Jatesi, Shuttl., a été désigné sous le nom de Bulimus 
Bensoni sur la planche 8, fig. 1, de l'Atlas de ce voyage.) 

Habite le Pérou. 

3(3. BULIMUS ADAMSONI (Reeve). 

(PLANCHE I, fig. 2.) 

Reeve, Conch. icoii., sp. 165. 

J5. testa suhfusiformi-ovata, ventricosa ; spira pyramidali-acuminata ; anfractibus sex 
ad septem, lœvibus vel oblique temii strïatis; apertura ovata, paulultim effusa; columella 
siibrecta; peristomate vix rejlexo, violaceo-cinereo ; basin versus siibolivacea', fusco hic 
illic sparsim nebulata, vitta conspicua,cœndescente.-alba, olivaceo-nigricante subremote 



( 33 ) 

articulata, cingulatavitta altéra pallida, obscur a supra ; columella purpureo-nigricante ; 
aperturœ faiice cœrnlescente-alba ; labroviolaceo. 
Alt. 80; diam., liO mill. 

Belle espèce se rattachant par l'ensemble de ses caractères à celles qui précè- 
dent, et surtout au B. regina, qui va suivre immédiatement: c'est principalement 
en vue d'établir la connexilé de ces différentes espèces et de légitimer en quelque 
sorte leur classement dans le genre Bnlime, que nous avons dû comprendre 
celle-ci dans notre travail. 

Habite le volcan de Tolymo (toraillère orientale). 

37. BUL[MUS REGINA (tl'Orb.). 

(PLANCHE X, fig. 3, et pi. Vit, fig. 1, junior.) 

Hélix regina, Férussac, Hist , tab. 118, fig. 3-6. — Achatina regina, Lamarck. — Achatina 

regina, Ilt-eve, Conch. icon., sp. 168. 

Pour les raisons que nous avons indiquées plus haut en parlant du Bulimus 
Jatesi, cette espèce nous paraît devoir rester dans le genre Bulime. Comme elle 
est fort anciennement connue, nous n'en donnerons point de nouveau une descrip- 
tion détaillée; mais nous ferons remarquer que, telle qu'elle est interprétée dans 
les ouvrages même les plus modernes, elle nous parait comprendre, à titre de 
variétés, des coquilles extrêmement différentes, qui méritent certainement d'être 
distinguées comme espèces. Nous pensons que l'on doit réserver le nom àeB. regina 
aux individus à test très épais, d'une forme ovale-oblongue, à columelle très cal- 
leuse et à peine tronquée à la base. Les figures citées ci-dessus, soit de l'ouvrage 
de Férussac, soit de celui de Heeve, la représentent parfaitement; elle est normale- 
ment enroulée à droite, mais certains individus se présentent enroulés à gauche. 
Une seconde espèce serait constituée par des individus d'une forme plus raccour- 
cie, plus ventrue, au moins dans le dernier tour, mais à spire plus courte et plus 
acuminée, en môme temps que la coloration est plus simple et presque unie. Nous 
en trouvons un exemple dans la figure donnée par Spix [Test. Bras., p. 8, fig. 1). 
Sous le nom àWchatina perversa, on en connaît des individus dextres et sénestres. 
Seulement, comme le nom de perversa avait déjà été employé par Linné pour 
une autre espèce du même genre, nous avons dû imposer un nouveau nom à 
celle dont il est ici question : nous proposons de l'appeler Bulimus regalis, Nob. 

Une troisième espèce est toujours plus petite, plus allongée, surtout dans la 
région spirale, et la columelle, moins calleuse, est fortement tronquée à sa base. 
Elle a été rapportée pour la première fois par M. d'Orbigny, et figurée dans son 
beau Voyage dans l'Amérique méridionale (pi. 29, fig. 4-5). Celle-ci est ordinaire- 
ment sénestre; nous proposons de lui donner le nom de Bulimus incisus. Une 
quatrième, encore assez voisine de la précédente, mais avec une forme et surtout 

Mollusques. . 5 



( sa ) 

une coloration extrêmement ditïérentes, constitue notre Bidimus Loroisii, dont nous 
donnons la description plus loin. 

Enfin, nous proposons de distinguer encore comme espèce particulière des 
individus provenant surtout de la Nouvelle-Grenade, dont la forme et la colora- 
tion se rapprochent davantage du Bulimus Powisii et Âdamsoni, et que M. Reeve 
a représentée dans son Conchica iconologia (sp. 168 b.), en la regardant comme 
une variété du Bulimus regina. Nous proposons de la dédier à M.Boussingault, qui 
l'a rapportée de la localité indiquée ci-dessus. 

38. BULIMUS REGALIS (Nobis). 

(PLANCHE X, fig. 3). 
Achatina perversa, Spix, Tesl. Bras., pi. 8, fig. 1. — Achatina regina, var. Auctorum. 

B. testa oblongo-turrita, sinistrorsa , tumidiuscula , cinerascente, maculis vel fasciis 
longitudinalihus transverscdibusque arliciilata; spira acuminata, anfractUms planiusculis; 
apertura oblonga; coluinella valde arcuata, sinuosa et callosa; labro dextro simplici, 
acuto, subexpaiiso, intus incrassato ; apertura alba; coliimella nigrescente tincta. 

Alt. ,10; diam., 2>[imill. 

Coquille oblongue, turriculée, le plus souvent sénestre, à spire médiocrement 
élevée, acuminée, obtuse au sommet, formée de sept tours aplatis, à suture peu 
marquée; le dernier, très grand, est arrondi et convexe. L'ouverture est oblongue, 
elle est placée obliquement par rapport à l'axe columellaire ; celui-ci est profon- 
dément sinueux au milieu et fortement épaissi et calleux; vers sa partie inférieure, 
il s'unit au bord droit sans discontinuité. Le bord droit est un peu évasé, épaissi à 
l'intérieur, son limbe est simple et tranchant. 

Le fond de la coloration est d'un gris cendré^ un peu violacé sur les premiers 
tours et parsemé de taches brunes anguleuses plus ou moins larges; par inter- 
valles on voit de grandes fascies longitudinales, noirâtres, correspondant aux 
anciennes ouvertures; sur les premiers tours il existe, près de la suture, un petit 
cordon articulé de brun et de blanc. 

Le dernier tour, d'une teinte généralement plus claire, est souvent revêtu d'un 
épidémie d'un jaune verdàtre qui masque en grande partie la coloration pro- 
prement dite. 

L'ouverture est d'un beau blanc à l'intérieur^ la columelle est vivement teintée 
de noir. 

Cette espèce a été généralement confondue avec le Bulimus regina; on la trouve 
figurée dans l'ouvrage de Spix sous le nom de B. perversus; pour les raisons que 
nous avons exposées plus haut, son nom a dû être changé, 

Les différences principales qu'elle présente avec le B. regina nous paraissent 
bien tranchées : c'est d'abord une forme plus ventrue, une spire acuminée, et, 



( 35 ) 
enfin, la coloration nous offre également des caractères particuliers faciles à 
apprécier. 

Habite le Brésil. 

39. BULIMUS LOROISIANUS (Nobis). 

(PLANCHE II, fig. 4.) 

B. testa elongalo-turrita, sinistrali; spira pyramiclaliacuminata; anfractibiis octo 
lœvibus vel oblique exiliter striatis ; apertura obliqua; columella valde medio contorta, 
callosa, basi siibtruncata, peristomate aciilo, fulvescenti-rosea; anfractibus primis fascia 
unica fusco articulata instructis, uUimo nigrescenie, maculis aut slrigis axirantio-luteis 
adsperso; faiice aperlurœ alba; cokimella nigro tincta; coUo basali albo. 

Alt., 6k; diam., 30 mill. 

Coquille allongée, sénestre, à spire assez élevée, pyramidale, acuminée, obtuse 
au sommet, formée de huit tours à peine convexes, ornés de stries obliques extrê- 
mement fines et rapprochées. Ces stries sont assez apparentes sur le dernier tour, 
mais sont à peine visibles sur les premiers, qui paraissent presque lisses. 

L'ouverture est allongée oblique. La columelle est fortement tordue vers sa 
partie moyenne, et pourvue d'une forte callosité qui s'étend jusque vers la base, 
oii elle présente une troncature mousse et à peine sensible à son point de réunion 
avec le bord du péristome. Celui-ci est simple et tranchant. 

Cette coquille a ses premiers tours assez vivement colorés en un jaune rosé 
plus prononcé vers l'extrémité de la spire; ils sont traversés par une fascie étroite, 
brune ou noirâtre, interrompue et comme articulée, laquelle disparaît sur le 
dernier tour. Celui-ci est noirâtre, et varié de taches et de fascies longitudinales 
irrégulières, d'un jaune orangé, formées par le fond lui-même. 

L'ouverture est blanche à l'intérieur; la columelle est vivement teintée de noi- 
râtre , sur laquelle se détache la callosité , restée blanche comme le reste de 
l'ouverture. 

Les remarques que nous avons faites à l'égard du Bulimus regina, touchant la 
nécessité de reviser celte espèce et d'en mieux préciser les caractères, nous ont 
amené à considérer comme distincte celle que nous établissons ici; elle diffère, 
en effet, du Bulimus regina typique, par une forme plus allongée, une spire plus 
acuminée, par une columelle plus manifestement tronquée, et surtout par sa colo- 
ration, laquelle consiste, sur le dernier tour, en des taches d'un jaune orangé 
éparses sur une teinte noire très intense. 

Nous dédions cette belle espèce à M. Lorois, ancien préfet, dont les connais- 
sances en conchyliologie sont aussi profondes que variées, cl qui a bien voulu 
nous la communiquer. 



( 3G ) 



hO. BULIMUS INCISUS (Nobis). 

(PLANCHE IX, fig. 1.) 
BuUmus regina, d'Urbigny, Voy. Amer., pi. 29, fig. !i-b. 

B. testa elongato-turrita, sinislrali, irregulariter striis longitudinalibiis comigata; 
spira pyramidali'acuminata; apice obtuso ; anfractibiis subconvexis; apertura oblonga, 
obliqua; cotumella medio profunde excavata, contorta, incrassala, basi trwtcata ; labro 
dextro simplici, aculo ; fiisco-caslanea, flammulis longitudinalibus fîexuosis vel angu- 
latis in medio nnfractuorum fascia arliculala instriictis; faitce aperturœ violacea ; . 
columella nigra ; perislomate iulus nigrescenle limbato. 

Alt , 62; diam.,2>omill. 

Coquille allongée sublurriculée, sénestre. ayant la spire élevée, acuniinée et 
obtuse au sommet. Toute la surface est pourvue de stries longitudinales peu mar- 
quées sur les premiers tours, mais plus apparentes sur les derniers et un peu 
irrégulières. 

L'ouverture est oblongue, oblique. La columelle est fortement excavée et tordue 
vers sa partie moyenne; sa base est légèrement calleuse, et terminée par une 
troncature bien prononcée; le bord droit est irrégulièrement flexueux, simple et 
tranchant. 

La coloration consiste en un fond d'un brun marron, plus foncé sur les der- 
niers tours; les premiers sont ornés de llammules longitudinales anguleuses, pro- 
duisant sur la partie moyenne des tours une fascie décurrenle articulée de taches 
alternativement noirâtres et blanchâtres. Sur le dernier tour, ces taches devien- 
nent plus larges, quadrangulaires, et s'étendent quelquefois jusqu'auprès de la 
suture. 

L'ouverture est d'un beau violet à l'intérieur, diminuant d'intensité en appro- 
chant du bord, lequel est liséré de noir à sa partie interne; la columelle est vive- 
ment colorée en noir dans toute son étendue. 

L'espèce que nous croyons devoir établir ici était confondue avec le Bulimus 
regina, à titre de variété; mais les différences qu'elle présente avec cette dernière 
espèce nous ont engagé à l'en distinguer : sa forme est, en effet, plus allongée; 
sa spire surtout est toujours plus acuminée. La columelle, plus fortement con- 
tournée, se termine toujours par une troncature très évidente, mais cependant 
moins complète que celle qui nous est offerte par les véritables Agathines. Par sa 
forme, cette espèce rappelle davantage notre Bulimus Loroisianus, mais sa colora- 
lion l'en dislingue bien nellement. 

Habite la Bolivie. 



l 37 ) 



41. BULIMUS BOUSSINGAULTII (Nobis). 

(PLANCHE IX, fig. 2.) 
Bulimus regina, Reeve, Icon., sp. 168 b. 

B. testa oblongo-subliirrita , longitndinaliter striata; slrigisqne macutis (Mis et viola- 
ceis irregularibus longitudinaliter nebulosa; fauce apertvrœ violacea; columella et 
peristomate nigrescente tinclis; spira siibelongata, anfraclibus septem convexiusculis, 
ultimo ventricosiori ; aperlnra ovata, subobliqua; columella contorla, subcallosa, basi 
obscure angulata. 

Alt., 60 à 65; cliam., 35 inill. 

Coquille ovale-oblongue , à spire assez élevée, conique, un peu obtuse au 
sommet, formée de sept tours médiocrement convexes, couverts de stries longitu- 
dinales fines et rapprochées. Le dernier tour est assez ventru ; il forme plus des 
deux tiers de la longueur totale. 

L'ouverture est ovale, un peu resserrée à sa partie supérieure. La colunielle est 
fortement excavée vers son milieu et pourvue, au-dessous de cette partie, d'une 
double callosité peu développée; sa base s'unit avec le bord droit, et forme 
un angle obtus très adouci. Le péristome est assez épais, mais tranchant, 

La coloration consiste en une teinte générale violacée, au milieu de laquelle on 
aperçoit des taches ou llaramules longitudinales, les unes blanches, les autres 
violettes, plus foncées que le fond ; sur le dernier tour, cette coloration violette 
devient plus foncée et presque noirâtre, en même temps que les maculations 
deviennent plus nébuleuses. 

L'ouverture est d'un beau violet à l'intérieur; la cohmielle est vivement teintée 
d'un violet presque noirâtre très intense, et le péristome est liséré de la même 
couleur. 

Cette espèce rappelle encore, par l'crsemble de ses caractères, le Bulimus 
regina; nous la trouvons mène figurée sous ce nom, à titre de variété, dans le 
bel ouvrage de M. Reeve. Ayant pu observer un certain nombre d'individus 
appartenant à cette espèce, nous nous sommes convaincu qu'elle devait être 
distinguée du Bulimus regina, d'abord à cause de sa forme générale plus allongée, 
puis de sa coloration, et enfin par son ouverture plus large, et surtout par sa 
columelle beaucoup moins épaisse que dans l'espèce que nous venons de citer. 

Bien qu'elle ne fasse pas partie des collections rapportées par l'expédition 
Castelnau, nous avons cru devoir la comprendre dans ce travail, à cause de sa 
grande allinité avec les espèces du groupe dont le Bulimus regina est le type, et 
surtout afin que l'on puisse, parla comparaison, apprécier sa valeur spécifique. 



( 38 ) 

42. BULIMUS PHLOGERUS (d'Orb.). 

D'Orbigny, Vo^j. Amer., lab. 27, fig. 6-7. — Achalina phlogera, Vo\:\çz ai Micb., Gai. Douai, 

tab. 12, fig. 1-2. — Hélix regina, var. Fér., Hisl., tab. 119, fig. 1-2 

Cette espèce, quoique très voisine du BitUmus regina, avec lequel quelques 
auteurs l'ont confondue, nous paraît distincte et devoir être conservée. 
Habite Chiquilos, Bolivie. 

Zi3. BULIMUS GALLINA-SULTANA ([.amk.). 
Hélix gallina-sultana, Chemnitz. — BiiVmus princeps. Pot. et Mich., Gai., tab. li, fig. 29. 
Habite la Guyane, la Bolivie. 

h!i. BULUiUS ZEBUA(Muller). 

Buccinum zcbra, Muller, Yerm., II, n" 331. — Bulimus undalus, Brug., Lamarck. — Bulimus 

princeps, Brod., Sow. 

Habite la Guyane, le Pérou. 

Zi5. BULIMUS PULCIIELLUS (Spix). 

Acheiina pulchella, Spix, l'est. Bras., tab. 9, fig. 12. — Bulimus zigzag, Lamarck. — Hélix 

undata, var. Fér., Hist., tab. 117, fig. 1. 

Habite le Brésil, la Bolivie. 

liG. BULIMUS INCA (d'Orb.). 
Bulimus Inca, d'Orbigny, Voy. Amer., tab. 38, fig. 6-7. 
Habite la Bolivie, 

A7. BULIMUS TUPACII (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., pi. 38, fig. 1-5. 
Habite la Bolivie, sur les montagnes très élevées. 

Zi8. BULIMUS THAMNOICUS (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer, mérid., tab. 37, fig. li-9. 

En établissant cette espèce, l'illustre savant dont les explorations dans l'Amé- 
rique du Sud ont été si fructueuses pour la science, M. Alcide d'Orbigny, y a 
joint, à titre de variétés, des Bulimes que l'examen d'un certain nombre d'indi- 
vidus rapportés par l'expédition Castelnau, ainsi que d'autres observés dans les 
collections de Paris, nous ont permis d'étudier et de distinguer spécifiquement du 
Bulimus thamnoicus. Nous proposons donc d'établir comme espèces distinctes 
les deux variétés indiquées par M. d'Orbigny, l'une sous Bulimus thamnoicus, 
var. marmorata, l'autre sous Bulimus thamnoicus, var. miner. 



( 39) 
AO. BULI3IUS ALAUDA (Nobis), 

(PLANCHE VII, fig. 3.) 
Bulimus ihamnoicus, d'Orb., Voy. Amer., t. 37, fig. 6-7. 

B. testa ovato-oblonga , solidmscula, albo-cinerea, pimcticulisque maculis fuscis 
ommno slrigata; spira breviori acuta; anfraxtibiis sex subconvexis, striis loncjitudina- 
libus creberrime citatis, sutiuns crenulatis; apertura oblonga; peristomale simplici, 
acutOj, inferne subincrassato ; margine cohimellari subdilatato, umbilicum obtegenle; 
apertxira alba. 

Alt., 45; diam., 25; ap., long., 26 mitl. 

Coquille de forme oblongue, à spire peu élevée, conique pointue, com- 
posée de six tours légèremen' convexes, marqués près de la suture d'une série 
de crénelures, et couverts sur toute leur étendue de stries longitudinales extrê- 
mement fines et un peu rugueuses. Le dernier tour est relativement assez 
grand. 

L'ouverture est oblongue; le péristome est simple, tranchant, mais un peu 
épaissi à sa face interne. La columelle est faiblement tordue; elle est revêtue 
d'un bord dilaté et convexe qui cache en grande partie une fente ombilicale bien 
marquée. Le fond de la coloration est d'un blanc grisâtre, avec une infinité de 
petits points ou taches brunes rassemblés le plus souvent par zones longitudinales 
irrégulières; sur les premiers tours, on voit des lignes brunes transverses qui 
disparaissent en grande partie sur le dernier, ou qui sont remplacées par des 
lignes ponctuées. 

L'ouverture est blanchâtre. 

Comparée au Bulimus thamnoicus, cette espèce nous montre une forme beau- 
coup plus oblongue, un test moins rugueux, plus finement strié, et enfin une 
coloration très différente. Elle offre, sur un fond grisâtre, une multitude de petits 
points bruns formant de grandes maculations longitudinales irrégulières, ou des 
lignes transverses articulées sur le dernier tour, mais continues sur les premiers; 
chez le B. thamnoicus typique, au contraire, la coloration, plus uniforme, est ordi- 
nairement d'un brun foncé, quelquefois jaunâtre. 

Habite le haut Pérou. 

50. BULIMUS REVINCTUS (Nobis). 

(PLANCHE VU, Gg. 2.) 
Bulimus thamnoicus, var. minor, d'Orb., Voy. Amer., pi. 37, fig. 8-9. 

B. testa ovalo-venlricosa, solidiusciila, cinereo-lutescenti, fasciis angnsiis fuscis 
spiraliter ornala; spira conico-oblusa, anfraclibus convexis, longiludinaliter striato- 



( AO ) 

riigulosisqiie granulosis ; stihiris obsolète creniUalis; apertura ovata; peristomale aciito, 
labro coiuinellari dilatalo, expanso; umbilico pervio. 
Alt., 30; diam., 20 mill. 

Coquille ovale, ventrue, assez solide, à spire peu élevée, un peu obtuse, formée 
de cinq tours convexes, couverts de stries longitudinales fines légèrement 
rugueuses, surtout près de la suture, sur laquelle elles produisent des sortes de 
crénelwes. Toute la surface est, en outre, coupée par des stries transversales 
extrêmement fines, formant une sorte de treillis granuleux à peine visible. Le 
.dernier tour est très convexe et renflé. L'ouverture est ovale; le péristome est 
;^"' ~, ' swaple et tranchant, et la columelle est revêtue d'un bord lamelleux assez épais 
tf? et renversé sur la fente ombilicale. La coloration consiste en un fond grisâtre, 

sur lequel se détachent un certain nombre de petites fascies étroites d'un brun 
noirâtre. Ces fascies, très rapprochées entre elles, se confondent même quelque- 
fois plusieurs ensemble. 
L'ouverture est blanchâtre. 

Nous croyons trouver dans la forme plus raccourcie de cette espèce, ainsi que 
dans les détails de la coloration, des caractères qui permettent de la distinguer 
spécifiquement du Bulimus thamnoicus, d'Orb. 

Son habitat sur les parties les plus élevées du Pérou, à Cuzco, nous engage 
encore à persévérer dans cette détermination. 

51. BULIMUS PURPURATUS (Reeve). 
Reeve, Proceed. zool. Soc, 18/i9, [i. 08. — Id., Conch. icon., sp.5l7. 
Habite les Andes du Pérou. 1. 

"'52. BUIiMUSONCA (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy, Amer, mérid., pi. 30, fig. 1-2. 

Habite la Bolivie, près Tutulima. 

53. BULIMUS LyNCICULUS'(Nobis). 

LANCHE V, fig. 3.) 
Hupé Cl Deville, Rei\ et Maij. zool., 1850, pL 15, fig. 1. 

B. testa oblonga, subventricosa, tenui, fulvo-rosea, rjullis vel lineis longiliidinalibiis 
fuscis ornala; spira conico-obtusa, anfraclibus quinque, iillimo magno ; apertura 
superne coarctala ; columeHa contorta; peristomate extns reflexo, roseo. 

Alt., 58; diam., 21.1 mill. 

Coquille oblongue, un ])eu ventrue, à tours légèrement convexes, au nombre 
de cinq; le dernier, assez ventru, forme environ les deux tiers de la longueur 
totale. L'ouverture est grande, resserrée vers sa partie supérieure et dilatée vers 



A. 



( /il ) 

la base. La columelle est légèrement tordue au milieu; le péristome est épaissi, 
arrondi et un peu rélléchi en dehors. La coloration consiste en une teinte rosée, 
plus vive sur les premiers tours et un peu rembrunie sur le dernier. Toute la sur- 
face est parsemée de petits points blancs se réunissant en de certains endroits, et 
formant des flammules longitudinales étroites et comme articulées. Le péristome 
est vivement coloré en rose. L'intérieur de l'ouverture est de la même couleur, 
mais moins intense; on y aperçoit par transparence les points et les flammules de 
l'extérieur. 

Charmante espèce, voisine, pour l'ensemble et les caractères, du Bulimm onca, 
d'Orb., mais s'en distinguant par sa forme beaucoup plus raccourcie et par l'épais- 
seur plus considérable de son test. Elle a également une assez grande analogie 
avec le Bulimus Taylorianus, Reeve, mais en diffère par plusieurs caractères, et 
notamment par sa suture simple, non crénelée, ainsi que par sa coloration. 

Habite la Mission de Sarayacu, sur les bords de la rivière de l'Ucayali, Pérou. 

5Zi. BULIMUS FLOCCOSUS (Spix). 

Spix, Test. Bras., pi. 9, fig. 3 et li. — Pfeiffer, Monop: Helic, III, n" 68. 

Nous mentionnons ici cette espèce pour la signaler aux recherches des voya- 
geurs, car elle est restée excessivement rare, et n'a jamais été rapportée, que 
nous sachions, depuis l'époque où elle a été figurée dans l'ouvrage de Spix et 
Wagner. 

Elle ressemble, jusqu'à un certain point, au Bulimus onca, d'Orbigny; mais 
elle en diffère surtout en ce qu'elle est couverte de stries longitudinales très 
marquées. 

55. BULIMUS PIPERATUS (Sow.). 

(PLANCHE V, fig. 4.) 
Sowerby, Concli. illuslr., fig. 93. — Rccve, Concli. icon., sp. 96. 
Habite la province de Huallaga, Pérou. 

56. BULIMUS EXARATUS (Pfeifrer). 
(PLANCHE VIII, fig. 3.) 

Ihiccinum cxaralum, Mûller. —Achulina exarula, Desliayes, in Fér. — Bulimus exaralus,V[Q\^ii'c, 

Monogr. Helic, BuL, u°6/i. 

B. testa ovato-pyramidata , teniii , albida, .lubdiapfiana , longitudinatiler striata, 
siitiu'is crenulatis; spira conica, anfraclibiis sex vel seplem, suhplanulalis, ultimo ad 
pcriplicriam aiigulatoqiie subcrenato ; columella basi rccla, medio sinuosa ; pevislomate 
tenxii, simplici, aculo. 

Alt., 55; diam., 26 mill. 

MOLLl'SQLES. 6 



( 42 ) 

Coquille ovale, pyramidale, à spire conique, formée de six à sept tours à peine 
convexes, couverts de stries longitudinales très fines et très régulières, et pour- 
vus, auprès de la suture, d'une série de crénelures très ténues, se continuant sur 
le pourtour anguleux du dernier tour. L'ouverture est grande; la columelle, 
sinueuse vers le milieu, est droite et un peu épaissie à sa base. Le péristome est 
mince et tranchant. 

Toute la coquille est d'un beau blanc de lait. 

Cette belle espèce, déjà remarquable par sa forme, l'est encore davantage par 
sa couleur tout à fait blanche. On a quelquefois confondu avec elle une espèce 
qui provient de la Nouvelle-Guinée , et à laquelle M. Reeve a donné le nom de 
Bulimus crystallimis. Celle dernière est toujours plus mince, plus large, et la suture 
est simple, non crénelée. 

Habile le Brésil. 

57. BULIMUS REQUIENII (Pfeiffer). 
Proc. 3ooZ. Soc, 1 852. — Cheiiinilz, 2' éilit.,tab. 66, fig. 8. — Pfeiffer, Monogr. Helic.,lll,n°bbi. 

Espèce voisine du Bulimus cnjstallinus, Reeve. 
Habite le Brésil. 

58. BULIMUS PINTADINUS (dOrb.). 

D'Orbigny, Yoy. Amer., 1-29, lig. 11-12. — BuL calhcarhœ, Reeve, Conch. icon., n° 265. — 

Vkiiïei\ Monorir. Helic, m, W \-ib. 

Habite aux environs de Yuracaras, Bolivie. 

59. BULIMUS BOLIVAP.K .ïrOr!).). 

D'Orbigny, Voij. Amer., lab. 39, lîg. 5-0. - Plciller, J/ono^r. Uelic. ,111, n° 206. . 

Habite la province de Cochabamba (Bolivie). 

60. BULIMUS EXPANSUS (Pfeiffer). 

(PLANCHE VI, fig 3.) 
Pfeiffer, Monogr., 4, 11, ii" 150. — Bulimus iodoslomus, Hupé et Doville, Rev. et Mag. zool, 

1850, pL 15, fig. 2. 

B. testa elongato-veiitricosa, tenui, iongitudinaliter slriata; alha, flammulis hngitii- 
dinatibus fusco-purpurcis oniala;spira conka , anfraclihus convexis; apertura ovata, 
violaceo-purpurea, labro latissimo, inferne dilatatoque reflexo; colmnella inflata, con- 
torla; umbUico pervio, minimo. 

Alt.,li2>; diam.,'i2miU. 

Coquille ovale-allongée, ventrue, mince, formée de sept tours légèrement con- 
vexes; la surface est marquée de stries longitudinales, plus prononcées sur le 



( 43 ) 
dernier tour où elles forment des sortes de rides. Ce dernier tour est d'ailleurs 
assez grand, un peu ventru; la spire est légèrement conique. 

L'ouverture est grande, ovale, oblique, évasée, principalement vers la base oii 
les bords sont largement dilatés, réfléchis en dehors et vivement colorés en violet 
foncé; la partie tranchante de ces bords est comme lisérée de blanc; la columelle 
est convexe, renflée et tordue : elle est revêtue d'un bord assez développé, limi- 
tant en dessous une fente ombilicale médiocre et colorée de violet. 

Le fond de cette coquille est blanchâtre, avec des flammules longitudinales 
d'un violet foncé; ces flammules, assez distantes les unes des autres, sont irré- 
gulières et semblent formées par la réunion de taches plus petites que l'on, 
retrouve éparses sur l'avant-dcrnier tour oii elles sont disposées par séries longi- 
tudinales; les premiers tours sont simplement teintés de rose. 

Habite Huacanvelia (Pérou). 

61. BULIMUS HETEROTRICHUS (Moric). 

Hélix heterotricha, Moricand, Mém. Genève, VII, t. 2, fig. 5-6. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, 

II" 178. 

Habile la province de Bahia (Brésil). 

62. BULIMUS VELUTINO-HISPIDUS (Moiic). 

Hélix velulino-hispida, Moricand, i?/em. Genève, \ll, t. 2, fig. h. — Pfeiffer, Monogr. Helic. ,111, 

II" 2/iZi. 

Habite la province de Bahia (Brésil). 

63. BULIMUS SCOBINATUS (Wood). 

Hélix scobinata, Wood, Suppl., t. 8, fig. 77. — Ciiemnilz, 2» édit., BuL, t. 68, f. 12-13. — 

Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n° 245. 

Habite la province de Bahia (Brésil). 

6li. BULIMUS DURUS (Spix). 

Spix, Test. Bras., t. 6, fig. 2. — Reeve, Conch. icon., n" 253, t. liO. — Pfeiffer, Monogr. 

Helic, m, II» 302. 

Habite la province de Bahia (Brésil). 

65. BULIMUS BADIUS (Sow.). 
Sowerby, Proceed. zool. Soc, 183/i, p. 141. — Reeve, Icon. conch., sp. 235. 
Habite la province de Xagua (Pérou). 

66. BULIMUS BOISSIERI (Reeve). 
Reeve, Conch. icon., BuL, sp. 449. 
Habite la province de Bahia (Brésil). 



67. BULIMUS RHODOLARYNX (Reeve). 

(PLANCHE VI, (îg. 4.) 

Reeve, Procced. zool. Soc, 1849, p. 98. ■ — Buiimus Devillei, Hupé, Rev. et Mag. zooL, 1850, 

I. 15, fig. 3. 

B. testa ovato-conîca, ampliter nmbilicala, oblique ventricosa; anfraclikis oclo, sub- 
rotvndaiis lœvibus, sub late striis obliquisque spiralibns minute dccussatis ; aperlnra 
suborbiculari, coiumella labroque laie reflexis,roseo-albicante, intus purpureo-rosea 
vel fusca. 

Coquille ovale-conique, mince, à spire élevée un peu renflée; elle est formée 
de huit tours, le dernier est très convexe; tous sont marqués de stries longitu- 
dinales obliques, entrecroisées par d'autres transversales, mais plus prononcées. 

L'ouverture est ronde, le péristome forme un cercle presque complet; les bords 
sont minces, tranchants, larges et réfléchis en dehors. 

Toute la coquille est d'un blanc rosé. 

L'intérieur de l'ouverture est d'un rose pourpre, quelquefois très foncé et 
brunâtre. 

Au retour de l'expédition dont nous faisons connaître aujourd'hui les résultats 
scientifiques, nous avions cru cette espèce entièrement nouvelle, et nous l'avions 
dédiée à notre ami et collègue M. Emile Deville, qui faisait partie de cette expé- 
dition, et qu'une mort prématurée a enlevé aux sciences au moment oii il accom- 
plissait une autre mission scientifique. 

Nous ignorions alors que M. Reeve, en Angleterre, presque en môme temps 
que nous et par une simple diagnose, la publiait dans les Proceedings de la Société 
zoologique de Londres sous un autre nom. C'est donc avec un bien vif regret que, 
nous conformant au principe si juste de la priorité en nomenclature, nous nous 
voyons forcé de détruire le faible témoignage de souvenir donné avec tant de 
plaisir à notre infortuné ami. 

Habite la Mission de Sarayacu (Pérou). 

C'est auprès de cette espèce que viennent se placer un certain nombre d'autres 
que nous allons simplement énoncer nominativement. 

68. BULIMUS PROTEUS (BroJ.). 

Broderip, Proceed.zooJ.Soc.,ii^'~, p. 107. — Buiimus Cora, d'Orh., Voy.Amér., pi. SA, fig. li-15. 
Habite les montagnes du Pérou. 

69. BULIMUS VERSICOLOR (Brod.). 
Broderip, Proceed. zool. Soc, p. 108,— Reeve, Conch. icon., But., n-llS. 
Habite les montagnes du Pérou. 



( 45 ) 

70. BULIMUS MUTABILIS ^Bl•od.). 

Broderip, Proceed. zool. Soc, 1832, p. 108.— Cliemn., 2'éclit., Bul., W 3(37, t. 70, f. 1-i.— 

B. sordidus, var. Reeve, Conch. icon., l. 17, f. 100, b. 

Habite Truxillo (Pérou). 

71. BULIMUS BICOLOR (Sow.). 
B.pohjmorphus, d'Orb., Voy. Aîtiér., L Al, fig. 1-5. — Pfeiffer, Monog. HeL, III, n° 739. 
Habile le Pérou. 

72. BULIMUS PHILIPHI (PfeifTer). 

Pfeiffer, Monog. Hel., 111, n° 812. — Bulimus sordidus, d'Orbigiiy (nec Lesson). — Desli. in 

Fér.,tab. 150, f. 2Zi-25. 
Habite le Pérou. 

73. BULIMUS SORDIDUS (Less.). 

Lesson, Voy. Coq., pi. 13, fig. 3. — Reeve, Conch. icon., w" iOl. — Pfeiffer, Monogr. Uelic, 

III, n- 826. 

Habite les environs de Lima (Pérou). 

7A. BULIMUS DERELICTUS (Brod.). 

Broderip, Proceed. zool. Soc, 1832, p. 107. — Reeve, Conch. icon., n° 151. — Pfeiffer., Monogr. 

Helic, III, n''227. 

Habile le Pérou. 

75. BULIMUS AFFINIS (Brod.). 

Broderip, Proceed. zool. Soc, 1832, p. 105. — Reeve, Conch. icon., n° 154. — Pfeiffer, Monogr. 

Helic, n°801. 

Habite Mexillones (Pérou), à 2000 mètres d'élévation. 

76. BULIMUS PALLIDIOR (Sow.). 

Reeve, Conch. icon., \\° 365. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n" 22Zi. 

Habile le Pérou. 

77. BULIMUS STRIGATUS (Sow.). 
Reeve, Conch. icon., n» 280, t. hh, et Lab. 83, lig. 613. 

Habile Huallaga (Pérou). 

78. BULIMUS WEDDELLII (Nobis). 

(PLANCHE VII, Gg. 5.) 

B. lesla oblongo-acuminala, subvenlrkosa, cinerea, macidis fuscis subquadrangida- 
ribus irregulariler fasciala, liic illic aibo-gnllula, anfraclibus sex subconvexis, ruguloso- 
slrialis ad suliiram crenulalis; aperlura ovcUa, perislomate simpUci, aculo, columella 
lorta, labro dilalato nidula umbilico obleclo. 

Alt.jhO; diam., il mill. 



Coquille oblongue, acuminée vers le sommet, un peu ventrue à la base, à spire 
conique formée de six tours légèrement convexes, à suture bien marquée et irré- 
gulièrement crénelée; ce dernier est assez grand, il forme environ la moitié de la 
longueur totale; toute la surface est couverte de stries longitudinales rugueuses, 
assez irrégulières, et aussi d'un petit travail déçusse en granules extra-fins et à 
peine visibles. 

L'ouverture est ovale, ses bords sont simples et tranchants ; la columelle, assez 
fortement tordue, est revêtue à sa base d'un bord calleux, dilaté et rélléchi sur 
l'ombilic. Celui-ci, quoique petit, est ouvert. 

Le fond de la coloration est grisâtre avec des taches quadrangulaires, brunes, 
irrégulières, formant des fascies transverses interrompues; chez certains individus, 
ces taches sont moins nettement dessinées et affectent une disposition longitudi- 
nale; on voit en outre des petits points d'un blanc laiteux épars sur les taches 
brunes. 

L'ouverture est blanchâtre. 

Jolie espèce bien distincte, recueillie particulièrement par M. Weddell, savant 
botaniste, faisant partie, comme l'on sait, de la présente expédition. Nous sommes 
heureux, en lui dédiant cette espèce, de pouvoir lui donner un faible témoignage 
de notre reconnaissance pour ses bienveillantes communications. 

Habite aux environs du lac de Titicaca. 

79. BUI.IMUS ALTO-PERUVIANUS (Reeve). 
Reeve, Proceed. zool. Soc, 18Z|9, p. 99. — Reeve, Conch. icon., pi. 72, fig. 521. 
Habite les Andes du Pérou. 

80. BULIMUS AC ALLES (Pfeifter). 
Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 1851. — Chemnitz, 2' édit., BuL, n" 95, t. 30, fig. 27-28. 
Habite les Andes du Pérou. 

81. BULLMUS INFUNDIBULUM (Pfeiffer). 
Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 1851. — Chemnitz, 2» édit., BuL, n° 97, t. 30, fig. 19-20, 
Habite les Andes du Pérou. 

82. BULLMUS DECUSSATUS (Reeve). 

Reeve, Proceed. zool. Soc, 1849, p. 99. — Id., Conch. icon., n" 519, t. 72. 
Habite les Andes du Pérou, à Caxamarca. 

83. BULIMUS MYRISTICUS (Reeve). 

Reeve, Proceed. zool. Soc. Lond., 18/19, p. 99. — Id., Conch. icon., n° 5202, t. 7. 
Habite les Andes du Pérou, à Caxamarca. 



( 47 ) 

Si. BULIMUS PR/ETEXTUS (Reeve). 

Roeve, Procccd. zool. Soc. Low.L, 1SS9, p. 98. — Id., Conch. icon., n" 515, t. 71. — Pfeiffer, 

Monogr. Helic. III, n" -282. 

Habile les Andes du Pérou, à Caxamarca. 

85. BULIMUS LOBBII (Recve). 

Reeve, Proceed. zool. Soc. Lond., 181x9, p. 98. — Id., Conch. icon., n" 516, t. 71. — Pfeiffer, 

Monogr. HcUc, III, n° 255. 

Habite les bords du fleuve Maranon (Pérou). 

86. BULIMUS KEPPELI (Pfeiff.). 
Pfeiffer, Proceed. zool. Soc. Lond., 1853. — Id., Monog. Helic, III, sp. 762a. 

Habite les Andes du Pérou. , 

87. BULIMUS OROBŒNUS (d'Or!).). 

D'Orbigny, Voy. Amer., p. 293, t. 39, f. Z-h. — Pfeiffer, Monogr., III, n'hlO. 
Habite la province de Yungas (Bolivie), à 3000 mètres au-dessus de la mer. 

88. BULIMUS BREPHOIDES (d'Oib.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., t. 38, fig. 8-9. — Pfeiffer, Moreo^r., III, ii» 510. 

Habite les Andes du Pérou. 

89. BULIMUS CUZCOENSIS (Reeve). 

Reave, Proceed. zool. Soc, 18^9, p. U8. — Id., Conch. icon., sp. 51i. — Pfeiffer, Monogr., 

III. Il- 283. 

Cette espèce est extrêmement voisine du B. Orobœnus, d'Orb.; elle n'en est 
peut-être qu'une simple variété. 
Habite Cuzco (Pérou). 

90. BULIMUS APOiiEMEÏES (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. .-imér., p. 279. — Plciifer, Monogr. ,111, n° 730. 

Habite la Bolivie. 

91. BULIMUS Sl'ORADICUS (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., pi. 32, fig. 12-15 —?k\iiev, Monogr., III, n" 75il. 
Habite la Bolivie. 

92. BULIMUS LITHOICUS (d'Orb.). 
Voy. Amer. — Pfeiffer, Monog. Helic, n° 659. — Bulimus culminans, Reeve. 
Habite la province de la Paz. 



( liS ) 

93. BULLMUS L/EIVIOLUS (Nysl). 
In Bull. Brux., 12, t. 3, iig. i. — Pfeiffer, Monog. Belic, III, n' 825. 
Habite le Pérou. 

9/1. BULIMUS PETITI (Pfeiff.). 
In Proceed. zool. Soc, 18'ifi, p. 31. — Pfeiffer, Monog. Helic, II, n" 502. 

Habite le Pérou. 

95. BULIMUS PONDEROSUS (Jan). 
Jan, Mantissa, p. 3. — Pfeiffer, Monog. Ed., W 510. —Ici., Monogr., III, n" 706. 

Habile le Pérou. 

96. BULIMUS LIMONOICUS (d'Orb.). 

D'Oibigny, Voy, Amer., pi. 22, fig. 222.^ — Bul. cincrcus, Pieeve. — Pfeiffer, Mono^r. Helic, 

III, n" 788. 

Habite la Bolivie. 

97. BULIMUS CULMINEUS (d'Orb.). 

(PLANCHE VllI, fig. i.) 

D'Orbigny, Vog. Amer. itiéricL, \. 33, fig. S-9.—Btdiiinis Jussicui, Pfeiffer (nec Valenciennes), 

Monogr. Ilclic, III, n" 831. 

M. Pfeiffer réunit à celle espèce le Bulimus Jussieui de Valenciennes. Nous 
pensons que celui-ci est 1res distinct, et afin de bien établir les deux espèces, 
nous les avons fait figurer dans l'AUas de ce voyage. 

Habite les points les plus élevés des Andes boliviennes. 

98. BULIMUS JUSSIEUI (Val.). 

(PLANCHE XVII, fig. 4.) 

Valenciennes, coll. du iMuséuui. — Reove, Conch. /co/i., sp. 242. — Bulimus culmineus,vai'. 

— Pfeiffer, Monogr. Helic, HI, n" 831. 

B. testa ovato-conica, slriis rudibus spiralibusque minulis irrcgidariler deciissalo- 
graniilala , subconïca, fasciis transversim fiiscis, jAenmujiie slrujatis, ornala; spira 
conica, subinflala, anfractibus sex convexiusculis, tiUimo spiram œquanlc ; uperlura 
ovala, peristomate simplici, aculo, colwnella arcuata, basi dilatalaque reflexa, umbilico 
elongato, pervio. 

Diam., 30; ait., 15 tnilL 

Coquille ovale-conique, à spire pointue composée de six tours médiocrement 
convexes, couverts de stries décussées et granuleuses extrêmement fines. 

L'ouverture est ovale, elle forme environ la moitié de la longueur totale ; son 



( Û9 ) 
péristome est mince et tranchant; la columelle est tordue et arquée, elle est 
revêtue d'un bord qui se dilate vers la base et se renverse sur l'ombilic; celui-ci 
est petit et allongé. 

Toute la coquille est traversée par des fascies brunes, plus ou moins larges et 
foncées, quelquefois noirâtres; l'ouverture est blanchâtre. 

Celle espèce, établie d'abord par M. Valenciennes dans les collections du 
Muséum, et adoptée successivement par MM. Pfeiffer et Reeve, chacun de leur 
côlé, fut plus tard réunie, par le premier de ces savants, au Bulimus culmineus, 
d'Orb. Nous ne connaissons pas les motifs qui ont déterminé M. Pfeiffer à opérer 
cette fusion, mais nous croyons que c'est à tort qu'elle a été faite, car l'espèce 
établie par le savant professeur du Muséum nous paraît bien distincte : son mode 
de coloration rappelle tout à fait notre Bulimus revinctus, mais elle s'en distingue 
par sa forme plus allongée. 

Habile la province de Cuzco (Pérou). 

9J. DULIMUS CONFUSUS, Iteeve, Conch. icon., spec. 316. — Cliemn., 2' édit., BuL, t. 61, 
f. 5-6. — Pfeiffer, Monogr., III, n° 795. — Habite les Andes du Pérou. 

100. BULIMUS CP.EPUNDIA, d'Orbigny, Voxj. Amer., t. 33, fig. 18-19. — Bulimus conslriclus, 
Reeve, Icon., n° 307; B. redditus, ibid., in Àddend. — Pkiihv, 3Ionogr. Helic, lil , 
\[° 678. — Habile la Bolivie. 

101. BULIMUS HELOICUS, d'Oibigny, Voij. Amer., t. 33, I'. 20-22. — Pfeiffer, Monogr. 
Helic, III, n° 883. — Habite la Bolivie. 

102. BULIMUS PENTLANDI, Beeve, Icon. conclu, sp. 61i. — Pfeiffer, Monogr. Helic, UI, 
n" 868. — Habite les environs du lac de ïilicaca (Bolivie). 

103. BULIMUS HAMILÏONI (Reeve). 

(PLANCHE XIX, fig. 5.) 
Reeve, Conch. icon., sp. 610. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n" 813. 

B. lesta acuminalo-turrila , umbilicala, snluris profunde impressis; anfraclibus 
seplem ad oclo subrotundalis , rude plicalo-slriatis ; apertura parva; columella labro- 
que simplicibiis, sordide alba, apice riibro. 

Lomj., 19; diam., 6 mill. 

Coquille turriculée, formée de sept à huit tours convexes couverts de stries 
longitudinales, rugueuses et pliciformes; les sutures sont profondes et bien mar- 
quées. La coloration est d'un blanc grisâtre, l'extrémité de la spire étant colorée 
en rouge. 

Habile les bords du lac de Tilicaca (Bolivie). 

10/i. BULIMUS ABYSSORUM, d'Orbi-ny, Voy. Amer., pi. 39, fig. 7-8. —Pfeiffer, Monogr. 
Helic, BuL, n" 210. — Habite les Andes de la Bolivie. 

MOLLDSOUES. 7 



( 50 ) 

105. BULiMUS BRACHYSOMA, d'Orbigny, Voy. Amer, mérid., t. 39, fig. 9-10. — Pfeiffer^ 
Monoyr. Uelic, BiiL, n° 211. — Habite la province de Santa-Cruz de la Sierra (Bolivie). 

106. BULIMUS MABMARINUS, d'Orbigny, Voy. Amer., pi. 39, fig. 11-12.— Pfeiffer, Monoyr. 
Uelic, BuL, n° 209. — Habile la province de Yungas (Bolivie). 

107. BULIMUS HYGROPHIL/EUS, d'Orbigny, Voy. Amer., pi. iO, fig. 3-5. ~ Pfeiffer, Monoyr. 
Beîic, BuL, n° 214. — Habite la province de Cbiquilos (Bolivie). 

108. BULIMUS XANTHOSTOMUS, d'Orbigny, Voy. Amer., pi. iO, fig. 1-2.— Pfeiffer, Monogr. 
Helic, BuL, n° 198. — Habite la province de Yungas (Bolivie). 

109. BULIMUS ZOOGRAPHICUS (pi. VI, fig. 5), d'Orbigny, Voy. Amer., pi. hO, fig. 6-7.— 
Pfeiffer, Monoyr. Helic, BuL, n" 285. -- Habite les Andes de la Bolivie. 

110. BULIMUS YUNGASENSIS, d'Orbigny, Voy. Amer, mérid., p. hO, fig. 8.— Pfeiffer, Monogr. 
Helic, BuL, n" 28Zi. — Habite la province de l'ungas (Bolivie). 

Obs. — Persimilis Bid. zoographico. 

111. BULIMUS BEYERLEANUS (Nobis). 

(PLANCHE VI, fig. 6.) 

B. testa elonfjata , subfnsiformi, teniii /[nilidissima, lœvigata, liitesceiite, macnlis 
aut lineis longiliidinalibiis flexuosis, fusco-nigris, interruptis, scriebiis transversalibiis 
dispositis, ekganler Irifasciata ; spira elongato acuminata ; anfractibus octo siibcon- 
vexis ; apertura oblonga, peristomate teniii, expanso, acuto ; columella contorla, inferne 
subtruncaLa; aperLurœ fauce intense violacea, labro dextro albo marginato; columella 
albo-luleo lincta. 

Coquille allongée, subfusiforaie, mince, fragile, très brillante et lisse, à spire 
acuminée formée de huit tours légèrement convexes. 

L'ouverture est oblongue, en forme d'arc dont la columelle serait la corde; le 
péristome est mince, un peu dilaté et tranchant; la columelle est prescfue droite, 
légèrement tordue et lamelleuse à sa base, où elle s'unit au bord droit par un 

angle très obtus. 

La coloration, extrêmement élégante, consiste en des flammules ou linéoles 
lonoitudinalesbrunâtres,flexueuses, interrompues et disposées de manière à former 
des fascies Iransverses, comme articulées, d'un brun noirâtre, au nombre de trois sur 
le dernier tour. L'ouverture est d'un brun violet à l'intérieur, le bord droit est liséré 
de blanc, et la columelle est enveloppée d'une fascie oblique d'un blanc jaunâtre. 

Cette jolie espèce est très voisine par sa forme des Bulimus zoographicus et 
xanlhostomiis , mais elle en diffère par quelques caractères particuliers dans la 
forme de l'ouverture, et surtout par la coloration. Nous la dédions à notre ami 
M. Beyerlé, amateur distingué de conchyliologie, possesseur d'une collection 
extrêmement riche, dont l'arrangement révèle des connaissances très approfon- 
dies et qui nous a été souvent précieuse à consulter. 

Habite le Pérou. 



( 51 ) 

112. BULDIUS FUSOIDES, d'Orhigny, Voij. Amer., t. liO, fig. 12-13. —Reeve, Icon., sp. 106. 

— Habite la province de Ynngas (Bolivie). 

113. BULÎMUS LINOSTOMA, d'Orbigny, Voy. Amer., t. /|0, fig. 9-11. — Reeve, Icon., sp. 613. 
• — Habite la province de Chiquitos (Bolivie). 

HA. BULIMUS ROCAYANUS, d'Oibigny, Voy. Amer, mérid., t. 33, Og. à-7.— PfeiHer, Monogr. 
Helic, n° 92. —Habite Santa-Cruz et la Sierra (Bolivie). 

115. BULIMUS PŒ(:n.US, d'Orbigny, Voy. Amer., t. 31, fig. 1-10. — Reeve, Icon., sp. 91. 

— Habite les Andes de la Bolivie. 

Nos voyageurs ont trouvé cette espèce en assez grande abondance, elle présente 
des variations assez notables dans sa coloration. 

Elle sert en quelque sorte de tête à un groupe assez nombreux d'espèces qui 
ont entre elles la plus grande affinité, dont nous allons simplement rappeler les 
noms. Ce sont les : 

116. BULIMUS PIUMULARIS, Reeve, Proceed. zool. Soc, 18Zi9, p.lOO.— Id.,/co«., sp. 527. 

— Habile Chachapoyas (haut Pérou). 

117. BULIMUS DEPSTUS, Reeve, Proceed. zool. Soc, 18/49, p. 97. — Id., /co?i., sp. 52/i.— 

— Habite Chachapoyas (haut Pérou). 

118. BULIMUS TURMX, Gould, Proceed. Boston Soc, IShô, p. JOl. — Pfeiffer, Monogr. 
Helic, ni, n" 139. — Habite le Brésil. 

119. BULIMUS TUMIDULUS, Pfeiffer, Monogr. Helic, Ilî, n° 715. — Reeve, Icon., sp. 111. 

— Habite Ambo (haut Pérou). 

120. BULIMUS ZIEGLERI, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 18Z|6. — Reeve, Icon., sp. 389. — 
Habite le Pérou. 

121. BULIMUS TORALLYI, d'Orbigny, Voy. Amer., pi. 31, iig. 7-8. — Reeve, Icon., sp. 116. 

— Habite la Bolivie. 

122. BULIMUS DRAPARNAUDI, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, ISliG, p. 113. — Reeve, sp. 117. 
■ — Habite lu Bolivie, sur les cactus. 

123. BULIMUS FERRUGINEUS, Reeve, Conch. icon.,sp. liU. — Habite le Pérou. 
\n. BULIMUS EXORNATUS, Reeve, Conch. icon., sp. 560. — Habite Chilou (Bolivie). 

125. BULIMUS NIGROPILEATUS, Reeve, Proceed. zool. Soc, 18Z|9, p. 97. — Habile Chacha- 
poyas (haut Pérou). 

126. BULIMUS AQUILUS, Reeve, Conch. icon., p. 138. — Habite Tacha (Pérou). 

127. BULIMUS PESSULATUS, Reeve, Conch. icon., sp. 664. — Habite Santa-Cruz de la Sierra 

(Bolivie). 

128. BULIMUS COAGULATUS, Reeve, Conch. icon., sp. 558. —Habite le Pérou. 

129. BULIMUS LEMNISCATUS, Desh., in Lamarck, n° 271. — Reeve, Conch. icon., sp. 105.— 
Bulimus biviUalus, Brod. (nec Spix). — Habite le Pérou. 

130. BULIMUS DECOLORATUS, Sowerby, Proceed. zool. Soc, 1833, p. 73. — Habite les 
environs de Lima (Pérou). 



( 52 ) 
J31. BULIMUS PAPYRACEUS, Mi\v.o.—Hclix papyraceaJ]av,x\ — Uelix lita, Fer.— Rceve, 
Ico?i., sp. 236. — Habite le Brésil. 

132. BULIMUS SIMILARIS, J. Moricancl, Journ. de conch., 1856, n" 2, p. 177, pi. 6, fig. 8.— 
Habile Moyobamba (Brésil). 

133. BULIMUS VEXILLUM (Wood). 
Pfeiffer, Monogr. Helic, ii° 797. 

Espèce très variable, comprenant à titre de simples variétés les Buî. pulchellus, 
Brod., Bill, varians, Brod., Bul. rubellus, Brod. 
Habile le Pérou. 

13i. BULIMUS BICOLOR, Sowerby, Proceed. zool. Soc, ISU, p. lil. — Reevc, /con., sp. 276. 

— Habite Xagua (Pérou). 

135. BULIMUS ANNULÂTUS, Reeve, Conch. icon., sp. 281. — Pfeiffer, Monogr., III, n» 30i. 
— ■ Habite les Andes boliviennes. 

136. BULIMUS BOLIVIANUS, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, \ShQ>, p. 3^. — Reeve, Conch. icon., 
sp. 599. — Habite les Andes de la Bolivie. 

137. BULIMUS HETEROGRAMMUS, Moric.— PfeilTer, Monogr., HI, n» 272. — Habite le Brésil. 

138. BULIMUS POLYGRAMMUS, Moricand. — Pfeiffer, y^/oHo^r., III, ii» 778.— Habite le Brésil. 

139. BULIMUS TIGRIS, Brod., Proceed. zool. Soc, 1832, p. 107. — Reeve, Icon., sp. 107. 

— Habite le Pérou. 

140. BULIMUS SCITULUS, Reeve, Icon., sp. 513. —Habite Cbachapoyas (haut Pérou). 

IZil. BULIMUS SCALARIFORMIS, Brod., Proceed. zool. Soc, 1832, p. 31. — Reeve, Icon., 
sp. 129. — Habite Li'na (Pérou). 

Ii2. BULIMUS LIMENSIS, Reeve, Proceed. zool. Soc, 18Z|9, p. 97. — Id., Conch. icon., 
sp. 563. — Habite Lima (Pérou). 

1Û3. BULIMUS ORBIGNYI, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 18^6. — Reeve, Icon., sp. 439. — 
Habite Lima (Pérou). 

Ihh. BULIMUS HENNAHI, Gray, Spicil. zool., pl. 5, fig. 1. — B. caclorum, d'Orb. — Habite 
le Pérou. 

145. BULIMUS LAURENTH, Sowerby, Proceed. zool. Soc, 1833, p. 37. — Reeve, Icon., 
sp. 119. — Habite San-Lorenzo (Pérou). 

146. BULIMUS LICHEiNORUM, d'Orbigny, Yoy. Amer., pl. 41, fig. 9-11.— Habite Cobija. 

147. BULIMUS EROSUS, Brod., Proceed. zool. Soc, 1832, p. 108. — Reeve, Icon., sp. 140. 

— Habite le Pérou. 

148. BULIMUS CONSPEl'.SUS, Sowerby, Proceed. zool. Soc, 1833. — Reeve, Icon., sp. 137. 

— Habite Lima. 

149. BULIMUS SCABIOSUS, Sowerby, Proceed. zool. Soc, 1833. — Reeve, Icon., sp. 84. 

— Habite Lima. 

150. BULIMUS GUTTATUS, Brod., Proceed. zool. Soc, 1832. — Reeve, Icon., sp. 144. — 
Habite Lima. 



I 



( 53 ) 
151. BULÎMUS MODESTUS, Brod., Proceed. zooL Soc, 1832, p. 106.— Reeve, /con., sp. 109. 
— Habile le Pérou. 

ib-2. BULDIUS STRIÂTUS, King, Zool. Journ. — Icon., sp. 110. — Habile Lima. 

153. BULIMUS SCUTULATUS, Biod., Proceed. zool. Soc, 1832, p. 106. — Reeve, Icon., 
sp. 110. — Habile le Pérou. 

loi. BULBIUS NITIDUS, Brod., Proceed. zool. 5oc., 1832. — Reeve, Icon., sp. 103. — Habite 
le Pérou. 

155. BULDIUS BIVASn, d'Orbigny, Voy. Amer., pi. 3i, fig. 8-10. — Habile la Bolivie. 

156. BULIMUS MONTAGNEI, d'Orbigny, Voy. Amer., pi. 32, fig. 7. — Habile la Bolivie. 

157. BULIMUS EGANUS, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 1851. — Chemnilz, 2<= édit., pi. 30, 
fig. M-12. — Hobite Ega (Brésil). 

158. BULIMUS REGULARIS, Pfeiffer, in Zeitschr. fur Malakol., 1852, p. 9Zi. — Cbemiiilz, 
1' édit., t. 39, fig. 20-22. — Habite les environs de Rio-Janeiro. 

159. BULIMUS ALVAREZII, d'Orbigny, Voy. Amer. — Habite les provinces entre Rios (répu- 
blique Argentine). 

160. BULIMUS PRUINOSUS, Sowerby, Proceed. zool. Soc, 1833, p. 36. — Pfeiffer, Monogr. 
Uelic, II, n" 539. — Habite le Pérou. 

161. BULIMUS FONTAINII, d'Orbigny, Voy. Amer. — Pfeiffer, Monoyr., IH, n" 889.— 
Habite la Bolivie. 

162. BULIMUS SIMPLEX (Nobis). 

(PLANCHE IX, fig. 6.) 

B. testa teniii, ovato-conica, angusia, umbUicata, cornea; spira acuminala, apice 
aciita, anfractibiis convexiiisculis, ullimo ventricosiori, spiram œquante ; perislomale 
simplici. 

Long., 15; diam., 8 mill. 

Coquille mince, fragile, d'apparence cornée, ovale conique, à spire acuminée, 
pointue au sommet, formée de six ou sept tours étroits et convexes; le dernier, 
assez renflé, forme environ la moitié de la longueur totale. 

L'ouverture est ovale; le péristome est mince, tranchant et légèrement dilaté 
vers la base; le bord columellaire est rejeté en dehors et recouvre en partie une 
petite fente ombilicale. 

Cette espèce est voisine du Bulimus tenuissimus, Fér., mais elle s'en dislingue 
par sa forme plus renflée, et surtout par sa spire plus acuminée. 

Habite le Pérou. 

163. BULIMUS TENUISSIMUS, Férussac, Hist. moll., et Desbayes, n" 83. — Habite le Brésil. 

16A. BULIMUS PUELLARIS, Reeve, Icon., sp. 637. — Pfeiffer, Monogr. Helic, n" 677. — 
Habite le Brésil. 

165. BULIMUS MORICANDI, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 18i6, p. 113.— Reeve, Icon., 
sp. 283. — Habite le Brésil. 



( 54 ) 

166. BULIMUS CITIÎINO-VITI'.EUS, Moricand, Mém.Gmève, l. 7, pi. 5, fig. 15-16. — B. vitri- 
noïdes, Reevo, Icoti., sp. 290. — Habile Baliia (Brésil). 

167. BULIMUS PSEUDO-SUCCiNEA, Moricand, loc. cit., pi. 5, fig. 10-11. — Reeve, /con., 
sp. i29. — Habile Babia (Brésil). 

168. BULIMUS PERLUCIDUS, Spix, Test. Bras., pi. à, (ig. 7-8. — Pfeiffer, Monogr. Helic, 
III, II" 765. — Habite le Brésil. 

169. BULIMUS TRANSPARENS,Reeve, Conc/t. icon., sp. 566.— Pfeiffer, .¥oKO(/r., He?ic., UI, 
n° 870. — Habile le Brésil. 

170. BULIMUS MARCIDUS, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 1851.— Chemnitz, 2« édit., t. i9, 
fig. 11 -12. — Habite le Brésil. 

171. BULIMUS VESICALIS, Pfeiiïer, in Zeitschr. fur Malakol., 1C53, p, 58. —Chemnitz, 
2e édit., t. 70, fig. 23-2/1. —Habite le Brésil. 

172. BULIMUS PUBESCENS, Moric., Mém. Genève, pi. 5, fig. 21 -23.— Habile Babia (Brésil). 

Espèces plus on moins turriculées. 

173. BULIMUS UMBILICARIS (Souley.). 
Souleyet, Voij. Bonite, tab. 29, fig. 13-18. — Bulimiis infundibuJiformis, Jay. 
Petite espèce remarquable par son ombilic très profond. 
Habite le Pérou. 

17Zi. BULIMUS INFUNDIBULUM, Pfeiffer, Proceed. zool. 5oc, 1851 .— Cbemnilz, 2" édil., t. 30, 
fig. 19-20. — Habile les Andes du Pérou. 

175. BULIMUS SOLUTUS (Troschel). 
Troscbel, Zeitschr. fur MalahoL, 18/|7, p. Zi9.— Reeve, Conch. icon., sp. 5iO. 

Espèce voisine de la précédente, mais à tours non contigus. 
Habite le Pérou. 

176. BULIMUS NEGLECTUS, Pfeiffer, Journ. deMenkc, 1846, p. 67. — B. ohlilus, Reeve.— 
Habile le Brésil. 

177. BULIMUS TURRITUS, Brod. , Proceed. zool. Soc, 1832. —Reeve, Icon., sp. 12i. — 
Habile le Pérou. 

178. BULIMUS TURUITELLA, d'Orbigny, Foi,'. Amer., pi. 33, fig. li-lû. — Habite Cbiquitos 
(Bolivie). 

179. BULIMUS CLAUSILÏOIDES (Reeve). 

Reeve, Proceed. zool. Soc, 18/i9, p. 96. — Id., Conch. icon., sp. 523. — Balea clausilioides, 
Pfeiffer, in Zeitschr. fur Malakol., 1850, p. 38. 

Espèce sénestre ayant tout à fait l'apparence d'une Clausilie, rangée par 
M. Pfeiffer dans le genre Balea, Prideaux. 
Habite les Andes du Pérou. 



( 55 ) 

180. BULIMUS MIMOSARUM, d'Orbigny, Voij. Amer., pi. 29, fig. 8-10. — Pfeiffer, Monogr. 
Helic, 11° 595. — Habite la Bolivie. 

181. BULIMUS BACTERIONIDES, d'Orbigny, Voy. Amer., t. 29, flg. 1-3. — Habite la Bolivie. 

182. BULIMUS MIGRA, d'Orb., Voij. Amer., t. 41, fig. 18-20. —Habile les Andes boliviennes. 

183. BULIMUS ORYZA, Bnig., Encijcl. mélh. — Reeve, Icoti., sp. iSO. — Habite le Brésil. 
18/i. BULIMUS COLUMELLA, Phil., Conch. icon., t. 2, fig. 7. — Habite le Brésil. 

185. BULLMUS DECAPITATUS, Spix, Test. Bras., pi. 8, fig. 3. — Habite le Brésil. 

186. BULIMUS SEPTENARIUS, Brug., Encycl. melh. — Petiver, Gaz., 1. 17, fig. û.- Pfeiffer, 
Monogr., III, n° 600. — Habite le Pérou, aux environs de Lima. 

187. BULIMUS COLUMliLLARIS, Reeve, Proceed. zool. Soc, 18Zi9, p. 100. — Habile Caxa- 
marca (Andes péruviennes). 

188. BULIMUS SUBULIFORMIS, Morieand, Métn. Genève, pi. 2, fig. 3. — Habile Bahia (Brésil;. 

189. BULIMUS SYLVATICUS, Wagner, in Spix, Test. Bras., lab. 10, fig. li. — Pfeiffer, 
Monogr. Helic, n° 559. — Habite le Brésil. 

190, BULIMUS CALGAREUS (Born). 
Hélix calcarea, Born (non Brug., Lamk, Desh.). — Bulimus maritimus, Spix. 

Cette belle espèce, l'une des plus allongées et turriculées du genre Bulime, est 
désignée généralement dans les collections sous le nom de B. marilimus. M. Pfeiffer 
a parfaitement démontré l'erreur dans laquelle presque tous les auteurs sont 
tombés, et a rapporté le Bal. calcareus de Brug., Lamk et Deshayes, au B. ohtu- 
ratus, Gmel., en rejetant dans la synonymie le nom de marilimus. 

Habite Bahia (Brésil). 

191. BULIMUS OBELISCUS, Morieand, Mém. Genève, VH, p. 5/i0, pi. 1, tig. 1. —Pfeiffer, 
Monogr., Helic, III, n° 581. — Habite Bahia (Brésil). 

192. BULIMUS CARrHODES, Pfeiffer, in Zeitschr. fur Malakol., 'J852, p. 105.—^. oheliscus, 
var. Fér. in Prod., lab. 142 A, fig. 5-6. — Pfeiffer, Monogr. Helic, HI, n" 582. — 
Habile le Brésil. 

193. BULIMUS OBTUSATUS, Gmelin. — Hélix ob(usata^ Gmelin. — Bulimus calcareus, Brug., 
Laadi., Desh. — Habite le Brésil. 

194. BULIMUS OPALINUS, Sowerby, Voy. Beechey, pi. 138, fig. 8. —Habite le Brésil. 

195. BULIMUS VITTATUS, Spix, Test. Bras., pi. 7, fig. 4. — B. coxeiranus, Morieand. — 
Habite Bahia (Brésil). 

196. BULIMUS JEFEREYSI, Pfeiffer, in Zeitschr. filr Malakol, 1832, p. 93. — ■ Cbemnitz^ 
2' édit., t. 49, fig. 9-10. - Habile le Brésil. 

497. BULIMUS OBLIQUUS, Reeve, Conch. icon., sp. 55. — Habile Bahia (Brésil). 

198. BULIMUS CINNAMOMEO-LINEATUS, Morieand, Mém. Genève. — Bulimus lineatus, Spix. 
— Habile le Brésil. 

199. BULIMUS MANOELI, Morieand, Mém. Genève, pi. h, fig. 4-5. —Habite Bahia (Brésil), 



( 56 ) 

200. BULIMUS OMPHALODES, Menke. — Pfeiffer, Monorjr. Helic., III, n" 264. - Habite le 
Brésil. 

201. BULIMUS ONAGER, Beck. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n 665. — B. zébra, Spix. — 
Habite Baliia (Brésil). 

202. BULIMUS VIMINEUS, Moricand, Mcm. Genève, li, i>l. 1, fig. 5. — Habite Bahia (Brésil). 

203. BULIMUS BIVITTATUS, Sony. — Reeve, Jcon., sp. 597.— Habite le Brésil. 
20Zi. BULIMUS FLEXILABBIS, Pfeiffer, Proceed. zool. Soc, 1853.— Habite le Brésil. 

205. BULIMUS ANGIOSTOMUS, Wagner, in Spix, Tesl. »;•«.?., pi. 13, fig. 4. — Habite le Brésil. 

2C6. BULIMUS MULTICOLOR, Rang, An7i. se nat., 1831. — Reeve, Conch. icon., sp. 238. 
Habite le Brésil. 

207. BULIMUS MIERSII, Sowerby, Conch. icon., fig. 90. — Reeve, Icon., sp. 239. — Habite 
le Brésil. 

208. BULIMUS GONIOSTOMUS, Férussac, Hist. MolL, t. 1/|3, fig. 9-10. — Habite le Brésil. 

209. BULIMUS HYBBIDUS (Gould). 

Gould, in Proceed. Bost. Soc, 1846, p. 191. — Bul. cgregius, Pfeiffer (nec Jay), Proceed. 

zool. Soc, 1845. 

Espèce voisine du Bul. gonioslotniis, Fér. Le nom imposé par M. Pfeiffer ayant 
déjà été employé antérieurement par Jay pour une espèce du même genre, nous 
avons dû reprendre celui donné par M. Gould. 

Habite le Brésil. 

210. BULIMUS SEBBATUS, Pfeiffer. - Habite le Brésil. 

211. BULIMUS FLISIFORMIS, Rang, inw. se. 7iat., pi. 3, fig. 2. — Habite le Brésil. 

212. BULIMUS ANGULATUS, Wagner, in Spix, Test. Bras., pi. 13, fig. 3. — Habite le Brésil. 

213. BULIMUS COARCTAÏUS (Pfeiffer). 

(PLANCHE X, fig. 4.) 

Pfeiffer, Proceed. zool. Soc. Lond. 1845, p. 73. 

B. tcsla ovalo-aciita, solida, umbilicata , albida, lineis interruplis fuscis cingiilala, 
basim trifaiciata; spira conica, anfractibus planulatis , ullimo convexiori, spiram 
œquantc ; aperlura oblonga, coarclata ; cotumella incrassata ; peristomale laie expanso, 
mavgine dexlro inlrorsnm incrassato, medio sinuolalo, ciim coliimellari. dilatalo, 
reflexo, angidatim sinuato. 

AU., 3â; diam., 17. 

Coquille ovale, ventrue, à spire conique, peu élevée, formée de tours légèrement 
convexe.s, couverts de stries longitudinales extrêmement fines; le dernier tour est 
très renflé. L'ouverture est étroite, oblongue, oblique; le périslome est très forte- 
ment dilaté et réfléchi extérieurement; il s'unit avec le bord columellaire, qui est 
également dilaté, sinueux et renversé sur l'ombilic; celui-ci est très large. 



( 57 ) 

Celle coquille est LIanchàtre, avec des fascies noirâtres plus ou moins larges 
et distinctes, quelquefois interrompues, principalement sur les premiers tours 
de spire, le dernier portant ordinairement trois de ces fascies. 

L'ouverture et le péristome sont blancs. Une fascie plus large que les autres 
circonscrit l'ombilic à sa base. 

Espèce encore peu connue et rare dans les collections, intermédiaire au 
B. auris-leporis et au B. auris-miiris. La forme renflée de son dernier tour, et 
surtout la disposition rétrécie de son ouverture, distinguent suflisamment cette 
espèce de celles que nous venons de citer. 

Habite le Brésil. 

C'est à la suite de cette espèce que viennent se ranger un certain nombre 
d'autres, remarquables parleur ouverture rétrécie et plus ou moins modifiée, soit 
par des angles ou saillies, soit même par de véritables dents. Quelques-unes 
avaient été même autrefois placées dans des genres diff'érents, tels que ceux des 
Âuricules, Clausilies, etc. ; mais une étude plus complète, soit de la coquille, soit 
de l'animal lui-même, a permis de les faire rentrer dans le genre des BuUvies, 
dont elles ne diffèrent par rien d'essentiel. 

21/|. BULIMUS AURIS-MURIS (Moiic). 

(PLANCHE IX, fig. 4.) 
Moiicand, Mém. Genève, vol. VIII, pi. 3, [jg. 1-3. — Pfeitfer, Monogr. Helic, III, ii" /i93. 

Cette espèce est très voisine de la précédente, et à cause de cela souvent con- 
fondue avec elle; c'est afin de bien établir leur distinction spécifique que nous les 
avons fait figurer dans l'Atlas de ce voyage. 

Habite Bahia (Brésil). 

215. BULIMUS AURIS-LEPORIS (Brug.). 
Bi'uguièi'o, Encycl. méih., vol. I, p. 3/i6. — Auricula leporis, Lanuirck. — BiiI. lagotis, Menke. . 
Habite le Brésil. 

216. BULIMUS LATERALIS (Menke). 

Menke, Sijn., \). 76, 2° édit., p. 12S. — • Hélix auris-leporis, var. (a) Fér. — Bulimus navictda, 
(pars), Pfeitrer, Monogr., II, n° 252. — Id., Reeve, Conch. icon., fig. 258 a. — Bulimus 
latcralis, Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n° liQà. 

Cette espèce intermédiaire à la précédente et à celle qui suit est aujourd'hui 
admise comme parfaitement distincte par la plupart des auteurs. 
Habite le Brésil. 

217. BULIMUS NAVICULA (Wagner). 

Hélix navicula, Wagner, in Spix, p. 22. — Navicula fasciata, Spix, Test. Bras., 1. 15, fig. 2-3. 
— Bulimus navicula, Desh., in Férussac, pi. 152, fig. 9-12. — VkMSev, Monogr., III, n'iOS. 

Habite Bahia (Brésil). 

Mollusques. . 8 



( 58 ) 

218. BULIMUS SiGNATUS (Desh.). 

Auricula signala, Wagner, in Spix, Test. Bras., pi. 12, fig. 3. — Deshayes in Fér., t. 152, 
«g. 15-16. — Pfoiffer, Monogr. Helic, III, n" liQO. 

Habite Bahia (Brésil). 

219. BULIMUS DENICKEI (Gray). 

Gray, Proceed. zool. Soc, I8bi, p. 92. — Bulimus Rcenizii, Philippi, /oMrn. Menhe, 1852, 
p. 30. — Chemnitz, 2= édit., t. 36, fig. 22-23. 

Habite le mont Chala (Pérou). 

220. BULIMUS MELANOSTOMUS (Swains.). 
Swainson, Zool. illustr., voL 1, p. L\. — Belix mdanostomus, Fér., Eist., t. 152, lig. i-5. 
Habile Bahia (Brésil). 

221. BULIMUS ILLHEOCOLA (Moricand). 

Morknnà, M ém. Genève, t. 8, pi. 2, fig. 1. — eadem. Hélix rhodospira, Moric, loc. cit. — Bul. 
melanostomus, var. Recve, t. 33, fig. 203 b.— Id., Deshayes, in Férussac, 1. 152, fig. 3. 

Celte espèce a été et est encore souvent confondue avec la précédente à titre 
de variété ; elle s'en dislingue cependant par une forme plus allongée, ainsi que 
par une minceur et une légèreté beaucoup plus grandes. 

Habile Bahia (Brésil). 

222. BULIMUS SWAINSONII (Pfeiffer). 

Pfeiffer, Bul. melanostomus, var. Pieeve, fig. 83 c. —Deshayes in Férussac, Hist., t. 152, 

fig. l_2. — . Pfeiffer, Monogr. Helic. ,111, W /i61. 

Habite Bahia (Brésil). 

223. BULIMUS BERNARDII (Pfeiffer). — Habite Bahia (Brésil). 

224. BULIMUS ANGISTOMUS (Wagner), 
în Spix, Test. Bras., Stenostoma cafueira. — Spix, Test. Bras., tab. 13, fig. 14. 

Habite le Brésil. 

225. BULIMUS BILABIAÏUS (Brod.). 

(PLANCHE VI, fig. 4.) 

Broderip, Zool. Journ., V, p. 49, lab. 40, pi. 1-2. — Partula Maximiliana, Pot., Mich. 
Habile Bahia (Brésil). 

226. BULIMUS EGREGIUS (Jay). 

(PLANCHE VI, fig. 2; IX, fig. 3.) 
Bulimus egregius, Jay, Cat. (nec Pfeiffer). — Bulimus bilabiatus, var. minor, Moricand. 
Nous pensons qu'il y a lieu de revenir à la distinction spécifique proposée 



( 59 ) 
autrefois par Jay pour une coquille que la plupart des auteurs ont considérée 
comme une simple variété du Bulimiis hilahiatus. Il suffit, en effet, de comparer 
ces deux espèces pour voir tout de suite les différences capitales qui les distinguent : 
avec un test beaucoup plus mince et une forme plus raccourcie, plus globuleuse, 
le Biilimus egregius nous montre une surface presque lisse et colorée en rose, 
avec le péristome d'un beau noir, tandis que le B. hilahiatus est pourvu de côtes 
obliques distantes très saillantes, et est d'un blanc opaque avec quelques taches 
brunes à la base du dernier tour. 

Ajoutons à ces caractères la différence de taille, qui est près du double en faveur 
du B. hilahiatus^ et nous aurons un ensemble de caractères qui suffisent certai- 
nement pour distinguer les deux espèces. 

Habite la province de Bahia (Brésil). 

227. BULIMUS BAHIENSIS (Horicancl). 
Moricand, Mém. Genève, vol. VI, p. 541, pi. 1, fig. 6. — Pfeiffer, Monogr. Helic, III, n° /(S9. 
Habite la province de Bahia (Brésil). 

228. BULIMUS BAHICOLA (Moich). 

Morcli, Cat. Yoldi, p. 28, n° 595. — Bul. Bahiensis, var. Rceve, Conch. icon., p. 442. — Id., 

var. p, Pfeiffer, Monogr. ffft/ic, 11° 489. 

Cette espèce avait été considérée par MM. Pfeiffer et Reeve comme une variété 
du Bulimiis Bahiensis. M. Morch a parfaitement saisi les caractères qui distinguent 
les deux espèces; ces caractères consistent surtout dans la forme générale plus 
allongée, ainsi que dans l'ouverture plus étroite et plus prolongée vers la partie 
opposée à la spire. 

Habite Bahia (Brésil). 

229. BULIMUS RHODINOSTOBIUM, d'Orbigny, Voij.Amér., pi. 41, fig. 6-8. — Habite le BrésH. 

230. BULIMUS JANEIBENSIS, Sowerby, Reeve, Conch. icon., sp. 22G. - Habite le Brésil. 

231. BULIMUS JUVENCUS, Morcb, Cal. Yoldi, n° 596. — BuJ. fuscagula, Lea (nec Reeve). — 
Bul. Janeirensis junior, Pfeiffer. — Habite aux environs de Rio-Janeiro (Brésil). 

232. BULIMUS FUSCAGULA, Reeve, Conch. icon., sp. 542. — Habite le Brésil. 

233. BULIMUS RINGENS, Dunker, Journ. Menke, 1846, p. 83. —Habile le Brésil. 

234. BULIMUS COSTATUS, Pfeiffer, Proc.zool. Soc, 1848. — Reeve, Conch. icon., sp. 450. 
— Habile le Brésil. 

285. BULIMUS OCCULTUS, Reeve, Cotich. icon., sp. 617. — Habite le Brésil. 

236. BULIMUS VERMICULATUS, Menko, Journ., 1849, p. 175. ~ Habite aux environs de Rio- 
Janeiro (Rrésil). 

237. BULIMUS PUNCTULATISSIMUS, Reeve, Clansilia punclulatissima, Usson , Voy Coq., 
pi. 15, fig. 3. — Reeve, Icon., sp. 225. — Habite le Brésil. 



( 60 ) 

238. BULIML'S HILAIHII, Giay, in Brit. Mtts. — VïvUhw, Hlonogr. Uelic, III, p. Si. — 
Habile le Brésil. 

239. BULIMUS SPIXll, Wagner, in Spix, Test. Bras., pi. 10, fig. 3 (sous colunuta bulimca, 
Spix). — Reeve, Conch. icon., sp. 182. — Habile le Brésil. 

2/i0. BULIMUS ODONTOSTOMUS, Sowerby, ZooL Juurn., l, pi. 5, fig. Z. — Cochlodina Gar- 
gantua, Férussac. — Macrodontus Sowerbyi, Svvainson.— Habile le Brésil. 
2/il. BULIMUS GBAYANUS, Pfeiffer, Procecd. zool. Soc, 18i5, p. 73. -Reeve, Icon., sp. 229. 

— Habile le Brésil. 

2/i2. BULIMUS PANTAGRUELINUS, Moiicand, iMém. Genève.— Desbayes in Férussac, t. 162, 

fig. l-i. — Habile Babia (Brésil). 
2Zi3. BULIMUS LEUCOTRE.MA, Beck, in Journ. Mcnke, 1850, p. 109. — HeJix puntagruclina, 

var. mlnor, Moricand. — Habite Babia (Brésil). 
2i/i. BULIMUS EXESUS, Desbayes. — CJausilia cxesa, Spix, Test. Bras., pi. l/i, fig, 1. — 

Ph/k( ringens, Jay (née Duiiker). — Habile le Brésil. 
2i5. BULIMUS WAGNERI, PfeifTer, Monogr. Ilclic.,\\, \).%:j. — Pupa ÎF«^Her(, Desbayes, in 

Férussac, t. 162, fig. 19-20. — Pupa siriata, Wagner. — Pupa Spixii, d'Orbigny. — • 

Habile le Brésil. 
246. BULIMUS SECTILABIUS, PfeiiTer, Monogr. Hdic, lit, n° /i52. - BuL pupoidcs, var. R, 

Pfeiffer (oliin), Reeve, Conch. icon., sp. 831. — Habile le Brésil. 
2^7. BULIMUS PUPOIDES, PfeilT^r. — C/aî«(7('a pupoides, Spix, Test. Bras. — UahUpAc Brésil. 
2i8. BULIMUS SEX-DENTATUS, Pfeifier, Monogr. HcJic, ill, n" 453.— Claiisilia sex-deutala, 

Spix, Test. Bras., pi. lit, fig. 3. — Habile le Brésil. 
2/i9. BULIMUS DENTAÏUS, Wood King, Zool. Journ., vol. V, p. 3Z|0. — Tomigcrus dcn- 

lutus, Morcb, Cal. Yoïdi. — Reeve, Icon., sp. 133. — Habile le Brésil. 
250. BULIMUS D.EIDALEUS, Dcsbaycs. — Pupa dœdaleus, Desb., in Férussac, 1. 102, fig. 23-2/i. 

— Habile le Brésil. 

Genre MAILLOT, Pupa. 

Démembrement du genre Bulime, ayant été, comme celui-ci, successivement 
admis, puis rejeté par certains auteurs, mais paraissant généralement adopté 
aujourd'hui. 

L'Amérique méridionale, et surtout les parties explorées par notre Expédition, 
n'offrent qu'un petit nombre d'espèces de ce genre, encore sont-elles peu répan- 
dues et peu connues; nous allons seulement les indiquer nominativement, afin 
de compléter la faune conchyliologique de ces contrées. 

1. PUPA PAREDESI, d'Orbigny, Voij. Amer, mérid., t. Zil, fig. 3-6. — Habile la Bolivie, Lima 

(Pérou). 

2. PUPA INFUNDIBULIFORMIS, d'Orbigny, loc. cit., pi. il Us, fig. 7-9. — Habile la Bolivie. 
S PUPA NODOSARIA, d'Orbigny, loc. cit., pi. il his, fig. 12-li.— Habile la Bolivie. 



^ 



( 61 ) 
à. PUPA MILIOLA, d'Orbigny, loc. cit., pi. il bis, fig. 16-18. — Habile le Brésil. 

5. PUPA ELATIOR, Spix. — Desh. in Fér., t. 156, fig. 1-2. — Megaspira elatior, Kuster. — 

BaJea elatior, Pfeiffer, Monogr., III, n° 13. — Megaspira Ruschenhergiana , Lea. — Habite 
le Brésil. 

6. PUPA ELATA, Gould.— Megaspira elata, Gould, in Proceed. Bost. Soc, ISZiS, p. 107. — 

Balea elatior, var. y, Pfeiffer. — Habite le Brésil. 

Genre TORNATELLINE , Tornatellma, Beck. 

Coupe générique encore incertaine, réunissant un petit nombre d'espèces qui 
jusqu'alors étaient rangées parmi les Agathines. 

1. TORNATELLINA LAMELLATA (Potiez et Mich.). 

Achatina himellata, Potiez et Michaud, Gai. mus. Douai, t. 2, fig. 7-8. — Desliayes in Fér., 
t. 13/i, fig. 12-12. — Achatina Funcki, Reeve, Concli. icon., sp. 96. 

Habite la province de Baliia (Brésil). , 

2. TORNATELLINA LAMELLOSA (Moricand). 

Achatina lamellosa, Moricnnd. — Rce\c, Conch. icon., ii° 107. — T'ornaldlina lamellosa.^ PrcifTer, 

Monogr., IH, n" 3. 
Habile Bahia (Brésil). 

Genre CLAUSILIE, Clausilia, Drap. 

Les espèces de ce genre sont extrêmement nombreuses, principalement dans 
les régions tempérées de l'Europe; on peut dire qu'elles constituent une forme 
européenne. 

L'Amérique du Sud n'a encore fourni que deux espèces: l'une provient de la 
république de l'Equateur (C/aMS«/m Bourcieri), l'autre a été trouvée au Pérou. 

CLAUSILIA PERUVIANA (Trosch.). 
Troscliel, in Arch. Wicgm., 1852, p. 196, t. 5, fig. 8. — Pfeiffer, Monogr. Uelic, HI, n" 267. 
Habite le Pérou. 

PULMONÉS FLUVIATILES. 

Les Mollusques de ce groupe ont leur summum de développement numérique 
dans les contrées de l'Europe. 

Les parties de l'Amérique explorées par cette Expédition ne nous ont fourni 
jusqu'ici, qu'un petit nombre d'espèces réparties dans les genres Limnée, Phjse, 
Planorhe et Ancyle. 

Nous n'avons rien à ajouter à la liste des espèces déjà mentionnées par les 
auteurs ; 



( 6-2 ) 

1. LYMN^A VIATOR, d'Orb., Voij. Amer., pi. hli, ûg. S-Zi. —Habite la Bolivie. 
i. PHYSA RIVALIS, Sowerby, Gen., flg. 9. — îlidjile le Pérou. 

1. PLANORBIS OLIVÂCEUS, Wagner. — Chemnitz, pi. 127, fig. 19-20. — (PL ferrugineus, 

Spi.N, Tcsi. Bras., pi. 18, fig. 1-2). — Habite le Brésil. 

2. PLANORBIS LUGUBRIS, Yfagner, in Spix, Test. Bras., pi. 18, fig. 3-6. —Habite le Brésil. 

3. PLANORBIS DENTIFER, Morcb, Joum. Petit, 1833, n°l, p. 37. — Habite Bahia (Brésil). 
û. PLANORBIS TENAGOPHILUS, d'Orbigny, Voij. Amer., pi. hà, fig. 9-12. — Habite la Bolivie. 

5. PLANORBIS DEPRESS5SSIMUS, Moricmic]. — Habite Bahia (Brésil). 

6. PLANORBIS LINN^US, Moricand. - Habile Bahia (Brésil). 

1. ANCYLUS MORICANDI, d'Orbigny, Voy. Amer., p. 355. — Habile Bahia (Brésil). 

PULMONÉS OPERCULÉS. 

Les deux principaux genres de ce groupe sont représentés dans l'Amérique du 
Sud, particulièrement dans les parties qui ont été explorées par celle Expédition; 
seulement les espèces y sont très peu nombreuses. Elles appartiennent aux genres 
Cycloslome et Hélicine. 

Genre CYCLOSTOME, Cyclostoma, Lamarck. 

1. CYCLOSTOMA INCA, d'Orbigny, Voy. Amer., 1. 16, fig. 21-23. — Cydosloma Blanchctiana, 

Moricand, Mém. Genève, VIÎ, t. 2, fig. 22-23. — Cycl. nobile, Féi-ussac. — Cyclotus Inca, 
Gray, Pfeitîer, etc.- — Habite le Brésil, la Bolivie. 

2. CYCLOSTOMA PROMiNULUM, Férussnc — Cyclostoma Brasiliense, Sowerby, ContvV., fig. 8. 

— Cyclolus prominulus ,Vïe\iïe.v , Monogr. Pneiim., p. 23.^ — Habite le Bré.sil, à Minas-Geraes. 

3. CYCLOSTOMA MORICANDI, Pfeiffer. — ^cZo^^Aorws Monccm(/i, Pfeiffer, Monogr. Pneum., 

p. 100. — Cycl. disjunctum, Bloricand, Blém. Genève, t. 5, fig. 26-29 (nec Malheron). — 
Habite le Brésil. 
li. CYCLOSTOMA LUTESCENS, Pfeiffer, in Proceed. zool. Soc, 1851.~Reeve, Icon., t. Zi3, 
fig. i'2-lli. — Cyclophorus lulescens, Pfeiffer, Monogr. Pneum., p. 82. — Habite le Brésil. 

5. CYCLOSTOMA THOREYAFs'UM, Phiiippi, in Zeitschr. fur Malak., 1851, p. 31. — Cistula 
Tlwreyana, Pfeifiér, Monogr. Pneum , p. "270. — ■ Habite la Bolivie. 

Genre HÉLICINE, HeUcina, Lamarck. 

1. HELICINA SORDIDA, Knig, Zool.Journ., V, p. 339. —Pfeiffer, Monogr. Pneum., p. 366. 

— Habite Rio-Janeiro (Brésil). 

2. HELICINA VARIABÏLIS, Wagner, in Spix, Test. Bras., p. 25. — Hel. zonata, Sowerby, 

Thés., tab. 2, fig. 62-64 ; id., var. (a).— Hel. fasciata, Spix, Test. Bras., t. 16, fig. 3-i; 
id., var. (6). — Hel. flava, Spix, Tm^ Bras., t. 16, fig. 5. -—Habile Bahia (Brésil). 

3. HELICINA GARACOLLA, Moricand, Mém. Genève,\l\, t. 2, fig. 2/i-25. — Pfeiffer, il/oMo^r. 

Pneum. ^ p. 39/i. — Habite le Brésil. 



(63) 

h. HELICINA BRASILIENSIS, Gray, ZooJ. Journ., p. 6, fig. 5. — Hel. fasciata, Delessert, 
Recueil, pi. 27, fig. 2 (ncc Lamarck). — Hel. iMenkcana, Phi!., in Zcitschr. fur Malak., 
18i7, p. 126. — Pfeiffer, Monogr. Pncum., p. 381. — Habile le Brésil. 

6. HELICINA H.EMASTOMA, Moricand, Mém. Genève, VII, t. 3, fig. 6-7. — Pfeiffer, Monogr. 
Pncum., p. 373. — Habite le Brésil. 

6. HELICINA ANGULATA, Sowerby, Thés., t. 2, fig. 62; et t. 3, fig. 100. — Pfeiffer, Monogr. 
Pneum., p. 399. 

7. HELICINA BESCKEI, Pfeiffer, in Zdtsclir. fur Malak., ^SiS, p. 120. — Hel. carinatu, 
Sow., Tkes., t. 2, fig. 60 (nec d'Orbigny). 

8. HELICINA TILEI, Pfeiffer, in Zeitschr. fur Malal:., 18A7, p. 150. — Jcon., t. 2, fig. h-Q. 
— Habite la Bolivie. 

9. HELICINA CARINATA, d'Orbigny, Voy. Amer., t. /i6, fig. 6-9. —Habile la Bolivie. 
10. HELICINA SYLVAÏICA, d'Orbigny, Voy. Amer., l. hQ, fig. 17-20. — Habite la Bolivie. 
il. HELICINA FULVA, d'Orbigny, Vo>j. Amer., t. Zi6, fig. 1-5. — Habite la Bolivie. 

12. HELICINA ORESIGENA, d'Orbigny, Voy. Amer., t. i6, fig. 10-16. — Habile la Bolivie. 

PECTINIBRANCHES. 

L'ordre des Pectinibranches est un des plus nombreu.x de la classe des 
Gastéropodes. 

Les explorations faites par cette Expédition ayant porté principalement sur le 
continent américain, il en résulte que les espèces marines recueillies sont beau- 
coup moins nombreuses que les fluviatiles. 

Parmi les premières, cependant, nous devons mentionner ici l'observation faite 
par M. de Casteloau, de deux espèces de Volutes (F. Nephmi, et F. porcina, Larak), 
desquelles ce savant voyageur a rapporté les dessins montrant l'animal encore 
renfermé dans sa coquille. Pour le F. Nephmi, nous voyons qu'il est pourvu d'un 
pied extrêmement volumineux, richement orné de lignes longitudinales rouges et 
noires, tandis que la partie inférieure de cet organe est d'une teinte rose pâle, avec 
des taches des mêmes couleurs; les bords du manteau, extrêmement développés, 
permettent à ce mollusque d'envelopper, pour ainsi dire, toute la coquille, 
lorsqu'il se développe complètement. C'est sur ce caractère qu'est fondé le genre 
Cymba, dont la Voliila (Cymbà) Nephmi est en quelque sorte le type. 

Genre AMPULLAIRE, Ampullaria, Lamarck. 

Constitué sur le plan général des véritables Pectinibranches, l'animal des 
Arapullaires présente dans son organisation une particularité extrêmement remar- 
quable, dont l'appréciation, longtemps incertaine ou méconnue, a donné lieu à 
des iiUexprétations plus ou moins erronées. Cette particularité se trouve dans la 



^ 



(en 

conformation de l'organe respiratoire de ces animaux : en effet, outre une cavité 
rcspiratrice très grande renfermant une branchie, ils présentent une sorte de 
poche ou sac aquifère au moyen duquel l'animal peut retenir une certaine quan- 
tité d'eau, de manière à satisfaire aux besoins de la respiration pendant le temps ■ 
plus ou moins long qu'il reste hors de ce liquide. On a vu, en effet, des Ampul- 1 
laires séjourner des mois et même des années entières, soit dans des étangs 
desséchés, soit même dans des caisses, sans pour cela cesser de vivre. 

La plus grande partie des espèces d'Ampullaires sont américaines; c'est dans 
les rivières et les lacs de cette portion du globe qu'elles y acquièrent le plus de 
développement, en même temps que leurs formes y sont les plus variées. 

L'Expédition de M. de Castelnau a enrichi la science de plusieurs espèces tout 
à fait nouvelles; elle en a également rapporté d'autres qui étaient déjà connues; 
enfin un certain nombre ayant été mentionnées comme se trouvant dans les 
localités explorées par nos voyageurs, nous allons successivement décrire les 
unes et citer nominativement les autres. 

1. AMPULLARIA GIGAS (Spix). 
Spix, Test. Bras., pi. i, lig. l-'2. 

Celte espèce, la plus grande du genre, a été réunie par certains auteurs à 
YAj7>p. canalicidata, Lamk; indépendamment de sa taille plus considérable, elle 
présente dans sa forme plus allongée, dans la minceur plus grande de son test, 
des caractères qui permettent, croyons-nous, de l'en distinguer. 

Habile le Brésil. 

2. AMPULLARIA CANALICULATA (Lamk). 

(PLANCHE XIII, fig. i, \arietas.) 
Laniarck, Aniin. sans vert., n° Ix. — Delesseii, Recueil, pi. 31, lig. 3-6 ab. 

Celle espèce est d'une variabilité extrême, et par cela môme difficile à bien 
limiter; c'est pour contribuer à atteindre ce but que nous avons fait représenter 
dans l'Atlas de ce voyage une variété très remarquable, qui se distingue par le 
peu de profondeur de ses sutures, ainsi que par une ampleur moins considérable 
de son ouverture. 

Habite le lleuve des Amazones. 

3. AMPULLARIA ZONATA (Wagner). 
Wagner in Spix, Test. Bras., pi. 1, fig. 1-2. 
Habile le Brésil. 



( 65 ) 

4. AMPULLAllLV GUYANNENSIS (Lanik.)- 

Lamarck, An. s. vert., n° 1. — Lisler, Conch., t. iSS, (ig. 28. — .\. o/ivacca, Spix, Test. Bras., 

pi. 3, fig. i2. 

Cette espèce est assez bien connue et même très facile à distinguer de ses 
congénères; cependant comme une autre espèce, tout à fait nouvelle, rapportée 
par cette expédition, présente avec elle certains rapports, nous avons cru devoir 
la faire figurer afin d'en mieux établir la comparaison; nous avons également fait 
représenter un jeune individu, dont la forme, sensiblement différenlc de l'adulte, 
comporte un intérêt puissant dans la détermination de l'espèce ; il en présente 
d'ailleurs un autre en ce qu'il est la représentation exacte d'une espèce iVAmpul- 
laire figurée par Swainson [Conch. illustr., pi. 143, fig. 3-4), sous le nom d'Amp. 
puncliculata, Sw., laquelle devient dès lors purement nominale. 

Habite la Guyane. 

5. AMPULLARIA CASTELISAUDII (Nobis). 

(PLANCHE XI, Og. 1.) 

A. lesta veiiiricosa, solidula, viridescente ; epidermide caslaneo-ferrutj,hiea; spira 
brevi , suluris subcanaliculat'is , anfraclibus superne impressis; aperturo magna, 
ovala, basi effusa; peristomate simplici aculo, rubescente lincto; aperlurœ fauce albo- 
hilescentc. 

Long., lO/i; larg., 9'2 mill. 

Coquille ventrue, assez épaisse, solide, ayant la spire peu élevée, formée de 
cinq tours dont les premiers portent près de la suture une sorte de méplat obscu- 
rément anguleux, s'arrondissant tout à fait sur le dernier tour; la suture est pro- 
fonde et canaliculée. 

L'ouverture est grande, ovale, évasée surtout vers la base; le bord columellaire 
estsaillant, lamelleux et sensiblement renversé sur l'ombilic, lequel est médiocrement 
ouvert. Toute la coquille est verdàtre, elle est recouverte d'une sorte d'épiderme 
d'un brun ferrugineux qui masque en partie la coloration elle-même ; chez les 
jeunes individus, elle est d'un vert tendre bien prononcée. L'ouverture est jau- 
nâtre à l'intérieur, les bords sont teintés de rougeâtre. 

Cette belle espèce, voisine de la précédente par son aspect général et surtout 
par la solidité de son lest, a également beaucoup d'affinité avec YAmp. canalicu- 
lata Lamk. Comme celle-ci, elle a sa suture canaliculée; mais outre que ce 
caractère est beaucoup moins prononcé, surtout sur les premiers tours de spire, 
son ombilic est plus petit, et son test est beaucoup plus épais et plus solide, enfin 
sa coloration est également différente. 

Habite le Heuve des Amazones. 

A)0LLCSQL£3. 9 



( 66 ) 
Les habitants de ces contrées font avec ces coquilles enfilées les unes à la suite 
des autres, au moyen d'un cordon, des colliers et autres ornements destinés à 
leur usage; c'est dans cet état qu'un certain nombre d'individus ont été rapportés 
par l'expédition. 

6. AMPULLARIA INSULARUM (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., Moll., pi. 51, f. 1-2. 

Habile lerio Parana, la rivière des Amazones. 

7. AMPULLARIA PAPYRACEA (Spix). 
Spix, Test. Bras., t. h, 1". 1-2. 

Habite Bahia (Brésil). 

8. AMPULLARIA PACHYSTOMA (Phill.). 
Pbillippi , Journ. de Menke, 18/19, n" 2. 

Habite le Brésil. 

9. AMPULLARIA LUNE ATA (Wagner). 

(PLANCHE XI, fig. 2.) 
Wagner in Spix, Test. Bras., p. h, f. h. 

Habite Bahia (Brésil). 

JO. AMPULLARIA INTERMEDIA, Fer. 

(PLANCHE XI, fig. 3.) 
Férussac, Dict. class. cl'hist. nat.^ p. ^35. — A. sordida, Swainson, Zool. illustr. 

Celte espèce, bien qu'établie depuis longtemps déjà, n'ayant pas encore été con- 
venablement figurée, nous avons avons cru devoir en donner la représentation 
dans ce travail. 
Habite Rio-Janeiro. 

11. AMPULLARIA SWAINSOiMI(Nobis). 

.imp. fasciata, Swainson, Zool. illustr., pi. 103, fig. 2. 

Celte espèce a été confondue à tort par plusieurs auteurs avec YÂmpullaria li- 
neala Wagner; M .Swainson, qui le premier l'a établie sous le nom d'Amp. fasciata, 
ayant employé un vocable déjà appliqué depuis longtemps par Lamarck à une 
espèce du même genre, nous avons dû le changer. 

Parmi les caractères qui distinguent YAmpullaria Swainsonii deVAnrp. lineata, 
il faut citer sa spire plus courte, son ouverture moins évasée et enfin un test géné- 
ralement plus épais. 

Habile le Brésil. 



( 07 ) 
12. AMPULLARIA PHYSIS (xNobis). 

(PLANCHE XII, fig. 2.) 

A. testa ventricosa, lenui, bullata, luteo-virente , fasciis nigrescenlibus angustis 
inœqimlibus transversim inslrucla; spira conica, anfractibns convexis; siitiii-is profunde 
impressis, subcanaliculatis ; apertiira ovata, basi dilalala; peristomate simplici acuto ; 
umbilico pervio; faiice aperturœ transversim fasciato. 

Alt., 42; diam., 35 miit. 

Coquille mince, bullée, ventrue, à spire assez saillante, conique, formée de 
quatre tours très convexes séparés par une suture profonde et un peu canaliculée,- 
les premiers tours sont peu développés, le dernier l'est au contraire beaucoup; sa 
surface paraît presque lisse, mais elle est cependant couverte de stries longitudi- 
nales d'accroissement extrêmement fines. 

L'ouverture est ovale, un peu dilatée vers la partie antérieure ; le péristome 
est mince et tranchant. L'ombilic est peu ouvert. 

Cette coquille a le fond de sa coloration d'un jaune verdàtre, avec des fascies 
transverses noirâtres nombreuses et rapprochées, généralement plus foncées sur 
le dernier tour. 

L'intérieur de l'ouverture, d'uneJeinte légèrement jaunâtre, laisse voir ces mêmes 
fascies par transparence. 

C'est encore avec VAmpullaria canaliculata que cette espèce a le plus d'affinité; 
mais elle s'en distingue par sa taille beaucoup moins considérable, par sa spire 
plus conique, et enfin par sa coloration plus vive. 

Habite le fleuve des Amazones. 

13. AMPULLARIA PRUNELLA (Nobis). 

(PLANCHE XII, fig. 4.) 

A. lesta venlricoso-abbreviata, viridescente-castanea, transversim obscure lineala, 
exilissiine graniilato-riigata; spira brevi conica, anfractibns convexis, ultimo rotundalo; 
aperliira ovala, subobliqua, columella superne excavata; peristomate simplici acuto; 
umbilico pervio, angusto; fauce aperturœ lulescente-alba transversim purpurascente 
lineata. 

AU., 30; diam., 28 milL 

Coquille ventrue, raccourcie, mince, à spire peu élevée conique, composée de 
cinq tours convexes, à suture bien marquée, toute leur surface est couverte de 
stries rugueuses obscurémentgranuleuses, extrêmement fines, paraissant tenir à la 
structure de l'épiderme. L'ouverture est ovale, oblique et assez grande; la colu- 
melle est revêtue d'un bord gauche relevé et sensiblement excavé à sa partie an- 
térieure. L'ombilic est petit, le péristome est mince et tranchant. Cette coquille est 



(68) 

entièrement recouverte d'un épidémie d'un brun ferrugineux un peu verdâtre, et 
rugueux, sous lequel on aperçoit à peine des lignes ou fascies transverses, brunes, 
lesquelles apparaissent d'une manière très nette dans l'intérieur de l'ouverture ovi 
elles sont comme fasciculées et d'un brun violacé. L'opercule est épais et assez 
consistant. 

Celte petite espèce est jusqu'à un certain point voisine de VAmpullaria lineata 
Spix; mais elle s'en distingue très nettement par plusieurs caractères et en parti- 
culier par sa l'orme plus raccourcie, son ouverture moins évasée et surtout par 
l'espèce de sinus que l'on observe à la partie supérieure de la columelle au-des- 
sous de la région ombilicale. 

li. AMPULLAllIA DECUSSATA (Moricand). 

(PLANCHE Xn, fig. 3.) 
Moricand, l\'Jém. Soc. Genève, t. VII, pi. 2, fig. 26-27. 

Habite Bahia (Brésil). 

J5. AMPULLAUIA CRASSA (Swainson). 

Swainson, Zool. iUust., 3, p. 136.^ — -Spix, Test. Bras., pi. 5, f. l-h. — Amp. Olivieri, 

Desliayes, Encijcl. mélh., 2, n° 7. 

Habite Bahia (Brésil). 

16. AMPULLARIA BROWNII (Jay). 
Jay, Cat., 1839, pi. 1, f. i. 

Habite la rivière des Amazones. 

17. AMPULLARIA STORERIA (Jay). 
Jay, Cat., 1839, pi. 1, f. 5. 

Habite la rivière des Amazones. 

18. AMPULLARIA SPiXII (d'Orb.). 

D'Orbigny, Foy. Amer., pi. 62, f. 7-8. — Amp. zonala, d'Orbigny. — Synops., Mag. zool., 1835, 
Habite le rio Parana. 

19. AMPULLARIA ROISSYI (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voij. Amer., pi. 52, f. 1-3.^ — Amp. crassa, d'Orbigny. — Synops. Mag. zool., 1835. 

Habite le rio Parana. 

20. AMPULLARIA ELEGANS (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., p. 52, f. A-6. — Amp. peristomala. — D'Orbigny, Synops. 

Mag. zool., 1835. 

Habite le rio Madeira, affluent de l'Amazone. 



( 69) 

21. AMPULLARIA PLÂT/E (d'Orb.). 

Ainpulloïdes Plalœ, d'Orbigiiy, Voy. Amer., p. liQ, fig. 3-6. — Helix Platœ, Malon. — 
Ampulloïdes nalicoides, d'Orbigny (olim). 

Habite la rivière des Amazones. 

22. AMPULLARIA CYCLOSTOMA (Spix). 
Spix, Test. Bras., pi. 4, fig. 5. 

Habite le Brésil. 

23. AMPULLARIA ARMENIACUM (Nobis). 

(PLANCHE XIII, Dg. 5.) 

A. testa ventrîcosa, solidiiiscula, lœvigata, viridescente-caslanea, tronsversim obscure 
lineata; spira brevi, conica; anfraclibus superne depressiiisculisqiie angidalis , itllimo 
ventricosiori ; apertura ovata ; perislomatc acuto; umbilico pervio, subinfundibiiliformi: 
apertiirœ faiice viotascente ; colutnella basi alba. 

AU., 40; diam., 35 )nill. 

Coquille ventrue, assez épaisse, à spire peu élevée, légèrement étagée par suitt 
du léger aplatissement de chaque tour à sa partie supérieure, près de la suture. 

L'ouverture est ovale, un peu dilatée vers la base ; le bord droit est simple et 
tranchant. L'ombilic, médiocrement ouvert et infundibuliforme, est limité exté- 
rieurement par une saillie arrondie faiblement indiquée. La coloration est 
verdàtre avec quelques lignes transverses brunes occupant principalement la par- 
tie inférieure du dernier tour, au-dessus de l'angle spiral. L'ouverture est violacée 
à l'intérieur, elle montre quelques traces des lignes extérieures. La columelle est 
blanchâtre. 

Cette jolie espèce est en quelque sorte le premier terme parmi celles qui ont 
leurs tours de spire anguleux près de la suture, caractère qui se montre à son 
summum de développement chez \'A7nptiUarîa scalaris, d'Orb., mais que notre Amp, 
Aulanieri présente encore assez prononcé. 

Habite le fleuve des Amazones. 

n. AMPULLARIA AULANIERI (Nobis). 

(PLANCHt: XIII, fig. 2.) 

A. Aulanieri, Hupé el Deville, Mag. zool., 1850, p. 15, fig. h. 

A. lesta ventricosa, crassiuscula, fuscovlridescente, fasciis angustis numerosis cincla; 
spira brevi, conica; anfraclibus quinque, convexis, uUimo subangulato; apertura ovato- 
elonguta , ad basin attenuala; labro aculo; aperlurœ fauce intus tœnialo ; umbilico 
magno, exltis angulalo. Operculo corneo. 
Liij., 5\ ; l arg., hO mill. 



( 70 ) 

Coquille ventrue, médiocremenl épaisse, à spire peu élevée, conique, formée de 
quatre ou cinq tours croissant rapidement : les premiers sont arrondis et convexes; 
le dernier, aplati en dessus, est pourvu d'un angle spiral obtus, devenant déplus 
en plus prononcé près de l'ouverture. La partie inférieure de ce dernier tour est 
sensiblement atténuée, elle est limitée à la base par une sorte de carène obtuse 
et oblique entourant l'ombilic; celui-ci est grand, évasé et infundibuliforme. 

L'ouverture est ovale, allongée, atténuée inférieurement en une sorte de canal 
lequel correspond à la carène ombilicale, les bords du péristome sont minces et 
tranchants. 

Cette coquille est brunâtre ou verdâtreavec desfascies transverses étroites, noi- 
râtres, assez nombreuses. L'ouverture a une teinte violacée à l'intérieur, le bord 
droit porte sur sa face interne quelques traces des fascies extérieures. 

Celte espèce est surtout remarquable entre toutes ses congénères par son brge 
ombilic évasé en entonnoir, limité extérieurement par une carène très obtuse et 
oblique venant former à la base de l'ouverture une sorte d'angle canaliforme; son 
dernier tour, manifestement aplati en dessus et obscurément caréné dans son pour- 
tour, donne à cette coquille une certaine ressemblance avec \ Ampullaria scalaris, 
d'Orb.; mais chez celle-ci ce caractère est beaucoup plus prononcé. 

Nous avons dédié celte espèce à M. l'abbé Aulanier, amateur distingué d'his- 
toire naturelle, nous le prions d'accepter cette dédicace comme un faible témoi- 
gnage de notre attachement. 

Habite le lac Cruz Playa, sur la rivière de l'Ucayali (Pérou). 

25. AMPULLARIA SCALARIS (dOrb.). 
D'Oi'bigny, Syn. Mag. zooh, id. Voy. Amer., pi. 52, fig. 2-3. — A. angidala, Jay, Cal., pi. 3, 

fin, 7. 

Habite le rio Parana, affluent du fleuve des Amazones. 

26. AMPULLARIA SINAMARINA (Desli.). 

Deshayes, nov. edit. Lamarck, n° 26. — Bulimus sinamariniis , Brug., Journ. kist. nat., t. 1, 

p. 18, fig. 2-3. — Amp. oviformis, Desh. ? Encijc. mélh., t. 2, p. 3i, n» 15. 

A. testa ovalo-ventricosa, subdepressa, crassa, solida, fusco-nigrescente , apice obtusa, 
transvei'sim striata; anfraclibus convexis decussatim striatis, uUimo maximo, imperfo- 
rato; aperiiiramagna, ovata, intus alba, superne aiigulata. 

Long. , 55 ; larg. , kS mill. 

Coquille ovale, ventrue, un peu déprimée, très épaisse, solide, à spire obtuse 
composée de quatre tours étroits et convexes. Ce dernier est très ample et renflé, 
toute la surface est couverte de stries transverses entre-croisées par des stries 
longitudinales formant une sorte de treillis. 



( 71 ) 

L'ouverture est ovale-arrondie et un peu dilatée vers sa partie moyenne; la 
columelle est régulièrement arquée, solide, et sans aucune trace d'ombilic; le bord 
droit est épaissi intérieurement, mais son limbe est tranchant. 

Celte coquille est d'un brun verdâtre , ou presque noirâtre. L'ouverture] est 
blanche à l'intérieur. 

Belle espèce remarquable par l'épaisseur considérable de son test, par les stries 
entre-croisées qui ornent sa surface, et enfin par sa coloration noirâtre. 

Habite Cayenne. 

27. AMPIJLLAI\[A NERITOIDEA (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., pi. 49, fig. 1-2. 

Habite la province de l'Uruguay, la Plata. 

Espèces aplaties planorbiformes, distinguées par M. Guilding sous le nom 
générique de Ceratodes. 

28. AMPULLARIA CORNU-ARIETIS (Sow.). 

Hélix cornu-arielis, Born., Test., p. 373. — Planorbis cornu-arietis , Lamarck, Sowerby, 
Gcner., n° h, fig. 3. — Ceratodes cornu-arietis, Guild. 

Habite la province d'Entre-Rios (Parana). 

29. AMPULLARIA CHIQUIÏENSIS (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., pi. Z|8, fig. 10-11. 

Habite la province de Chiquitos. 

Genre MÉLANIE, Melania, Lamarck. 

i. MELANIA TUBERCULATA, Wagner in Spix, Test. Bras., pi. 8, fig. A.— Habite le Brésil. 

2. MELANIA SCALARIS, Wagner in Spix, Test. Bras., pi. 8, fig. 5. — Var. : Melanopsis Bra- 

siliensis, Moricand, Mém. Genève, VII, p. 38, pi. 3, fig. 12-13. — Habite le Brésil. 

3. MELANIA CRENOCARINA, Moricand. — Melanopsis crenocarina, Moricand, loc. cit., pi. h, 

fig. 10-1 '] . — Habile le Brésil. 

h. MELANIA VENTRICOSA, J, Moricand, Journ. de Conchyl., 1856, n" 2, pi. 6, fig. 6. 

— Habile Macapa, près de l'embouchure de l'Amazone. 

5. MELANIA MACAPA, J, Moricand, Journ. de Conchyl, 1856, n" 2, pi. 6, fig. 7. 

— Hiibite Macapa. 

6. MELANIA KOCHn, Bernardi, Journ. de Conchyl., 1856, n" 1, p. 33, pi. 3, fig. 6. 

— Habite le Brésil. 



A la suite des vrais Pectinibranches vient se ranger un autre ordre établi par 
Cuvier sous le nom de Teclibranches ; depuis les travaux de ce grand naturaliste, 



( 72 ) 
cet ordre a été réuni par ditférenls auteurs à celui des Pectinibranches, dont 
il ne diffère pas en effet beaucoup. 

M. de Caslelnau a observé et dessiné plusieurs espèces de ce groupe, appartenant 
au genre Aplysie [Aphjsia), et, entre autres, VAphjsia Brasiliana, Rang. Comme 
cette Aplysie est parfaitement connue, nous n'avons pas cru devoir reproduire la 
figure dont nous venons de parler; seulement, pour compléter notre travail, nous 
ajoutons l'énumération des espèces que l'on trouve dans les localités visitées par 
l'expédition. 

1. APLYSIA Bl'.ASILIANA , Rang.— Habile RioJaneiro. 

2. APLYSIA LESSONII, Rang.— Habite le Pérou. 

3. APLYSIA LIVIDA, d'Orbigny. — Habite Rio-Janeiro. 
h. APLYSIA INGA, d'Orbigny. —Habite Lima. 

5. APLYSIA NIGRA, d'Orbigny. — Habite Lima. 

6. APLYSIA RANGIANA, d'Orbigny. — Habile le Pérou. 

Quelques Nudibranches, également connus déjà, ont fait le sujet des observa- 
lions de M. deCastelnau : tels sont les Doris verrucosa et Boris vcmolata, ainsi 
que le Glaucus Forskalii, dont le savant voyageur a fait une anatomie détaillée. 



Classe IIÏ. ACEPHALES.. 

Les Mollusques de cette classe rapportés par l'expédition appartiennent surtout 
aux espèces fluviatiles; en dehors de celles-ci nous n'aurions que peu de chose 
à signaler, indépendamment des espèces déjà mentionnées par les auteurs, pour 
les régions explorées dans ce voyage ; mais comme l'espace nous manque, 
nous sommes contraints de passer outre et d'arriver de suite aux groupes qui 
renferment les nombreux types fiuviatiles, dont la présente expédition a enrichi 
lascie nce. 

Famille des NAÏADES rUiMONiDÉEs). 



La famille des Naïades est certainement lune des plus considérables de la 
classe des Acéphales, en même temps qu'elle est une des plus intéressantes à 
étudier sous les rapports zoologique et géographique. 

Prise dans son ensemble et examinée au premier de ces deux points de vue, 
elle offre tout d'abord la représentation d'une de ces familles naturelles que le natu- 
raliste recherche toujours, mais trop souvent en vain; aspect général et ensemble de 



( 73 ] 
tous les élémenls constitutifs, conditions d'existence et habitation, tout en elle est 
marqué, en apparence du moins, au coin d'une sorte d'homogénéité : nous disons 
en apparence, car, si nous voulons rester fidèles aux principes acceptés de la 
plupart des malacologistes, relatifs aux caractères constitutifs des ordres ou des 
familles du groupe des Acéphales, nous voyons qu'à l'égard des Naïades ces principes 
doivent être abandonnés, en partie du moins : en efTet, le caractère accepté comme 
dominateur est celui qui est fourni par la disposition des lobes du manteau, 
c'est-à-dire leur réunion plus ou moins complète au moyen de brides diversement 
situées et combinées de manière à produire un nombre variable d'ouvertures, 
lesquelles sont quelquefois prolongées en tubes offrant diverses combinaisons de 
longueur, de réunion ou d'isolement. Sous ce rapport, la plupart des Mollusques 
qui nous occupent actuellement ont le manteau ouvert sur tout le bord ventral, 
et présentent en arrière deux ouvertures complètes ou incomplètes, sessiles ou 
tubuleuses, dont l'une communique avec l'organe respiratoire, l'autre servant 
d'issue au canal intestinal. 

Les Iridines cependant font exception à cette règle générale, elles ont leur 
manteau fermé dans le tiers inférieur en môme temps qu'elles présentent des 
ouvertures postérieures prolongées en deux tubes assez longs. Cette particularité 
a déterminé certains malacologistes à retirer le genre In'dine de la famille des 
Naïades pour le faire entrer dans les Camacées. 

Si les Iridines présentaient seules cette exception aux principes admis, peut- 
être vaudrait-il mieux, en effet, adopter l'opinion que nous venons de rappeler et 
les exclure de la famille des Naïades, bien que l'ensemble de leurs autres carac- 
tères les y retienne; mais il est certaines espèces faisant partie autrefois des 
Anodontes et ayant avec celles-ci de nombreux rapports, qui offrent la môme 
disposition, elles nous présentent même un degré en quelque sorte plus extrême 
puisque le caractère tiré de la présence des tubes se traduit sur la coquille par 
une impression palléale rentrante, ce que les Iridines ne nous montrent pas; nous 
reviendrons plus loin sur les cspcces qui se trouvent dans ce cas, et dont on a 
fait avec raison une coupe générique particulière. 

A ces particularités, la famille des Naïades nous en offre encore une autre non 
moins intéressante dans la disposition singulière du pied des Mycélopodes: ce pied, 
en effet, très long, rappelle tout à fait celui des Solens en môme temps que la 
coquille semble confirmer celte analogie. 

Parlerons-nous, après ces remarques si fondamentales, de l'extrême variété dans 
la constitution de la charnière, chez les coquilles des Naïades, de la variété non 
moins grande des formes elles-mêmes? Les faits aussi nombreux que variés que 
nous pourrions accumuler sur ce sujet viendraient encore appuyer la proposition 
énoncée précédemment, et là encore nous trouverions des arguments en faveur 

Mollusques. 10 



( 7/1 ) 

de l'opinion qui considère la famille des Naïades comme éminemment naturelle. 

Il nous reste à envisager les Naïades au point de vue géographique^ c'est-à- 
dire de leur distribution à la surface du globe. 

Toutes les espèces, sans exception, habitent les eaux douces; toutes vivent soit 
dans les rivières, les lacs ou les étangs des différentes régions de la terre. 

L'Amérique du Nord est la partie du monde où elles existent en plus grande 
abondance et où les formes spécifiques sont le plus variées; l'Amérique du Sud, au 
contraire, nous montre un nombre d'espèces relativement très petit, mais au 
contraire des formes génériques plus multipliées et pour ainsi dire exclusives; 
c'est là qu'indépendamment des genres Unio et Anodonte, qui se trouvent à 
peu près partout, nous verrons ceux des Hjrie, Castalie, Monocondyle, Leïla et 
Mjcéiopode. 

Les recherches faites par l'expédition de M. de Castelnau ont été extrême- 
ment fructueuses dans ce groupe. Nous aurons à faire connaître un assez bon 
nombre d'espèces nouvelles appartenant aux différents genres que nous venons 
de citer. 

Genre CASTALIE, Castalia, Lamarck. 

Les Castalies sont tellement voisines des Mulettes {Unio), que certains auteurs 
ont proposé de les réunir en un seul et même genre. — Les caractères princi- 
paux qui avaient servi à Lamarck pour l'établissement de cette coupe générique 
se retrouvent en effet chez quelques espèces d'Onio, proprement dites : nous 
voulons parler de la disposition coslulée des dents de la charnière, ainsi que des 
sillons qui ornent les crochets; malgré cela, il reste encore aux espèces de Cas- 
laiies un certain faciès qui les fait distinguer facilement à première vue, et sur 
lequel on s'appoie, à défaut de caractères plus précis, pour conserver le genre 
dans la mélîiode. 

Les espèces de Castalies connues jusqu'à ce jour sont peu nombreuses; la 
première, établie sous le nom de C. ambigaa, est encore assez mal définie, de telle 
sorte que l'on y rapporte, à litre de variétés, bien des coquilles qu'un examen 
ultérieur plus complet devra en faire séparer. 

Les Castalies sont propres à l'Amérique méridionale; on les trouve dans les 
rivières des régions orientales et centrales, soit du Brésil, du Paraguay ou de la 
Bolivie. 

1. CASTALIA AMDIGUA (Lamarck). 
Lamarck, Ann.sans vert. — Unio peclinaia, Wagner in Spix, Test. Bras., pi. 25, lig. 3-4. 

Habite le Brésil. 



( 75 ) 

2. CASTALIA QUADRILATERA (d'Orb.)- 
D"Orbigny, Voij. Amer., pi. 73. 

Habite la Bolivie. 

3. CASTALIA RETIJSA (Nobis). 

(PLANCHi; XIV, fig. 2.) 

C. testa subtriangulari , crassa , ponderosa , transversim sulcato - rngosa ; latere 
antico obtnso, rotundato ; poslico angiilalo, oblique truncato, laie emarginato; nijmpliis 
crassioribus elevalis; urnbombiis inflatisque erosis, sulcis perpaucis obsolelis radiantibiis 
instruclis; area cardinali valde arcuala. 

Larg., 60 ; liant., i5; épaiss., kO mill. 

Coquille presque triangulaire, inéquilatérale, très épaisse, pesante; le côté 
antérieur est plus court et arrondi sur son limbe; le postérieur, tronqué oblique- 
ment et court, est largement échancré et anguleux vers sa base; la charnière, très 
épaisse et puissante, est fortement arquée au milieu et comme pliée en deux 
parties : Tune, antérieure, est munie d'une grosse dent cardinale très anfractueuse; 
l'autre, postérieure, porte une longue fossette à bords saillants, recevant la dent 
de la valve opposée; les nymphes sont très saillantes et forment le point culmi- 
nant de l'un des angles de la coquille. La surface extérieure est traversée par des 
stries d'accroissement saillantes et rugueuses; les crochets sont en partie dénu- 
dés et rongés; on retrouve à leur base la trace des sillons rayonnants dont ils 
sont pourvus normalement: ces sillons sont peu nombreux, assez larges, et se 
prolongent peu sur le reste de la coquille. Le corselet, saillant dans sa partie 
moyenne, est limité de chaque côté par un sinus bien marqué. Tout l'extérieur 
est d'un brun noirâtre; l'intérieur est d'un blanc nacré. 

Cette espèce a la forme d'un triangle, presque équilatéral, bien prononcé, 
l'angle supérieur étant formé par la saillie des nymphes sur lesquelles s'implante 
un ligament très puissant mais peu étendu; l'épaisseur excessive des valves, la 
largeur de son côté postérieur fortement caréné et tronqué, donnent à cette 
coquille un aspect singulier qui la distingue éminemment de ses congénères. 

Habite la Guyane. 

h. CASTALIA MULTISULCATA (Nobis). 

(PLANCHE XIV, ng. 4.) 

C. lesta snblriangulari , compressiuscula, transversa, inœquilalerali ; lalere antico 
breviori siibatlenualoque rotundato; poslico subinflato, oblique truncato, unicostato; 
umbonibus parvulis, convexis ; costulis radiantibus numerosis , obscuris granulalisque 
furcalis instructis ; exleriori fusco-nigrescente ; inleriori albo-margarilaceo, medio 
subroseo. 

Larg., h'l\ haut., oO ; épaiss., 23 mill. . - 



( 76) 

Coquille presque triangulaire, un peu transverse, assez mince, légère, inéqui- 
latérale: le côté antérieur, plus court et atténué, est arrondi sur son limbe; le pos- 
térieur est à peine anguleux et obliquement tronqué, il est pourvu d'une double 
carène costiforme accompagnée d'un double sinus limitant le corselet, celui-ci 
est d'ailleurs assez saillant; la charnière est arquée; les crochets sont saillants et 
habituellement un peu rongés; de leur sommet partent des sillons rayonnants 
en assez grand nombre, bifurques dans une partie de leur étendue et générale- 
ment un peu rugueux, surtout sur le côté antérieur. 

Toute la coquille est à l'extérieur d'un brun olivâtre, l'intérieur est d'un blanc 
nacré. 

Petite espèce remarquable par la forme atténuée de son côté antérieur, par son 
corselet saillant et bicostulé, et enfin par les sillons rayonnants qui ornent sa sur- 
face; ces sillons, nombreux et rapprochés, sont plus ou moins bifurques et rugueux^ 
principalement sur le côté antérieur. La coquille est d'ailleurs, relativement, 
mince et légère. 

Habite le Brésil. 

5. CASTALIA TURGIDA (Nohis). 

(PLANCHE XIV, fig. 1.) 

C. testa subtriangulari, inflato-turgida, nigrescente sublœvigata, inœquilalera ; latere 
antico retuso, pêne rotundalo, postico longiori, oblique attenuatogue subangnlato ; umbo- 
nibiis magnis^ inflatis, crassisulcatis, sidcis perpaiicis celeriter evanescentibus ; cardine 
subreclo angusto, dentibus elevatis acutisqiie profunde pectimdatis. 

Long., i5 ; licnU.,o2>; épaiss., 33 mill. 

Coquille un peu triangulaire, transverse, très renflée, convexe, inéquilatérale, 
ayant le côté antérieur plus court, obtus et faiblement tronqué; le postérieur, plus 
manifestement tronqué, est formé de deux angles, l'un supérieur cardinal assez 
faible, l'autre ventral plus prononcé; le bord ventral est presque rectiligne; les 
crochets sont très renflés, saillants et arrondis; ils portent quelques rares sillons 
assez superficiels, lesquels disparaissent bientôt sur le reste de la coquille, où l'on 
ne voit plus que de simples stries concentriques d'accroissement. La charnière 
est en général assez mince, faiblement arquée; elle porte des dents assez élevées, 
très aiguës et fortement pectinées. Tout l'extérieur est noirâtre, l'intérieur est 
blanc et assez souvent irisé. 

Belle espèce bien distincte, remarquable par sa forme très renflée, par la 
minceur relativement peu considérable de son test, et par suite de tout l'appareil 
cardinal, dont les éminences dentiformes sont aiguës et fortement ciselées; les 
crochets, très volumineux et arrondis, portent quelques rares sillons rayonnants, 
le reste étant presque lisse. 



(77) 

Nous avons quelquefois vu celte coquille désignée dans les collections sous le 
nom de Caslalia Gaudichaudii, Férussac; n'ayant pas trouvé dans les ouvrage?' 
de cet auteur l'origine de ce nom et sa consécration scientifique, nous avons dû 
imposer à l'espèce un nom nouveau. 

Habite le Brésil, 

6. CASTALIA ACUTICOSTA (Nobis). 

(PLANCHE XIV, fig. 3.) 

C. Iriancjulari, compressa, subœquilalerali ; latere antico roliindalo, positce angu- 
lalo, bisinuato ; iimbonibus majoribiis incurvatis , sulcis elevatisqiic acul'is radianlîbus 
numerosis instruclis, antice minoribiisque graniilalis; cardine robusliori, dentibits pro- 
funde pecliniUatis ; exteriori lutescenle ; interiori albo-margaritaceo . 

Long., ôh ; haut., '26; épuiss., 23 mUl. 

Coquille triangulaire, comprimée dans son ensemble, inéquilatérale; crochets 
submédiaires saillants et incurvés en avant et couverts de côtes rayonnantes 
nombreuses s'étendant sur tout le reste de la coquille : ces côtes, généralement 
saillantes et tranchantes, sont plus petites et granuleuses sur le côté antérieur, 
et plus larges et distantes sur le postérieur; celui-ci est d'ailleurs muni d'un 
angle très prononcé accompagné d'un large sinus limitant le corselet. 

L'extérieur des valves est jaunâtre; l'intérieur est d'un blanc nacré. La char- 
nière est très épaisse, fortement sinueuse, les dents sont très robustes, multiples 
et profondément pectinées. 

Cette jolie petite espèce nous parait bien distincte de ses congénères, d'abord 
à cause de sa forme triangulaire fortement carénée sur le côté postérieur, puis 
par ses côtes nombreuses et tranchantes, et enfin par sa coloration extérieure 
jaunâtre. 

Elle rappelle un peu par son aspect général notre Caslalia relusa; mais les 
différents caractères que nous venons d'énumérer l'en distinguent parfaitement. 

Bien qu'assez épaisse dans son ensemble, cette coquille pourrait bien ne pas 
être arrivée à un état adulte complet; cette supposition nous est suggérée par la 
grande étendue des sillons qui couvrent sa surface, lesquels sont habituellement 
dans les différentes espèces du genre Castalie bornés à la convexité des crochets; 
malgré cela nous croyons l'espèce parfaitement distincte. 

Habite le Brésil. 

7. CASTALIA DUPl\EI(Recluz). 
Ilecluz, Mug. zouL, p. 77 (18/i3). — Uecluz, Revue zool., 18Z|3, pi. 35. 
Habite le Brésil. 



(, 78 ) 

Genre HYRIE, Hijria, Lamarck. 

Le genre Hyrie a été établi par Lamarck pour des coquilles ayant l'ensemble 
des caractères des Unios proprement dits, mais en différant par de légères modi- 
fications dans la disposition des dents de la charnière. 

Dans ces derniers temps, plusieurs auteurs ont cherché à démontrer le peu de 
valeur de cette coupe générique et la possibilité de retrouver, dans certaines 
espèces d'ÎJnios, une partie ou la totalité des caractères assignés par Lamarck à 
son genre //^n'e. Malgré la justesse de ces observations, le genre qui nous occupe 
a été maintenu dans les méthodes, au moins à titre de sous-genre : c'est qu'en 
effet, à défaut de caractères bien précis et pour ainsi dire exclusifs, les Hyries 
présentent dans leur ensemble, et en un mot dans leur faciès, un cachet tout 
particulier qui ne permet pas de les confondre avec les Unios. Cet exemple d'un 
genre à caractères ambigus, recevant sa consécration d'une sorte de faciès que 
lui imprime l'ensemble des formes extérieures, n'est pas le seul que l'on puisse 
citer dans la nombreuse série des Mollusques, et d'autres genres n'ont guère plus 
de litres à leur conservation dans nos méthodes : c'est là, nous le reconnaissons, 
un fait extrêmement regrettable; cependant nos regrets sont bien plus vifs à 
l'égard de ceux des genres chez lesquels on a pu trouver un caractère plus précis 
à la faveur duquel les autres rapports et les afîinilés naturelles semblent être 
rompus. 

Toutes les espèces d'Hyries connues jusqu'à ce jour sont propres à l'Amérique 
méridionale; le Brésil, la Guyane, la Bolivie et le Pérou sont les parties de ce 
vaste continent oii on les rencontre. 

1. HYIUA CORP.UGATA (Lamarck). 

Lamarck, Ann. sans, vert., n° 2. — Eticycl. méih.. p. 2/i7, iig. 2. —TripJodon rugosus, Spix, 

Test. Bras., pi. 29, fig. 1-2. 

Habite la Guyane. 

2. HYRIA TRANSVEUSA (Nobis). 

(PLANCHE XV, Gg. l.) 

H. lesta oblongo-transversa, crassa, incequilaterali; latere anlico breviori, rotun- 
dato, postico oblique angukdoque lingiiaiulo, superne elalo, subexpanso ; umbonibus 
lumidis, rugis paiiciper crassioribus impressis. 

Long., 100; liant., GO; épaiss., 35 mill. 

Coquille ovale-oblongue, transverse, inéquilatérale, épaisse, assez renflée, à 
crochets saillants couverts de grosses rides peu nombreuses et surmontées d'un 
angle obtus aboutissant obliquement sur le bord postérieur, en s'atténuant sensi- 



(79) 

blement et rendant cette partie comme lingulée; le côté antérieur, très court, est 
à peine auriculé sur la ligne cardinale, il est arrondi vers sa partie inférieure. 
Le côté postérieur est légèrement dilaté en une aile peu développée. La charnière 
est assez épaisse; les dents sont très fortes et puissantes. Les impressions muscu- 
laires sont également profondes et bien indiquées. 

Tout l'extérieur est d'un brun noirâtre; l'intérieur est légèrement teinté de 
rose au milieu et irisé vers les bords. 

Nous avons cru devoir distinguer comme espèce particulière cette Hyrie, bien 
qu'elle ait d'ailleurs d'assez grands rapports avec la précédente : sa forme beau- 
coup plus transverse, l'épaisseur plus considérable de son test et la forme plus 
bombée de ses valves lui donnent une physionomie très différente; il faut encore 
ajouter que les crochets plus saillants portent des rides plus rares et moins pro- 
noncées et se continuent sous la forme d'une carène obtuse qui, en se rendant sur 
le bord postérieur, le rend comme lingulé. 

Habite le Brésil. 

3. HYRIA SYRMATOPHORA (Sowerby). 

(PLANCHE XV, fig. 2.) 

Mya sijrmatofora, Lmnc. — Gronovius, Zoop^. (rcis., pi. 18, fig. 1. — Lisler, Conch., |il. 160, 
fig. 16. • — H'jria syrmalophora, Sowerby, Gen. af shelh, fig. 1. — Hyria avicuhiris, La- 
marck, var. B. — Hyria avicuhiris, Desb.aycs, Rc'y. an. Cuvier, [il. 92, fig. 9. 

Lorsque l'on cherche à se faire une opinion un peu nette de cette espèce, on 
trouve qu'il existe à son égard une très grande confusion; Linné, qui en est le 
fondateur sous le nom de Mya syrmalophora, cite les figures de Gronovius et de 
Lister, et fixe par là l'idée qu'il en avait; malheureusement Lamarck, en établis- 
sant son Hyria avicularis, donne comme une variété de celle-ci l'espèce lin- 
nécnne : il en est résulté que les auteurs qui vinrent après confondirent le plus 
souvent les deux espèces en adoptant le nom donné par l'illustre auteur français. 
Ceite manière de faire, déjà fautive à cause de la réunion de deux espèces par- 
faitement distinctes, l'était encore au point de vue de la nomenclature, puisque 
le nom imposé par Linné, étant antérieur à celui de Lamarck, aurait dû être natu- 
rellement accepté. ]1 est donc maintenant parfaitement établi que la variété (B) 
de VFfyria avicularis, Laniiirck, correspond à l'espèce qui nous occupe actuelle- 
ment. Nous croyons inutile d'en donner ici une nouvelle description; mais nous 
avons pensé qu'il serait utile d'en donner une figure, afin de bien établir notre 
rectification, cl surtout afin de permettre une comparaison plus exacte entre elle 
et l'espèce nouvelle qui va suivre. 

Celle espèce a été r;!pporlée en très grand nombre par l'expédition de M. de 
Castelnau : celte abondance d'individus nous a permis de remarquer certaines 



( 80 ) 

variétés inléressaiiles, parmi lesquelles les unes dépendent d'un âge encore jeune, 
les autres d'un état adulte ou d'une extrême vieillesse. 
Habite les bords de l'Amazone. 

/4. HYRIA COMPLANATA (Nobis). 

(PLANCHE SV, 6g. 3.) 

H. testa siibquadrilaterali, compressa, sublcnui, pêne inœquilalcrali ; latere antico 
breviori, supcrne rostrato, in/erne roliuidalo ; postico alato, triincalo vel excavalo, basin 
atlenualo; nuibonibiis oblusis ; cardine angusto, arcuato, dentibits brevioribus depres- 
siusciilisque riigosis. 

Long., 85; haut., 70; épaîss., 2>6 milL 

Coquille subquadrilatère, comprimée, peu épaisse, presque équilalérale, ayant 
le côté antérieur un peu plus court, prolongé sur la ligne cardinale en une sorte 
de rostre au-dessous duquel le limbe se continue en une ligne courbe assez 
régulière allant se fondre insensiblement avec le bord ventral; le côté postérieur 
est aminci et dilaté en une aile plus ou moins, longue, remontant quelquefois 
au-dessus de la ligne cardinale et se soudant dans celte partie à la valve opposée; 
l'intervalle compris entre cette aile et l'angle inférieur est sensiblement excavé; 
les crochets sont peu saillants, leur partie postérieure est relevée en un angle 
très obtus qui aboutit obliquement au bord inférieur. La charnière est curviligne 
et généralement étroite, les dents sont peu épaisses et déprimées dans leur 
ensemble, au moins les cardinales. 

Tout l'extérieur est d'un brun noirâtre, l'intérieur est blanchâtre nacré et légère- 
ment irisé de bleuâtre vers les bords. 

Cette espèce a beaucoup de rapports avec la précédente; elle en diffère cepen- 
dant par sa plus grande minceur, par sa forme plus élevée, presque quadrilatère, 
et surtout beaucoup comprimée; le développement plus considérable de son aile 
postérieure et, enfin, la minceur de la charnière et le plus d'élévation de ses 
dents constituent des caractères qui servent encore à la distinguer. Certains 
individus ont leurs valves soudées dans leur portion aliforme et rappellent tout 
à fait, à cet égard, ce que l'on observe chez les Symphynotes. 

Habite la Guyane. 

5. IlYRIA AVICUr.AUÏS (Lamarck). 

Lamarck, An. sans, vert., u" 1, exclus, var. B., Delessert, RcctieiL pi. 12, fig. 9. — Vnio 

candalus, Wagner. — Dipïodon furcatum, Spix, Test. Bras., pi. 27, fig. 1-2. 

Espèce bien distincte des précédentes, ayant sa ligne cardinale beaucoup plus 
prolongée en pointe surtout du côté antérieur; sa forme est également plus 
transverse, et sa coloration extérieure, généralement plus claire, est d'un jaune 
verdâtre. 



( 81 ) 

Autant à cause des confusions dont elle a été l'objet qu'à cause de la nécessité 
de faciliter la comparaison entre elle et celles qui vont suivre, nous aurions 
désiré de la faire figurer dans l'allas de ce Yoyage, mais les limites qui nous sont 
imposées nous obligent de n'en rien faire et de renvoyer le lecteur à l'excellente 
figure donnée par M. Delessert. 

Habite le Brésil. 

6. IIYUIA CASTELNAUDII (Nuljis). 

(PLANCHi; XVI, fjg. 1.) 

//. iesla irinigulari, compressa, vulde inœqiiilaterali, solida , ponderosa: lalere 
ontico brcvissimo, caudato, postico dilataioque obUcjue iruncato; limbo vcntrali sidi- 
rcclo; umbombus dcpressiusculis , poslice siibangiilalis ; cardiiie arciiato aiigusio; 
denlibus compressiusculis aculisque prnfnndc seul pus ; cxleriorï lulescenlc , inlcriori 
margarilaceo. 

Long., l/i3; haut., 1)0; épaiss., ho mil!. 

Coquille épaisse, solide, comprimée, arquée, ayant presque la forme d'un 
triangle isocèle; le côté antérieur, beaucoup plus court et atténué, est prolongé 
en une sorte d'appendice caudal plus ou moins long et pointu; le côté postérieur 
est large et tronqué un peu obliquement, il est aminci à sa partie supérieure et 
dilaté en une sorte d'aile; les crochets sont peu saillants, ils s'étendent postérieu- 
rement en un angle obtus qui aboutit, en s'effaçant peu à peu, sur le bord infé- 
rieur. La charnière est peu arquée et peu épaisse. Les dénis cardinales sont au 
nombre de (rois: une longue et tranchante; les deux autres plus petites, obliques 
et fortement ridées ou découpées; la dent latérale est très longue et denîiculée. 

Tout l'extérieur est marqué de stries d'accroissement en forme de rides assez 
prononcées. L'épidcrme est épais et d'un jaune verdâtre; l'intérieur est blanchâtre, 
irisé de bleuâtre vers les bords. 

Cette belle espèce a encore une certaine analogie avec les deux précédentes 
et surtout a\ccVIIijria elongala, Swainson(du Brésil); elle est cependant beaucoup 
moins allongée que celle dernière^ mais fortement rostrée en avant, et au 
contraire plus large et plus manifestement tronquée en arrière; enfin son test est 
également beaucoup plus épais. Elle se dislingue de Yllyria aviciilaris par sa forme 
plus inéquilatérale, le côté antérieur étant surtout 1res atténué. 

Habite le Brésil. 

7. IIVniA RROWNIA^A (Lt'ii). 

1. ;i, Traits. Ann. Soc. Plul., vol. Vf, pi. 2/i, tlo-. 116. 

Habite la rivièro des Amazones. 

MOLLLSQUIvS. ■ . H 



( 8-2 ) 

Genre MULETTE, Unio, Bruguicre. 

Le genre Unio, comparé à ceux de la famille à laquelle il appartient, nous 
montre tout d'abjrd une importance numérique d'espèces prodigieusement supé- 
rieure en même temps qu'une variété de formes véritablement luxuriante; b;en 
des efforts ont été tentés pour le subdiviser en un nombre plus ou moins consi- 
dérable de groupes secondaires, mais, il faut l'avouer, sans beaucoup de succès. 
Nous n'essayerons pas d'apprécier ici la valeur de ceux qui ont été successive- 
ment proposés, ce travail ayant déjà été fait par de plus habiles que nous, et, en 
particulier, pariai. Deshayes, dont tous les conchyliologistes apprécient l'immense 
savoir; nous raj)pellerons seulement que cet auteur est disposé à n'en admettre 
qu'un petit nombre^ et qu'il va même jusqu'à nier l'utilité du genre Anodonlc. 

Pour nous renfermer dans les limites de ce travail, nous croyons devoir nous 
borner à ces simples observations, et pour la commodité de l'exposition, continuer, 
comme nous l'avons déjà fait pour les Hyries et Castalies, à maintenir ici les genres 
Monocondylea et Anodonta. 

Ainsi que nous avons déjà eu occasion de le dire, le genre Unio a son summum 
de développement dans l'Amérique septentrionale; les autres parties de la terre 
en nourrissent un nombre d'espèces beaucoup plus restreint. 

Nous allons énumérer celles qui sont propres à l'Amérique méridionale, qu'elles 
aient ou non été recueillies par l'Expédition. 

1. UlMO BU1\R0UGII1ANA (Lea). 

Lea, Trans. Ann. Soc. Phil., vol, V, pi. 10, lig. 127. — D'Orbigny, Voy. Amer. 
Habite le Brésil. 

2. UNIO DELOnONTA (Lamarrk). 

Lamarck, Ariim. sans, vert., n° 29. — Delessert, Recueil, pi. 12, lig. 7. — Unio rhomhcus, Wagner, 
in Spix, Tesl. Bras., 1. 28, fig. 1-2. — Unio lacleolus, Lea, loc. cit., vol. V, fig. 19. 

Habite le Brésil, la république de l'Uruguay. 

3. UNIO FONTAINEANA (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voij. Amer., pi. 69, fig. 6-7, 

Habite le rio Parahiva (Brésil). 

h. UNIO PSAMMOICA (d'Oib.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., pi. 71, fig. h-7. 

Habile le Paraguay. 



( 83 ) 
5. UlMO ORBiGNYANA (Nobis). 

(PLANCHE XVII, fig. 1.) 
Unio Orhigntji, Hupé el Deville, Mag. zooL, 1850, pi. 16, fig. 1. 

U. lesta ovalo quadrala, crassa, ponderosa, compressa, antice rotundala, poslice 
Iruncato-obliqua el sulco profundo adpressa, margine inferiori sinualo; intus alha, 
exlus epidermide fiisco hulula; cardine subincrassalo, valde arcuato, dénie anteriori 
triangulari, aciilo, posteriori elongalo. 

Long., 97; larg.,11; épaisseur, 50 mill. 

Coquille irrégulièrement quadrangulaire, assez épaisse, comprimée, équilalé- 
rale, ayant le côté antérieur arrondi et tranchant, le postérieur tronqué oblique- 
ment et creusé par un sillon parlant de l'arrière des crochets et aboutissant, un 
peu au-dessus du bord inférieur, sur le limbe, qu'il échancre assez profondément. 
Les crochets sont assez saillants et arrondis. La charnière est très arquée; elle 
porte une dent cardinale assez forte sur une valve, et deux, sur l'autre; la dent 
latérale est allongée et striée. 

Toute la surface extérieure est revêtue d'un épidémie d'un brun jaunâtre; l'in- 
térieur est d'un blanc nacré avec quelques taches brunes arrondies, tenant pro- 
bablement à un état morbide. 

Celte espèce présente, sous le rapport de sa forme, une certaine analogie avec 
VU?no psammoïca, d'Orb.; elle en diffère cependant par l'absence de rides en 
chevrons sur les crochets, et aussi par la forme de la charnière et la disposition 
des dents. 

Habite le haut Amazone. 

6. UlNIO JASPIDEA (Nobis). 

(PLANCHE XVII, Hg. 2.) 

U. testa solidula, subtrapezoidali, compressa, pêne œquilatera; lalere antico angns- 
liori, rotundato, poslico dilataloque truncalo , biangidato ; cardine bidenlalo ; umbonibns 
rotundatis, postice angulatis; exteriori minutissime scabriusculo, viridescente, maculis 
aut lineis exililer jaspidis, inleriori albo-margaritaceo. 

Long., 20; haut., 15; épaiss., 3 mill. 

Coquille assez épaisse, subtrapézoïde, comprimée, hasliforme, presque équila- 
térale; le côté antérieur un peu plus étroit et arrondi, le postérieur est brusque- 
ment tronqué et par suite bianguleux; le bord ventral est convexe. La charnière, 
très épaisse, est armée de deux dents, dont une plus petite; les crochets sont 
médiaux et médiocrement convexes; leur côté postérieur est pourvu d'un angle 
obtus qui se rend obliquement vers le bord inféro-poslérieur. 



( 8/1 ) 

Toute la surface exlerne est couverte de stries rugueuses ou squameuses très 
fines, donnant au toucher la sensation d'une râpe. La coloration est d'un vert 
tendre, avec de petites taches anguleuses d'une teinte plus foncée qui la rendent 
comme jaspée. 

Cette petite espèce appartient à la division établie dans le genre Unio sous le 
nom à'ÂlasYiiodonte. 

Habite la rivière des Amazones. 

Nous ne savons si les individus qui sont à notre disposition sont parfaitement 
adultes, et nous avons tout lieu d'en douter, ne serait-ce qu'à cause de l'intégrité 
des crochets et aussi des squames dont toute la surface externe est couverte. 
Quoi qu'il en soit, l'espèce est parfaitement distincte et facile à reconnaître, parmi 
ses congénères, par sa forme, sa coloration, et sa surface squameuse. 

Habite le rio San-Miguel (Chiquilos). 

On peut citer encore comme appartenant aux régions visitées par la présente 
Expédition les espèces suivantes : Unio Ilylœa, d'Orb. (Santa-Cruz, Bolivie); Unio 
parallelopipedon, Lea (Chiquitos, liolivie); Unio muUislriala, Lea (Brésil); Unio 
granosa, Erug. (Guyane); Unio psammactina, Bronn (llio-Janeiro); Unio coriacea, 
Dunker (Brésil); Unio Pfei([erii,Dunkev (Brésil); Unio granidifera, Dunker (Brésil); 
Unio Besckeana, Dunker (Brésil). 

Genre MONOCOiNDlLE, Monocondylea, d'Orb. 

Ce ])elit genre a été établi par M. d'Orbigny pour réunir des espèces dont 
l'animal est en tout semblable à celui des Unios, mais dont la coquille présente 
dans la charnière quelques caractères qui les différencient, soit des Slulettes, 
soit des Anodonles, et qui servent en quelque sorte d'intermédiaires entre ces 
deux groupes. 

La charnière des Monocondyles, en effet, ne présente pas de dents latérales, 
et les dents cardinales, non inlrantes, sont formées d'un seul tubercule arrondi 
ou sinueux sur cliaque valve; ces tubercules s'appliquent l'un au-dessus de l'antre. 

Les Monocondyles ont d'ailleurs un aspect général particulier, qui les fait 
facilement reconnaître à première vue. Leurs espèces, encore peu nombreuses, sont 
propres à l'Amérique méridionale, et habitent les rivières ou les fleuves du 
Paraguay et de la Bolivie. 

1. MONOCONDYLEA GUAIUYANA (d Orb.). 
D"Orbigny, Voij. Amer, mérid., pi. 6S, fig. 4-7. 
Nous rapportons à cette espèce quelques valves séparées appartenant à des 
individus encore très jeunes, faisant partie des collections de M. de Casteinau. 
Habite la province de Chiquitos, dans le rio de San-Miguel. 



( 85 ) 

Genre ANODONTE, Ànodonla, Briig. 

Le genre Anodonle a élé établi par lîrugiiièrc pour des coquilles qui jusque- 
là avaient élé confondues avec les Moules. 

L'animal est en tout semblable à celui des Mulelles, mais la coquille en diiïère 
par le manque de dents à la charnière. Ce caractère, facile à saisir dans la plupart 
des espèces, n'est pas exprimé dans toutes au même degré, et l'on trouve, à la 
limite des deux genres, des espèces pour lesquelles on éprouve un véritable 
embarras, afin de les rapporter avec certitude à l'un ou à l'autre: c'est en raison 
de cette difiiculté que certains auteurs ont proposé de les réunir en un seul; cette 
manière de voir ne parait pas avoir été généralement adoptée, et le genre qui 
nous occupe continue à figurer dans toutes les méthodes. 

Les Anodontes sont assez nombreuses en espèces. Elles sont répandues dans 
les ditTérenles parties de la terre et sous toutes les latitudes. L'Amérique méri- 
dionale en nourrit un certain nombre,- elles se font remarquer, en général, par 
leur grande taille et aussi par l'épaisseur plus considérable de leur test. 

Quelques auteurs, et M. Lea en particulier, qui a fait des travaux considérables 
sur la famille des Naïades, ont laissé dans le genre Anodonle certaines espèces 
qui présentent un caractère tout particulier: nous voulons parler de la présence 
d'un sinus palléal rentrant dans l'intérieur de la coquille. Le savant illustre que 
nous venons de citer en fait cependant un sous-genre sous le nom de Columha. 
M.d'Orbigny, qui a éludié ces espèces, les classe dans le genre Iridine; or, comme 
les Iridines ne présentent pas ce caractère, il est évident que les coquilles dont il 
est ici question doivent former une coupe générique distincte : cette opinion a élé 
celle de M. Gray, qui dès 1842 l'établissait sous le nom de Leila, en indiquant 
comme type XAnodonta esida, dont nous parlerons plus loin. 

1. ANODONTA TRAPEZIALIS (Lamarrk). 

Lamarck, Anim. sans, vert., n" J, Encijcl. mélh., pi. 205. — Anodonla giganlea, Spix, 

Test. Bras. pi. 19, fig. 1-2. 

Grande et belle espèce bien distincte, remarquable par sa forme oblique Irans- 
versc, atténuée en avant, ainsi que par l'épaisseur et la solidité de son test. 
L'Expédition de M, de Castelnau en a rapporté une magnifique série d'individus 
qui nous a été d'un grand secours pour bien rétablir et préciser d'une manière 
définitive l'espèce qui va suivre. 

Habile le Brésil, le Paraguay, Buenos-Ayres, 



( 86 ) 

2. ANODONTA EXOTICA (Lamarck). 

Lamarck, Anim. sans vert., n'ia.— Delessert, Recueil, pi. 13, fig. i.—Anodon anserinum, Spix, 
Test. Bras., pi. 21, fig. 1-2. — Anodon trapezialis, Lea (pro parte). — Id., d'Oibigny, 
Voij. Amer. 

Celte espèce a été confondue avec la précédente par presque tous les auteurs 
modernes; on la trouve mentionnée dans la synonymie de VÀnodonta trapeziaiis, 
soit dans l'ouvrage de M. Lea, soit dans le Voyage de M. d'Orbigny. Ces deux 
espèces sont cependant très distinctes; et lorsque l'on a sous les yeux, d'une part, 
l'excellente fi^^ure donnée par M. Delessert dans son Recueil des coquilles de la 
collection Lamarck, et d'autre part une série complète d'individus de différents 
âges dans les deux espèces, on demeure convaincu de la nécessité de les séparer. 

Les caractères qui distinguent VAnodonta exotica de YAnod. trapeziaiis, sont : 
d'abord la forme générale, laquelle est plus équilatérale, plus renflée dans la pre- 
mière, tandis qu'elle est atténuée antérieurement et comprimée dans la seconde; le 
test plus mince et plus léger dans l'une que dans l'autre; enfin, la coloration elle- 
même est toujours un peu différente. 

Habite le Brésil, le Paraguay, etc. 

3. ANODONTA MEMRRANACEA (dOrb.). 

Mytilus membranaccus, Maton, Trans. zool. of Soc. Lond., t. LXX, p. 325, ii" h. — D'Oibigny, 
Voy. Amer, niérid., pi. 79, fig. 11. — Anodonla trapezoides et Anodonta rotunda, Spix, Test. 
Bras., pi. 20, fig. 1, 2-i. — Anodonlci lato-marginata, Lea, Trans. Ann. Soc. Phil., vol. V, 
p. 12, fig. 3/1. 

Habite le Paraguay. 

A. ANODONTA SmiONOS (d'Oib.). 

D'Orbigny, Voy. Atnér., pi. 80, fig. 1-4. — Anodon Ferrarissi, d'Orbigny, Joe. cit., pi. 7Zi, 

fig. 4-6. 

Habile la province de Chiquitos, le Farana. ' 

5. ANODONTA TRIGONA (Spix). 

Spix, Test. Bras., pi. 22, fig. 2. — Anodonta Chiquitana, d'Orbigny, 1835, 5yn. Mag. zoo!., n" i "2. 

Habite les provinces de Chiquitos et Moxos. 

6. ANODONTA OBTUSA (Spix). 
Spix, Test. Bras., pi. 22, fig. 3-4. 
Habile le Brésil. 



( 87 ) 
7. AINODONTA OBTUSULA (Nobis). 

(PLANCHE XIV, ng. 3.) 

A. lesta transversa, siibelliptica , liimida, inœqiiilaterali , antice subroslrala el 
rotnndala, poslice oblique truncata, umbonibus elevalis inflalis, viridescenle, radiis 
obscuris latioribus ornata, interne cœrulescente margaritacea. 

Long., 58; haut., 32; épaiss., 25 mill. 

Coquille transverse, presque elliptique, renflée, inéquilalérale, ayant son côté 
antérieur plus court, plus étroit, arrondi et subrostré ; le côté postérieur est coupé 
obliquement sur son bord: celui-ci forme un angle obtus à son point de réunion 
avec le bord cardinal; le bord inférieur ou ventral est convexe. Les crochets sont 
très saillants et arrondis. 

Tout l'extérieur estverdâtre foncé, avec quelques rayons noirâtres peu marqués. 

L'intérieur est nacré de blanc bleuâtre. 

Cette petite espèce, dont le lest est relativement assez épais et dont la forme 
elliptique est un peu rostrée en avant et obtuse en arrière, est certainement très 
voisine de l'^l. obtusa, Spix, au moins d'après ce que l'on peut en juger par la 
figure donnée par cet auteur; elle s'en distingue néanmoins par sa forme plus 
Iransverse, et son côté antérieur rostre. 

Habile Santa-Anna de Chiquitos (Bolivie). 

8. ANODONTA LITÏURATA (Nobis). 

(PLANXIIE XVn, Dg, 4.) 

Anodon lillurala, Spix, Test. Bras., pi. 21, fig. li. — Anodonta oblusa, Lea (non Spix). 

Celte espèce a été confondue à tort par M. Lea avec VAnodonla obtusa, Spix; 
les petites taches anguleuses que l'on observe à la surface extérieure la rendent 
très distincte, en même temps que sa forme est moins renflée et son test plus 
mince. 

Habite le Brésil. 

9. ANODONTA MOllTGNIANA (Lea). 

Lea, Trans. Ann. S. N. Phil, vol. V, pi. 13, fig. 37. 
Habite la rivière du Parana. 

10. ANODONTA WEDDELLH (Nobis). 

(PLANCHE XVIL ng. 5 ) 

A. lesta soliduia, transversa, subeliiptica, antice angiistiori, rotiindata, poslice oblique 
truncata, superne angulala; area cardinali subrecla; extus epidermide fusco nigres- 
cenle induta, intus margaritaceo-alba, marginibus viridescenlibus. 

Long., 6G; haut., hh; épaiss., 2-2 mill. 

Coquille assez épaisse, solide, transverse, un peu elliptique, très inéquilalérale : 



( 88 ) 

sensiblemcnl plus étroite du côté antérieur, lequel est d'ailleurs régulière- 
ment arrondi sur son bord; le côté postérieur, un peu plus large, est tronqué 
obliquement et anguleux à sa partie supérieure, par suite de la reclilude et du 
prolongement de l'area cardinale. 

Toute la surface extérieure est marquée de stries d'accroissement assez fortes; 
elle est revêtue d'un épidémie épais, d'un brun noirâtre. L'intérieur est nacré de 
blanchâtre au milieu, devenant irisé ou verdàlre vers les bords. 

Cette espèce est extrêmement voisine de VAnodonla Mortoniana. Dans un pre- 
mier travail nous l'avions même rapportée à celte dernière espèce; cependant un 
examen plus minutieux nous a fait apercevoir des diderences appréciables: pre- 
mièrement, dans la forme générale plus renflée; deuxièmement, parle côté anté- 
rieur plus étroit et arrondi; troisièmement, enfin, par ses impressions musculaires 
plus profondes et plus étendues. Si l'on ajoute à ces caractères une différence 
assez notable dans la provenance, puisque l'espèce indiquée par l'auteur amé- 
ricain vient du rio Parana, tandis que noire espèce a été recueillie par 
M. Weddcll à Sanla-Anna de Chiquilos (Brésil), on aura un motif de plus pour 
les distinguer. 

11. ANODONTA CASTELNAUDII (Nobis). 

(PLANCHE XVUI, Cg. 4.) 

A. testa obloiigo-elongata, soliduta, transversim concenirice slriata, inœqiàlalera, 
anlice rotundula, poslice oblique truncala, basï roslrala; area cardinali subrecla, ximbo- 
nibus prominentibus, rotundalis; car dîne subcalloso; mlerion carncosoqiie viridi, mar- 
garitaceo, exlerioi'i fusco. 

Long., 65; épaiss., 23 niili. 

Coquille oblongue. un peu allongée, assez épaisse, très inéquilatérale; le coté 
antérieur est court et arrondi; le postérieur est obliquement tronqué et prolongé 
à la base en un rostre arrondi. La ligne cardinale est presque linéaire, elle forme 
à chaque extrémité une sorte de petit angle, à son point de réunion aux bords 
antérieur et postérieur. Les crochets sont assez saillants et arrondis, leur partie 
postérieure est faiblement anguleuse; la charnière est légèrement calleuse. Toute 
la surface extérieure est couverte de stries concentriques bien apparentes, elle est 
d'un brun noirâtre; l'intérieur est d'un rose carnéolé au milieu; les bords sont 
irisés de verdàlre. 

Habile le fleuve des Amazones. 

12. ANODONTA SOLIDULA (Nabi.). 

(PLANCHE XVllI, fig, 2.) 

Hupé el Devillo, I\Jug. zoo]., 1S50, p!. IG, fig. 2. 
A. lesta obloiigo elongata, subcylindrica , solida, valdc inœquilalcra, anticc abbre- 



( 89 ) 
vialaqite rolundala, postice obliqua ; margine ventrali parallelo clorsali; iDubonibits ob- 
lusis expansis ; cpidermide fusco-castaneo indiita; interiori viridescente magaritaceo. 
Long , 75; liant.., 36; épaiss., 25. 

Coquille oblongue transverse, peu renflée, épaisse, solide, 1res inéquilalérale; 
le côté antérieur est très court et arrondi; le postérieur, régulièrement arqué sur 
la ligne cardinale, est atténué vers son extrémité, laquelle est également arrondie; 
les crochets sont très peu saillants; le bord ventral est presque rectiligne. La 
charnière est arquée, à peine calleuse. 

Toute la surface extérieure est marquée de lignes transverses d'accroissement, 
en forme de rides assez saillantes; elle est d'un brun marron foncé. L'intérieur 
est rougeâtre avec des reflets irisés verdâlres sur les bords. 

Cette jolie espèce, comme presque toutes celles du môme genre appartenant 
aux régions équaloriales du Brésil, a le test assez épais et solide; elle est facile 
à distinguer par sa forme cjlindracée, ses crochets peu saillants, par sa ligne 
cardinale arquée, et enfin par sa coloration rougeâtre à l'intérieur, avec des 
zones irisées verdâlres. 

Elle est très voisine de VAnodonfa elongala, Swainson (du Brésil). 

Habile le haut Amazone. 

13. AiXODOlNTA SCHRŒTERIANA (Ley). 

(PLANCHE XIV, Cg. i.) 
Lea, Trans. Ann. N. S. Phil , 2" série, pi. 29, fig. 55. 

Habile le haut Amazone. 

llx. ANODONTA LINGULATA (Nobis). 

(PLANCHE XVHI, fig. 1.) 

A. testa elliptico-oblonga, solida, valde inœqnilalera, lalere anlico breviori, obiuaoque 
rotundato, postice longiori lingulato et compressa; area cardinali breviori, snbarcuata ; 
umbonibus minoribus, convexis ; externe epidermide fusco-nigrescente iiuiuta, inlerne 
albo-viridescente margaritacea. 

Long., 100; haut., 92; épaiss., kO mill. 

Coquille elliptique, très épaisse, solide et fortement inéquilalérale; le colé 
antérieur est très court, obtus et arrondi; la partie moyenne est sensiblement 
dilatée, elle s'atténue peu à peu vers le côté postérieur, lequel est arrondi ou 
plutôt lingulé; la ligne cardinale est très peu étendue, elle se termine postérieu- 
rement en un angle peu prononcé, si ce n'est chez les jeunes individus. Les cro- 
chets sont peu saillants et arrondis; de leur partie postérieure il part une sorte 
de petite carène à peine indiquée, qui aboutit sur le limbe de ce côté. L'extérieur 
est d'un brun noirâtre; l'intérieur est blanchâtre irisé vers les bords. 

MounsQiiEs. 12 



( 90 ) 

Espèce remarquable par sa forme elliptique, obtuse et arrondie en avant, 
comprimée et lingulée en arrière; son test est extrêmement épais et solide. 
L'area cardinale est très peu étendue, et les crochets sont peu saillants et obtus. 

Habite Corumba (Paraguay). 

Quelques autres espèces de ce genre peuvent être citées ici. Ce sont : Anodonla 
Whealleyi, Lea (Para); A.Tranlwiniana, Lea (Carthagène); yl.fo?7?7/s, Lea (Brésil); 
A. crispala, Lamk. (Cajenne); A. ensiformis, Spix (Brésil). 

Genre LEILE, Leila, Gray. 

Ce genre a été établi par M. Gray pour des espèces qui jusque-là étaient con- 
fondues avec les Anodontes par certains auteurs, et avec les Iridines par d'autres. 

Nous avons déjà dit que ces espèces offrent un caractère très important, dans 
la présence d'un sinus palléal rentrant sur leur coquille. 

On peut ajouter à ce caractère, déjà d'une grande valeur, un bâillement bien 
manifeste des valves à leur partie antérieure, dans le tiers au moins de l'étendue 
du bord ventral. 

Les espèces de ce genre sont encore peu nombreuses; elles proviennent toutes 
de l'Amérique méridionale, et habitent précisément les régions explorées par 
cette Expédition; de telle sorte qu'en énumérant les espèces déjà décrites et y 
joignant celles qui sont dues aux recherches de nos voyageurs, nous aurons ainsi 
la monographie complète de ce genre intéressant. 

1. LEII.7V PULVINATA (Nobis). 

(PLANXHE XX, fig. 1.) 

L. testa tenui, venlricosa, inflata, subœquilatera; latere antico liianle, oblique rotun- 
clalo , postice emarginaloquc subroslrato ; area cardinali subrecta, antice producta ; 
limbo ventrali convexiori; umbonibus clevatis convexioribusque recurvatis : impressione 
palleali tate siniiato. 

Long., lia; haut., IIG; épaiss., 65 mill. 

Coquille mince, légère, très ventrue, renflée, presque équilatérale, ayant le côté 
antérieur un peu plus court, bâillant et obliquement arrondi, et se continuant 
insensiblement avec la ligne ventrale, laquelle est très convexe; le côté postérieur 
est échancré et tronqué à sa partie supérieure et légèrement rostre à la base. 
La ligne cardinale est presque rectiligne, surtout en avant, oij elle se prolonge un 
peu et fait saillie sur le bord antérieur; les crochets sont très bombés et incur- 
vés; de leur partie postérieure naît un angle obtus qui aboutit au rostre du bord 
postérieur. Les impressions musculaires sont grandes; l'antérieure est multiple. 
L'impression palléale, ondulée dans sa portion antérieure et médiane, s'infléchit 



( 91 ) 
postérieurement en un large sinus rentrant. La coloration extérieure est d'un 
jaune verdàtre; l'intérieur est blanchâtre et légèrement irisé. 

Bien que répandue dans les collections depuis longtemps déjà, où elle est géné- 
ralement confondue avec la suivante, cette espèce n'a encore, que nous sachions, 
été nommée nulle part: elle est très remarquable par sa forme extrêmement bom- 
bée, surtout vers les crochets, ceux-ci étant d'ailleurs presque médians; elle est 
baillante dans sa partie antérieure. 

Habite Rio-Janeiro. 

2. LEILA TISAPEZIALIS (Nobis). 
Iridina liapeziulis, d'OrLigny, Syn. May. zool., ']83d, n" 1 (non Anodonla trapezialis, Laiiiarck). 
Habite le Paraguay. 

3. LEILA GEORGINA (Nobis). 
Anodonla georyina, Gray, Griffith, Ann. Kingd., pi. 19. 

Habile le Paraguay. 

II. LEILA ESULA (Gray). 

Anodonla esula, Jan. — Iridina csula^ d'Orbigny, Voy. Amer. 

Habite la Bolivie. 

5. LEILA BLAINVILLIANA (Nobis). 

Anodonla {Columha) Blainvilliana, Lea, Trans. Ann. N. S. Phil., vol. V, pi. 12, fig. 35. — 

Iridina esula, d'Orbigny, loc. cit. 

Cette espèce, établie par M. Lea, comme appartenant au genre Anodonle, dans 
sa division des Columha, a été considérée par M. d'Orbigny comme une variété 
de la précédente. Dans son magnifique travail sur la famille des Naïades, M. Lea 
a insisté de nouveau sur la distinction de ces deux espèces, en indiquant comme 
caractères différentiels la forme plus arrondie du sinus palléal chez YEsula, on 
même temps que la teinte rouge de sa nacre intérieure, tandis qu'elle est tou- 
jours bleuâtre dans le Blainvilliana. Les quelques exemplaires que nous avons 
examinés confirment en effet celle observation. 

Habile la Bolivie. 

6. LEILA CASTELNAllDII (Nobis). 

(PLANCHE XIX, Cg. I.) 

L. lesla Irapezoidali, subcompressa, crassissima, inœqidlalera, anlice acula, poslice 
dilalalaqite oblique Iruncala; cardine subjkxuoso, antcrius recto; umbonibus rolun- 



( 92 ) 

datis.postice subangulalis; impressione palleali simiale trinugulari; extus fiisco-nigres- 
cenle; inliis cœnileaque viridi margaritacea. 
Long., IGO; haut., 105; épaiss., 65 mill. 

Coquille de forme trapézoïdale, comprimée dans son ensemble, très épaisse, 
inéquilatérale, atténuée et aiguë en avant, dilatée et obliquement tronquée en 
arrière; ligne cardinale un peu flexueuse au milieu, recliligne et subroslrde 
à sa partie antérieure; bord ventral baillant dans son tiers antérieur, et convexe 
dans toute son étendue. Crochets arrondis, peu saillants et obscurément angu- 
leux à leur partie postérieure. — Tout l'extérieur est marqué de lignes concen- 
triques d'accroissement assez fortes: il est coloré en un brun noirâtre très foncé. 
L'intérieur est vivement irisé d'un blanc bleuâtre. 

Cette belle espèce a une certaine analogie avec les deux précédentes; mais la 
position plus médiane de ses crochets, sa forme généralement plus élargie et 
plus comprimée dans son ensemble, l'en distinguent parfaitement. 

Habite Bourbon ou Olympo (Paraguay). 

Genre MYCÉTOPODE, Mijceiopus, d'Orb. 

Le genre Mijcélopode a été établi par M. d'Orbigny ( Voij. Amer, mérid. ) 
pour des Mollusques acéphales très voisins des Anodontes, mais s'en distinguant 
surtout par leur pied extrêmement allongé, terminé à son extrémité par une sorte 
de bouton, et tout à fait analogue à celui des Solens. La coquille elle-même, à 
cause de sa forme allongée et de sa minceur extrême, semble conlirmer cette 
analogie et a tout à fait l'apparence d'un Solen. 

Nous ne reviendrons pas sur les motifs qui nous ont déterminé à conserver 
ce genre dans la famille des Naïades, malgré son ambiguïté et son organisation 
en quelque sorte problématique. Sa place dans la méthode ne paraît pas être 
fixée d'une manière définitive, et il nous parait un de ceux qui devront concourir 
à modifier quelques-uns des principes généralement admis jusqu'à ce jour, el 
qui servent de guide pour la distribution et la classification des Acéphales. 

Les Mycétopodes sont propres à l'Amérique méridionale. 

M. d'Orbigny, en fondant ce genre dans la relation de son voyage, a fait con- 
naître trois espèces. Nous pensons que celle désignée par Wagner (in Spix, Test. 
Brasil.) sous le nom (\'Ânodo7ile pygmœa, et que les auteurs modernes rapportent 
au Mycelopus siliquosus, d'Orb., doit former une espèce distincte; enfin nous en 
ajouterons une autre entièrement nouvelle, rapportée par la présente Expédition. 

1. MYCETOPUS S01.EN1F0I1MIS (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voy. Amer., pi. 66, (ig. 1. 
Habile la Bolivie. 



( 93 ) 

2. MYCETOPUS SILIQUOSUS (d'Orb.). 

D'Orbigny, Voy. Amer., pi. 67. — Anodon siliquosum, Spix, Tesl. Bras., pi. 23, fig. 2. 

Anodon longinum., Spix, loc. cit., pi. 22, fig. 1. 

Habile les affluents de l'Amazone (Chiquitos). 

3. MYCETOPUS VENTRICOSUS (d'Orb.). 
D'Orbigny, Voij. Ainér., pL 72, fig. 2-3. 
Habite Chiquitos (Bolivie). 

h. MYCETOPUS PYGM^US(Nobis). 

t PLANCHE XIX, fig. 2.) 
Anodon pijgmœum, Spix, Test. Bras., pi, 23, fig. 3-/i. 

Habite le Brésil. 

5. MYCETOPUS AVEDDELLII (Nobis). 

(PLANCHE XX, fig. 2.) 

M. testa elongatisshna , lenui , fragili, subcijlindrica , inœquilatera, latere anlico 
hreviori, rolundato, poslice oblique rotundato, subattenuato ; umbonibus minimis exo- 
lete subangulalis ; marginibus siiperioribusque inferioribus parallelis; extus epidermide 
fiisco induta, intus violacescenle margaritacea. 

Long.,G5; liant., 18; épaiss., d mitl. 

Coquille très mince, et fragile, allongée, presque cylindrique, très inéquila- 
lérale ; le côté antérieur est très court et arrondi; le postérieur est également 
arrondi, mais coupé obliquement à sa partie supérieure; les bords dorsal et ven- 
tral sont presque parallèles; les crochets sont peu saillants et faiblement relevés 
à leur partie postérieure. 

Toute la coquille est revêtue extérieurement d'un épiderme jaunâtre assez 
clair; l'intérieur est irisé d'un blanc légèrement violacé. 

Cette jolie petite espèce est surtout remarquable par sa forme très allongée, 
ainsi que par le parallélisme complet de ses bords supérieur et inférieur. 

Ce dernier caractère peut servir principalement à la distinguer des précédentes, 
qui, en général, sont plus ou moins élargies dans leur partie postérieure. 

Habile Santa-Anna de Chiquitos (Brésil), oijclle a été recueillie par M. Weddell, 
qui a bien voulu nous la communiquer et auquel nous nous faisons un plaisir de 
la dédier. 

Un certain nombre d'autres espèces d'Acéphales ont été signalées par les 
auteurs comme provenant des contrées explorées par celte Expédition, et 
quelques-unes ont été recueillies par elle; les reproduire ici donnerait à notre 
travail une extension que les limites qui nous sont itnposées ne nous perraellenl 
pas d'exécuter. 



TABLE DES MOLLUSQUES 



DÉCRITS DANS CET OUVRAGE. 



Classe I". — CEPHALOPODES. 

G. Loligo 2 

Classe II'. — GASTÉROPODES. 
Pulmonés Icrrestres. 

G. Vagiiuihis /j 

G. Vilrina i 

G. Succinea 5 

G. Hélix conslrictor, Hup 

— boa, Hup 6 

— anguiciila, Hup 7 

— brasiliana, Desli . 8 

— serpens, Spix 8 

— amazonica, PfeilT. 9 

— lieliaca, d'Orb 10 

— monile, Brod 11 

— Castelnaudi, Hup 11 

— claromphalos, Hup 15 

clausomplialos, Hup 16 

— diluta , Pfeiff. IS 

— furcillata , Hup 18 

Anosloma Verreauxianum, Hup 22 

Bulimus niaximus, Sow 2.'i 

— kremnoicus, d'Orb 25 

— canlagallanus, Itang 25 

— oblongus, AIull 26 

— capillaceus, Pfeilî 26 

— lacunosus, d'Oib 27 

— Castelnaudi, Hup 27 

— contortuplicalus, Reeve 28 

— Largilliertii, Phil 30 

— bil'asciatus, Phil. ........ 30 

— alutaceus , Reeve 30 

— porphyrius, PfellT. 31 

— Yatesi, Shulll 31 

— Adanisoni, Pieeve 32 

— regina, d'Oib 33 

— legalis, Hiip 3/, 

— Loroisianiis, Hup . 35 

-- incisus, Hup 36 



!\ 3 
5 1 

h 2 



5 2 

8 1 

8 2 
7,1 + 2 

10 3 

10 1 

9 1 



Cnlinnis Boussingaulli, Hup 37 

. — thamnoicus, d'Orb 38 

alauda, Hup 39 

— revinclus, Hup 39 

— lynciculus, Hup /lO 

— exaratus, Pfeiff. /il 

— piperatus, Sow /il 

— expansus, PfeilT 62 

— ihodolarynx, lîeeve h'-l 

— Weddellii , Hup /i5 

— Jussieui, Val /18 

— Haniiltoni, liceve /i9 

— Beyerleanus, Hup 50 

— simpiex, Hup 53 

— coarclatus, PfeilT. 56 

— egregius, Jay 58 

G. Pupa GO 

G. Toi-natellina 61 

G. Clausilia 61 

Pulmonés fluviatiles. 

G. Lyninea 62 

G. Physa 62 

G. Planorbis (i2 

G. Ancylus 62 

Pulmonés operculés. 

G. Cyclosloraa 62 

G. Helicina 62 

Pectinibranciies. 

G. Ampullaiia 63 

— canaliculala, Lamk 6/1 

— guyanensis, Laml; 65 

— Castelnaudi, Hup 65 

— inteiniedia, Fer 60 

— Swainsonii, Hup G6 

— pliysis , Hup 67 

— pi-unelia, Hup 67 

— aimeniacuni , Hup 69 

— Aulanieri, Hup 69 

— sinnamaiina , Desli 70 

G. Melania 71 

G. Aplysia '. . 72 



7 


3 


7 


2 


5 


3 


8 


3 


5 


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6 


3 


6 


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5 


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6 


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10 


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6 


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et 9 


3 



13 



11 


1 


11 


3 


12 


2 


12 


/l 


13 


5 


13 





13 


U 



95 



Classe III'. — ACEPHALES. 

.^AÎADE.S 72 

G. Caslalia retiisa, Hup 75 

— multisulcala, Hup 75 

— luigida, Hup 75 

— aciilicosUi, Hup 77 

0. Hjria transveisa, Unp 7S 

— syrmalopliora, Pow 79 

— coraplanata, Hup 80 

— avicularis, Lamk. .' 80 

— Casteliiaudi, Hup 81 

G. Unio Oibignyana, Hup 83 

— jaspitlea , Hup 83 



la 


2 


li 


/l 


iii 


1 


l'j 


3 


15 


1 


15 


2 


15 


3 


10 


1 


17 


1 


17 


2 



G. Monocoiidylea guarayana, d'Oib. ... 8û 

G. Anodonta irapezialis, Lamk 85 

— exoiica, Lamk 86 

— obtusula, IJup 87 

— litliirala, Uup 87 

Weddellii, Hup 87 

— Castelnaudi, Hup 88 

— solidula, Hup 88 

— lingulala , Hup 99 

G. Leila pulvinala, Hup 90 

— Blainvilliana, Hup 91 

— Castelnaudi, Hup 91 

G. Mycetopus Weddellii, Hup 93 



17 


3 


17 


i 


17 


5 


18 


h 


18 


o 


18 


1 


20 


1 


19 


1 


on 






ERRATA. 



Page 31, n" 35. Bulimus lalesi, lisez Yalesi. 

Page 32, n° 38. Bulimus Âdamsoni, Pfeiff., au lieu de pi. I, fig. 2, lisez pi. VHI, lig. 2. 

l'âge 33, n" 37. Bulimus regina, d'Orb., au lieu de pi. X, fig. 3, lisez pi. X, fig. 2. 

Page 35, n" 39. Bulimus Loroisianus, Hupé, au lieu de pi. H, fig. h, lisez pi. X, fig. 1. 

Page /|8, n° 98. Bulimus Jussieui, Val., au lieu de pi. XVII, fig. U, lisez pi. VII, fig. li. 

Page Zi9, n° 103. Bulimus Hamiltoni, Ueeve, au lieu de pi. XIX, fig. 5, lisez pi. IX, fig. 5. 

Page 58, n° 225. Bulimus bilabiatus, Brod., au lieu de pi. VI, fig. 2, lisez pi. VI, Cg. 1. 



TABLE DES PLANCHES 



CONTENUES DANS CET OUVRAGE. 



PI. 1. 



PI. II. 



li. III. 



PI. IV. 



PI. Vî. 



PI. Vl(. 



PI. VIII. 



PI. IX. 



1. 


[lcli\ nmazonica, Pfeill". 


PI. 


X. 


i. 


'2, 


Hélix sei-pons, Spix. 






2. 


3. 


Ilelix anguiciila, llupi!. 






3. 


à. 


Hélix boa, Hupé. 






II. 


1. 


Hélix heliaca, d'Orb. 


PI. 


XI. 


1. 


2. 


Hélix brasiliana, Desh. 






2. 


3. 


Hélix monile , Biod. 






3. 


h. 


Hélix Caslelnaiidi, Hnpcî. 


PI. 


XII. 


1 


i. 


Hclix fmcillata, Hupé. 









2. 


Hélix rlaromphalos, Hupé. 






3. 


3. 


Hélix claiisomplialos, Hnpé. 






h. 


à. 


Hélix diUila, Pfeill. 






5. 


Anostoma Veireauxiaiuim, Hupé. 


PI. 


XIII. 


1. 


i. 


Bulimus niaxiinus, Sow. 






*> 





Pmlimus Caslelnaudi, Hupé. 






3. 


3. 


Bulimus capillaceus, l'fi'ilT. 






à. 


1. 


Buliinus lacunosus, d'Orb. 






5. 


2_ 


Bulimus porphyrius, Pfeill. 






6. 


3. 


Bulimus lynciculus, Hupé. 


PI. 


XIV. 


i. 


h. 


Bulimus pipcralus, Sow. 






•2. 


1. 


Bulimus bilabiatus, Brod. 






3. 


o_ 


Bulimus egregius, Jay, 






h. 


3. 


Bulimus expansus, Pfeiff. 


PI. 


XV. 


\. 


II. 


Bulimus ibodolarynx, Kecve. 






2. 


5. 


Bulimus zoographicus, d'Orb, 






3. 


0. 


Bulimus Beyeileanu'i, Hupé. 


PI. 


XVI. 


1. 


1. 


Bulimus regina (junior), d'Orb. 






2. 


2, 


Bulimus revinclus, Hupé. 


PI. 


XVII. 


i. 


3. 


Bulimus alauda, Hupé. 






2. 


II. 


Bulimus Jussieui, Val. 






3. 


5. 


Bulimus Wedilellii, Hupé. 






!x. 


1. 


Bulimus Yalesi, Shuttl. 






5. 


2. 
3. 


Bulimus Adamsoni, Recve. 
Bulimus cxaratus, Pfeill. 


PI. 


XVIII. 


1. 
2_ 


II. 


Bulimus culmineus, d'Orb. 






3. 


l. 


Bulimus incisus, Hupé. 






h. 
i. 
2. 


2. 
3. 


Bulimus Boussingaulti, Hupé. 
Bulimus egregius, Jay. 


PI. 


XIX. 


U. 


Bulimus auris-muris, Moric. 






5. 


Bulimus Hamilloni, Ileeve. 


PI. 


XX. 


1. 


6. 


Bulimus simplex, Hupé. 






0. 



Bulimus Loroisianus, Hupé. 
, Bulimus regina, d'Orb. 
. Bulimus reg.ilis, Hupé. 
. Bulimus coarctatus, Pfeiff. 
, Ampullaria Caslelnaudi, Hupé. 

Ampullaria lineata, Spix. 
, Ampullaria inlermedia, Fér. 
. Ampullaria guyanensis, Lamk. 

Ampullaria physis, Hupé. 

Ampullaria decussala, Moric. 

Ampullaria piunella, Hupé. 

Ampullaria canaliculala , I.amk., var. 

Ampullaria Aulanieri, Hupé. 

Ampullaria scalaris, d'Orb. 

Ampullaria sinnamarina, Uesh. 

Ampullaria armeniacum, Hupé. 

Melania crenocarina, Moric. 

Castalia lurgida, Hupé. 
Caslalia retusa, Hupé. 
Castalia aciUicosta, Hupé. 
Castalia mullisulcala, Hupé. 
Ilyria Iransversa, Hupé. 
Ilyria syrmatophora, Sow. 
Hyria complanata, Hupé. 
Ilyria Caslelnaudi, Hupé. 
Hyria corrugata (junior), Lamk. 

Unio orbignyanus, Hupé. 
Unio jaspideus, Hupé. 
Anodonta obtusula, Hupé. 
Anodonla litturala, Spix. 
Anodonta Weddellii, Hupé. 

Anodonta lingulata, Hupé. 
Anondonta solidula, Hupé. 
Anodonta Schroeteriana, Lea. 
Anodonta Caslelnaudi, Hupé. 
Leila Caslelnaudi, Hupé. 
Mycetopus pygniœus, Hupé. 
Leila pulvinata, Hupé. 
Mycetopus Weddellii, Hupé. 



ZOOPHYTES. 



ÉCHIFVODERMES. 

Genre OURSIN, Echinus, Lin. 

1. ECHIINUS lJLAIAVILLlI(Desmou!.). 

Echmus excavalvs, Blainville. — Ici. variegalus, var. (2), Lamk. 

Habite le Brésil. 

2. ECHINUS ACICULATUS (Nobis). 

(PLANCHE I, fig. 2.) 

Petite espèce ayant un peu l'aspect soit de XEchinus lividus, soit de VEchinus 
miliaris des mers d'Europe, mais s'en distinguant par sa forme déprimée et 
surtout par ses épines longues et grêles. 

Habite le Brésil. 

Genre ECHINOCIDARIS, Desmoul. 

1. ECHINOCIDARIS PUSTULOStlS (Agassiz). 

Echinus pusiulosiis, Lanik, Anim. sans vert., p. l\9, n'ili. — Cidarifes pustulosa, Leske, 

Klein, lab. 11, Qg. 1). 

Habite le Brésil. 

2. ECHINOCIDARIS .^QUITUBERCULAÏUS (Desmoul.) 
Habite la Méditerranée ; M. de Castelnau l'a trouvé à Madère. 

3. ECHINOCIDARIS GRANDINOSUS (Val.). 

Valencienries., Voy. de la Venus, jil. Il, fig. 1. 
Habite le Pérou. 

Genre HELIOCIDARIS, Forbes. 
HELIOCIDARIS CASTELNAUDI (Nobisi. 

(PLANCHE I, fig. 1.) 

Corps hémisphérique, déprimé, légèrement pentagonal par suite de la saillie 
formée par les ambulacres; ceux-ci sont étroits, reclilignes et pourvus de rangées 
de pores disposés par séries longitudinales arquées obliquement, formant des arcs 
ou segments de cercle rentrant les uns dans les autres et circonscrivant ainsi 

Mollusques. — Zoopuytes. 13 



( 98 ) 

deux rangées de tubercules alternanles; les aires interarabulacraires sont envi- 
ron du double de la largeur des ambulacres : elles portent d'abord deux rangées 
principales de tubercules très développés, entre lesquelles il en existe deux 
autres plus petites. Tous ces tubercules, mamelonnés au sommet, sont entourés 
à leur base d'un cercle de tubercules miliaires très fins et très réguliers; les 
épines auxquelles ils servent de support sont proportionnées à leur grosseur, 
d'oii il résulte que, placées sur le corps de l'animal, elles partagent celui-ci en zones 
longitudinales faiblement indiquées, dans l'intervalle desquelles on voit un grand 
nombre d'épines très fines, et pour ainsi dire piliformes : sur la face inférieure 
les épines sont généralement petites et aplaties vers leur extrémité. La bouche 
occupe le centre de cette partie inférieure; elle est armée de cinq dents très 
fortes et pointues; à son pourtour il existe un cercle de petits arbuscules formant 
de petites houppes molles et violacées. 

La coloration générale est d'un violet pourpré assez intense. 

Cette belle espèce est voisine de VHeliocidaris mexicana, Agassiz, que l'on 
trouve au Mexique, mais elle s'en distingue par sa forme plus bombée, plus 
manifestement penlagonale, et surtout par ses tubercules moins développés; 
ses épines sont également moins longues et moins fortes. 

Habite les côtes du Brésil. Rapporté par M. de Castelnau. 

Genre LAGANE, Laganum, Blainv. 

LAGANUM LATISSIMUM (Agassiz). 

Scutella lalissima, Lanik, Hisl. nat., Ilî, 12. — Echinodisus la lissimus, Blainv., Dict. se. nat.^ 
t. 60, p. 199. — Scutella liuncala, Lamk, explicat. pi., Encijcl. méth., t. 1^6, fig. Zi-5. 

Habite le Brésil. M. de Castelnau a rapporté un individu de cette espèce con- 
servé dans l'alcool. 

Genre ECHINOGLYCUS, van Phelsum. 

Eneope, Agassiz, Monogr. Sent. — Agassiz el Desor, Ann. se. nat. — Scutella, § 1, Desmoul., 

Tab. syn., 222, 18Z|7, p. 137. 

1. ECHINOGLYCUS FliONDOSUS (vaii Pheisuni). 

Scutella emarginata, Lamk, lîist. nat., III, p. 270; Encycl. méth., t. 150, fjg. 1, 2. — 

Encope emarginatus, Agassiz, Monogr. Scut..^ II, p. Ii7. 

Habite le Brésil. 

2. ECHIINOGLYCUS VALENCIENNESII (Nobis). 

Encope Y alenciennesii, Agassiz, Monogr. Seul., hh, ih&, t. 7-8. — Scutella quinqueloha, Escli- 
schollz, Zool. Allas, 19, t. 20, fig. 1. — Echinoghjcus frondosus , var. (2), Gray, Brit. 
Cat. Mus., p. 25. 

Habite Rio-Janeiro. 



( 9^ ) 

3. EGHINOGLYCUS OBLONGUS (Nobis). 

Encope ohlonga, Aoassiz, Monogr. Seul., II, 53, t. 9.^ — Echinoglycus frondosus, var. (i), Gray, 

Brit. Cat. Mus., p. 25. 

Habite Rio- Janeiro. 

h. ECHINOGLYCUS SUBGLAUSUS (Nobis). 

Encope suhclausa, Agassiz, Monogr. Sent., 56, '1Z|6. — Echinoglycus /rondosMs, var. (3). Gray, 

Bril. Cat. Mus., p. 25. 

Habite le Brésil. 

Genre PLAGIONOTUS, Agassiz. 

Brissus, § 1. Plagionotus, Agassiz eL Desor, Ami. se. nat., VIII, 1847, p. 13. — Spatangus 

sp., Lamarck. 

PLAGIONOTUS PECTORALIS (Agassiz). 

Spatangus pectoralis, Lamarck, Anim. sans vert., III, 333; Encycl. méth., t. 159, fig. 1-3. 

— Brissus pectoralis, Agassiz, Proclr., 184. 

Habite Bahia. 

Genre AGASSIZIE, Àgassizia, Val. 
Valenciennes,Foi/.c/eZa Fewî«,ZooL., Agassiz et Desor, Ann. se. nat., 3° série, t. VIII, 1847, p. 20. 

AGASSIZIA SGROBICULATA (Val.). 
Valenciennes, Voy. de la Vénus, Zooph., L I, fig. 2. — Agassiz et Desor, loc. cit., p. 20. 
Habite le Pérou. 

Genre TRÏPYLUS, Gray. 

TRIPYLUS EXCAVATUS (Phil.). 

Philippi etErichs., Arch., 18A5, p. 342, pi. 11, fig. 1. — Agassizia excavata, Agass. et Desor, 

loe. cit., p. 20. 

Habite le Pérou. 

Genre ECHINASTER, Miill. et Troschel. 

ECHINASTER RRASILIENSIS (Miill. et Troscb.). 
Muller et Troschel, Syst. Aster., p. 22. — Seba, Thés., t. 7, fig. h.—Olhilia multispina, Gray, 

Ann.,\l, p. 38. 

Cette espèce, trouvée à Rio-Janeiro, a été rapportée par M. de Castelnau con- 
servée dans l'alcool. 



( 100 ) 

Genre OPHIDIASTER, x\Iiill. et Troschel. 

OPHIDIASTER OPHIDIANUS (Miill. et Tiosch.). 
Millier et Troschel, Sysl. Aster., p. 28. — A^terias ophidianus, Lamk, t. 2, p. 567. 
Habite la Méditerranée. M. de Casteinau l'a trouvé à Madère. 

Genre ASTERISCUS, MQll. et Troschel. 

1. ASTERISCUS MINUTUS (Mull. et Trosch.)- 
Millier et Troschel, Sysl. Aster., p. Itï. — Asterina minuta, Gray, Ann.., VI, p. 289. 
Habite Rio-Janeiro. 

2. ASTERISCUS MARGINATUS (Val.). 
Valenciennes, Coll. Mus. 
Habite le Brésil. 

Genre ASTROPECÏEN, Miill. et Troschel. 

ASTROPECTEN BRASILIENSIS (Miill. Trosch.}. 
Mûller et Troschel, Syst. Aster., p. 6S. 
Habite le Brésil. 

ZOAI^THAIRES ACTINIENS. 

Genre ACTINIA, Lin. 

1. ACTINIA PERUVIANA (Lessoii). 

Lessoii, Voy. de la Coquille, p. 77, n" 38, pi. 2, fig. 3. 

Habite les côtes du Pérou. 

2. ACTINIA PAPILLOSA (Lesson). 
Lesson, Voy. de la Coquille, p. 78, n° i6, pi. 3, fig. 2. 

Habite le Pérou. 

3. ACTINIA OCELLATA (Lesson). 

Lesson, Voy. de la Coquille, p. 80, n° hô, pi. 3, fig. 5. 

Habite le Pérou. 

Ces espèces d'Actinies ont été rapportées par M. de Casteinau accompagnées 
de dessins. 

h. ACTINIA PICTA (Lesson). 

Lesson, Voy. de la Coquille, p. 80, n° /|7, pi. 3, fig, 6. 

Habite les côtes du Pérou. 



( 101 ) 

ZOANTHAIRES ALCYONIEIVS 

Genre GORGONIA, L. 

GORGONIA PUNIGEA (Val.). 
Valenciennes, Comptes rendus de VAcad. des se, 1855, t. il, p. 7. 
Habite Rio-Janeiro (Rrésil). 

Genre PTEROGORGIA , Milne Etlw. 

1. PTEROGORGIA SIMPLEX (Val.). 
Valenciennes, Comptes ?-endus de VAcad. des se, 1855, t. 41, p. 7. 

Habite Baliia (Brésil). 

2. PTEROGORGIA SERRATA (Val.). 
Valenciennes, Comptes rendus de VAcad. des se, 1855, t. 41, p. 7. 

Habite Bahia (Brésil). 

Ces deux espèces, appartenant à un genre encore peu nombreux, ont été rap- 
portées par M. de Castelnau dans un très bel état de conservation. Les échan- 
tillons variés que le Muséum possède montrent combien le sclérenchyme, ou la 
croûte polypifère, acquiert peu à peu de développement, et finit par réunir entre 
eux, dans une sorte d'empâtement, les différents rameaux qui constituent l'en- 
semble du Poiypier 

Genre PHYLLOGORGIA, Milne Edw. 

PHYLLOGORGIA DILATATA (Val.). 
Valenciennes, Comptes rendus de VAcad. des se, 1855, t. 41, p. 7. 
Habile Bahia. 

Genre EUNICEA, Lamx. 
1. EUNICEA CITRINA (Val.). 

(PLANCHE H, fig. 1.) 
Valenciennes, Comptes rendus de VAcad. des se, 1855, l. 41, p. 7. — Gorgonia citrina, Lamarck, 

Anim. sans vert., n° 19. 

Habite les côtes du Brésil. 

2. EUNICEA PAPILLOSA (Val.). 

(PLANCHE II, fig. 2.) 
Valenciennes, Comptes rendus du VAcad. des se, 1855, l. 41, p. 7. 
Espèces voisines du Gorgonia laxispina, Lamarck. 
Habite les côtes du Brésil. 



( 102 ) 
3. EUNICEA GRACILIS (Val.). 

(PLANCHE H, fig. 3.) 
Valenciennes, Comptes rendus de VAcad. des se, 1855, t. il, p. 7. 
Habite les côtes du Brésil. 

Genre JUNCELLA, Val. 

JUNCELLA HYSTRIX (Val.). 
Valenciennes, Comptes rendus de l'Acad. des se, 1855, p. 7. 
Habite Bahia (Brésil). 



Genre CHRYSAORA, Peron. 

1. CHRYSAORA BLOSSEVILLII (Lesson). 
Voy. de la Coquille, pi. 15, p. 115, n" 65. 

Habite les côtes du Brésil. 

2. CHRYSAORA LACTEA (Escholt.). 
Escholt., Ac, p. 81, pi. 7, (ig. 3. 
Habile Rio-Janeiro. 

Genre RHIZOSTOMA, Cuvier. 

RHIZ0ST03IA CRUCIATA (Lesson). 
Voy. de la Coquille, p. 121, ii° 70, pi. 11, fig. 3. 

Habite les côtes du Brésil. 

Genre DISCUS, Lesson. 

DISCUS DISCOBOLORUM (Lesson). 
Asdephus, p. 256. — Eudora discoidea, Lesson, Voy. de la Coquille, pi. 9, fig. 3, p. 128. 
Habite les côtes du Pérou. 

Genre PHYSALIA, Lamk. 

PHYSALIA ÀTLAP^TICA (Lesson). 
Voy. de la Coquille, pi. i. — Physalia pelagica, Lamk. 

Habite les côtes du Pérou oii elle a été observée par M. de Castelnau, qui en 
a rapporté un dessin. 



( 103 ) 

BRYOZOAIRES. 

Genre ESCHARINA, Milne Edw. 

1. ESCHARINA TORQUATA (Edwards). 

Flustra torquata, Lamouvoux, Voy. de VUrcmie, pi. 89, fig. 7-8. ■ — Escharina torquata, Milne 
Edw.,nouv. édit.,Lamarck,n°li. — Id., d'Orbigiiy, Voij.Ainér.mérid.,ïoovn., pi. h, fig. 1-4. 

Habite la baie de Rio-Janeiro. 

2. ESCHARINA ISABELLEANA (d'Orbigny). 
Voy. Amer., Zooph., pi. h, fig. 13-16. 

Habite Rio-Janeiro. 

Parmi les espèces de ce genre, on peut citer encore : E. Alvarezina, d'Orb. 
(Pérou) ;^. Brongniartiana, d'Orb. (Pérou); E. regularis, d'Orb. (Pérou); E. pe- 
ruviana, d'Orb. (Pérou); E. elegans, d'Orb. (Pérou). 

Genre FLUSTRA , Lamk. 

FLUSTRA PEREGRINA (d'Orhigny). 
D'Orbigny, Voy. Amer., Zoophytes, pi. 10, fig. 1-3. 

Habite Rio-Janeiro. 

Appartiennent encore à ce groupe: Âcamarchis Brasiliensis , d'Orb. (Rio- 
Janeiro); Membranipora echinata, d'Orb. (Pérou); M. spinosa, d'Orb. (Pérou). 

SPONGIAIRES. 

SPONGIA SPIRACULIFERA (Nobis). 

Spongiaire formé d'une masse sphérique plus ou moins régulière, portant des 
oscules formés de tubes allongés et grêles communiquant avec l'intérieur de la 
masse; cet intérieur est formé d'un réseau de fibres élastiques fort régulièrement 
enchevêtrées, supportant une sorte de croûte peu épaisse et poreuse. Ce Spon- 
giaire est très voisin de celui auquel Lamarck donnait le nom d'Alcyonium pudri- 
dosuni. Le genre auquel il appartient est encore douteux. 

Habite Rio-Janeiro. 



TABLE DES ZOOPHYTES DECRITS 01 MErVTIOlVIVES 

DANS CET OUVRAGE. 



ECHINODERMES. 
G.EcHiNUs Blaimvillei, Desiii. 

Aciculatiis, Nobis 97 1 

G. EcHiNOClDARis, Desm. 

1. Pusiulosiis, Agassiz. ... 97 

2. /Equiluberciilalus, Desm. 97 

3. Giandinosiis, Val 97 

G. Heliocidaris, Foibes. 

Casteinaudi, Nobis 97 1 

G. Laganuh, Blainv. 

Lnlissimuni, Agass 9H 

G, EcHiNOGLYCus, van Pliclsum. 

1. Frondosus, van Phelsiim. . 98 

2. Valciiciennesii, Nobis. . . 99 

3. Oblongiis, Nobis 99 

li. Subclausus, Nobis 99 

G. Plagionotus, Agass. 

Pectoralis, Agass 99 

G. Agassizia, Val. 

Scrobiculata, Val 99 

G. Tripïlus, Giay. 

Excavatus, Phill 99 

G. EcHiKASTEr, , Miill. et Tr. 

Brasiliensis, Miill. el Tr. . . 100 
G. Ophidiaster. 

Opbidianus, Miill. et Tr. . . 100 
G. Asteriscus, Miill. et Tr. 

1. Minutiis, Miill. et Tr. . . 100 

2. Marginatus, Val 100 

G. ASTROPECTEN, Miill. et Tr. 

Brasiliensis, Miill. et Tr. . . 100 

ZOANTHAir.ES ACTINIENS. 
G. AcTiPfiA, Lin. 

1. Peruviana, Lcsson 100 

2. Papillosa, Lesson 100 

3. Ocellala, Lesson 100 

/l. Picla, Lc5S0n 100 



ZOANTHAir.ES ALCYONIENS. 
G. GORGONIA, L. 

Piinicea, Val 101 

G. Pterogorgia, Milne Edw. 

1. Simplex, Val 101 

•2. Scrrata, Val 101 

G. Phyi.logorgia, Milne Edw. 

Dilalata, Val 101 

G. EuNiCEA, Lamx. 

1. Cilrina, Val 102 2 i 

2. Papillosa, Val 102 2 2 

3. Gracilis, Val 102 2 3 

G. JUNCELLA, Val. 

Hystrix, Val 102 

ACALÈPHISS. 

0. Chrysaora, Peron. 

1. Blossevillii, Lesson. . . . 102 

2. Lactea, Escholt 102 

G. limzosTOMA, Cnvier. 

Cniciata , Lesson 1 02 

G. Discus, Lesson. 

Discobolormn, Lesson. . . . 103 
G. PiiYSALE, Liinik. 

Atlantica, Lesson 103 

BUYOZOAmES. 

G. EscHARiNA, Milne Edw, 

1. Torquata, Milne Edw. . . 103 

2. Isubelleana , d'Orb. ... 103 
G. Flusira, Laiiik. 

Peregrina, d'Orb 103 

SPONGIAIRES. 

G. Spongia. 

Spiraculifera, Nobis 103 



Expéibon de J'^ de Castelnau (Amérique dn Sud) 



7.^Parlie-ZoologieMliisijnes.PJ 1 . 




(hiaXVÛi. 



PEerlrand JidiLeur, 



Lifhographe Ceny (josParis 



l.HELKAMAZOEICÂPfeiffer. 



2.HEL]XSERPENS,i;i)K. 



3,HELlXÂNGUICllLA.}Jofe, 
4. HELIX BOA Mis. 



E-xpédilioii de E de CaSleTiaU f Aménque da Sud.) 



yi^PaTlie ZoologieIolks(iuesPI2. 

















ûuàarlLitn 



P Betli-an^ EdiU'ui 



Lilhoôraphio Gen;/ CiTos.Pans. 



I. HELIX HE LIACA (D'OTbifcy. 
S.HELIXBRASlLlAM.Deiiayes, 



a.HELlXMOMLE.BTod. 
4.HELIXCASTELMUDILM1S. 



lie Caslematiiitiiéiicnie înSTid 



Z'ParlieZooloÔielollaSfiUes.Pl.. 




0-uàart Uh.. PÎErtTanlEclitem . 

1. HEJ.IX FURC]LLATA.Notis. 
2.MrÂaM0M?HALQS.mis 

5.ANOSÎ01A- 



Pîiris ^àliofrapliie Geny Gtos. 

3: HELK CLAUSOMPHAl .0 S N tèis . 
4 .HELIÂ CnjJTA P-:r- : 
IMolis . 



i.Kpèditroa ne f'. dft (ras1;elM."H.(Am.eTicnie laSud.) 



Z^Parlie Zoolofiie:Molh:S::ii!ft= P]^^. 




Ondai-l l.i.lb 



ÎBeftiand.Edilem' 



LilMt'ilMpliieGenyGTOS, Pacis 



l.BULIMlJSFbMIMÏÏS SowrV 
2 BULMU5 C^^TELNAUDIIJoLis 3 . BULIMUS CAPELACEIJS Pfeiffer 



ExpèdilioK de î.ik CasiékaiLQlméncpieluSiA) 



î'ParUe ZoologieMolkstpieS PI. 5 




OiiJaA lidi , 



* Bertrand.Jyiilcnr. 



Paris ,LiUio6rHphiH u;iiy T-tos 



IJULMlJSLACUNOSUS.DoA. 
2.BULIM1JS PORPHYRES Pfeilfe 



3, BULIMUS IJNCICllLUS ."Nolis 
4.BULIM1J5P1PERATUS Sowei%. 



IxpéditiDn ieî de Caslelnan'CAmcrique duSui.) 



7 ' Pajlie ^ Zoologie -MollllSqiies^ P1.6 . 










V 



OoiallHÛL. 

l.BULIMUS BlLABlATUS.BToaenp. 

S.BULlMUSEGREGlUS.Jay. 

3.BULIM03EXPMSUS.Pfeiffer. 






P.Bertrand Xditem- 







i]Lhodraphie Geny'Cros.Pans. 



*.BULlMUSRH0B01MYIiX.Reeve, 
S.BULIMUSZÛOGBAPHICUS DoTi. 
G.BULIMUS 



Expéttion ie F de CasteWiL (Amengiie iu Sul.) 



Z'Parlie Zoolooie .Mollusaues PL, 




Oudart iilfi. P.Berlrani.Edilaur. li^hoJrapKia Geny-Gros ,Pins. 

■ 1 . BULIMUS RE &INA jJiiiiiorp'ûri. 3. BULIMtJS ALAUDA. KoMs . 

2 BULIMUS REVINCTU: NoMs . k BULIMUS JUSSIEUI .-Val . 

5. BULIMUS WEDDELLILNotis. 



ExpMiUcti de F de Casleunau ( ATUengue du Sua.) 



'Partie /"oologie .Mollusgues .r-IB. 




Ouâarl LitK. 

1. BULIMUS BENSONl.Reeve. 

2. BULIMUS ADAMSOl^I. Reeve. 



P. Berlranâ .EdiUur. 



Lilho^raphie GeTiy-Gros.pana. 

3. BULIMUS EXAEATUS.PIeiffer. 
4, BULIMUS CULMmEUSForL. 



^-:;!.£à-.ix de T. de Gasle]nail{Amèn(inechiSiii.) 



7^PartieZoolo6ie¥olksinie5 PI 




Qviml liÙi, 



P BerlTùnd .Eiiikul' 



L)Llio4raprae (leiiy Gros .Pans 



1 BlJLMUSMClSUSJobis. 

2 BULlMUSBOUSSffl&ADLTll.Eolis. 

3 BULlMUSEGRE&lUS.Jay 



4 [IIILIMUSAURIS MURIS. loricand, 

5 BQLIMUSHAllLTOÎ^LEeeve. 

6 BULIMU^ SlMPLEX.Notis . 



pédilioa ieP- de C aslehiau(ATnÉTi(p la StiA) 



7.^ Partie. Zoolo6ie lolksques.Pl.lO 




(judarlLilli 



PBerLi'aïKlEiÙmii 



l.iLhaSrajjiie Gany Cros ,Pa: 



1 BULlMUSLORÛM]MDS.Notis. 

2 BULMlJSRÏ&lNA.D'OTt. 



3 BlUMUSRE&AlISlIolis. 

4 BULIMUS COAECTATUS Pfeiffei. 



Expédition fe F. de Castelaau{iWTi(juÊ SaSiji.) 



7 « Partie , Zoolofiie .Musqués PI 11 




Û-nàariLilK. 



PBerlTaiil.EclileiT. 



LiUioprapliie GeuyGroSjParis 



l. AMPULLAEIA CASTELWAlIDll Noie 2 , AMPULLARIA LIDEATA . Spu 
1" liera. Idem, .(Junior) 3. AMPULLARIA INTERMEDIA, Fft 



Expédition deî ie CasteloaufAménquB iuSiii.) 



7.e Partie , Zoolofiie, MoïïUSqTie S . P] . I£. 




WaiîLi'i 



r.Beri.iaid^dilem' 



Lillioooi-aphe Geny Gros .Païus 



1. AMPiJLIJRlA GUYANNEKSIS Lam^ 

1? Idem idem (Janioi') 

2 . MPULLAfilA PHYSIS . llniis. 



3 AMPULLARIADEGUSSATA Moncai^d 

4 AMPULLARIA PBIJNKM ' 



iDcpéibOB-deT 3b Casldnau (Amérique iuSud) 



75 Paille . Zoologielolhsqiies.pl . 13 




Cratollilk 



P.Bei'lrand Edilei 



Paris. Lilliofiraphie Ceny Gros. 

l.AMPULLAEIACfflALlCUUTA.Laniarclc.(Vcirkas) 4, AMPULLARIA SlNNAMABINA.Desliïjjes 

2.MPULLAR1A AULANIERI . Wobis , 5 . AT^PIILLAEIA AKMT.NIACUM , NoTdis, 

3 .AMPULLARIA 3CALARIS, D'orbi^ny. G. MELANIA CRENOCABlNA.MoncaTicl 



Expéaitian dsî âe.Caslelliail(Anien(pieiaSii(L) 



1^ Partie . Zoologie, lolkscjues .Pl. 14 




OudarlLilli. 



l'.SevLrôml Edi'r.cBr. 



Panî.Libfiûôrijil-iis Ct.îiy L-tgs 



1. CASTALIATURQM.Mis. 

2. CASTALIA'HETUSA.Notis 



3,CA5TALIA ACUTlCOSTA.NoIus. 
4 . CA5TALIA MULTISULCATA Nofcs 



/„?- 



Eïpéditioii dep de CasleluanfAménque lu Sui 



r- Partie- Zoolo&e lolluscpÊS PI 15 




OudarlLili. 



P.Berlrand îdilem- 



l.ilhofraptiie Geiiy Gro.', Palis. 



l.HYRIA TRANSYERSA Ms. 2 HYRIA SYRMTOPÏÏORA Sowerij. 

5. HYRIA COMPLAl^ATA Nobis 



Eicpédilioa àeî. àeCaslehaufAitténijue kSud.) 



7.6 Parlie. Zoolo&e loltusipies , PI 16 




Omlarl litli 



RBertianilàilenr 



LiUiographie Ceny Gtos .Pans. 



1 HYBIA CASTELmUBlI Nobis. 



2. HYRIA CORRUGATA Jumor. Lamaxti:. 



ExpéMion de F. ie Caslelliau(Amènque du-Sudj 



7= Partie Zoologie .Mollusque S PI 17. 




Oudm-l U\k. 



P.Berlrand.EclilciiT 



Lii.ho5ia|ilii£ Geny Gros .Paris. 



1 imiO ORBlGNmiMUS . l^oiis 3 AWODOl^TA OBTUSULA.Mis. 

2 UlliO JASPIDEUS . Nohs. 4 Al^ODliNTA LlTURATA.Spix, 

5 ANODONTAWEBDELLll .lioh$. 



^i.i 



Exjédibioiiè ï.dfi Caslelnau (Amèiiqûe iiSnl) 



7^ Parlie . Zoologie .ïolksiJUes.PIlÔ. 




Ûudarllilli. 



P.BertrajiiEJileiir 



Lilhpfiraphie Geny-Gros, Paris 



1. ANODONTA LIMGULATA.Note. 
E. ANQBOMTA 50LIDULA Notis 



3 ANODONTA SCHROETEEIANA.Lea. 
4, ANODONTA fiSTELNAUDII.Mis, 






Expédition deFde Casleltiau ( Amérique du Sud ! 



Partie Zoologie Moflusqaes PI 19 




Oudarl Lilh 



y Berlrand EdiLeur 

I.LEILA CASTELNAUDIJ Nobis 
i?.MYC.ETOPUS PYCMŒUS Noiis 



Lilho6ràphi6 Geny-Gros Pans 



Expcdilion ieF ie Caâlelnau .'Ainenque dn SuS 



7!Parlie Zooloijie MolluSQUCS P1.20. 




OudarlLith. 



P.Berlrand Editeur 



I.LEILA PULVINATA Nobis. 
2. MYCETOPUS WEDDELLII NoÈis. 



LiUioôraphic Gcny-Gros Pans 



"Expédition deFie Castehau(Amérii[iic duSud)- 



7" Parlie .Zoologie. Zooplivies,?!.! 




(Mari UÛi 



P.Bcrh'and.ïdileïïT 



HELIOCIDARIS CASTELNAUDl .Nok, 



Lithographie Geiiy- Gros .Paris, 

2.ECH1N11S AClCllLATUS.Mis. • 



ExpédilioB del-de CaSlelnautAmcnque do Sus] 



7^ Partie, Zoologie Zooi'b'ui.'; PI 2 




Oudarl ici . 



P.KerUmdEdilïvu'. 



blltotapliie OeTiy-Gros.l'ar: 



1.E1JN1CEA ClTRl^m Valwemies . 2 . EUNICEA PAP1LLÛ5A Valenneimes. 

S.EUNlCEA&RAClLiS.Valencieimes. 



SMITHSONWN INSTtTUTION LIBRARIES 




3 9088 01500 6943